vendredi, décembre 12, 2025
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L’impérieuse nécessité de consolider les acquis de la sécurité et de la paix en RCA

Consolider les acquis, voilà qui résume à suffisance le plaidoyer de la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, le 28 octobre 2025, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, alors que les discussions sur le renouvellement du mandat de la Mission sont en cours. Mais la réduction des ressources financières de l’Organisation donne à cet exercice annuel un caractère peu ordinaire, dans un contexte où les défis en République centrafricaine (RCA) demeurent aussi nombreux que variés… nonobstant des avancées tangibles.

 

Devant le Conseil de sécurité, le message de la Cheffe de la MINUSCA est sans ambages : « Le processus de paix a repris de l’élan et connu des progrès significatifs depuis l’accord de cessez-le-feu du 19 avril, facilité par le Tchad et signé entre le gouvernement centrafricain et les deux groupes armés les plus actifs du pays, à savoir L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) ».

Des progrès sont remarquables en ce qui a trait aux opérations de désarmement et de démobilisation sous la houlette de l’Unité d’exécution du Programme national de DDR, avec le soutien technique, logistique, sécuritaire et financier de la Mission, ayant permis, depuis juillet, à plus de 700 combattants de réintégrer la vie civile dans différents endroits du pays. La dernière de la série se déroule, depuis le 29 octobre, à Noufou, dans la région de l’Équateur.

L’extension de l’autorité de l’État dans l’ensemble du pays, autre priorité de la RCA que soutient la Mission, est marquée notamment par le déploiement des autorités locales, des gouverneurs, des préfets et sous-préfets, ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines, sans oublier la construction et la réhabilitation de bâtiments publics.

La Cheffe de la MINUSCA a aussi cité plusieurs développements positifs, tels que l’établissement du commandement conjoint entre la République centrafricaine et le Tchad pour sécuriser la frontière commune entre les deux pays, ainsi que les gains sécuritaires concrets dans plusieurs régions du centre et du nord-ouest du pays à la suite de la mise en œuvre de l’Accord du 19 avril et des opérations de désarmement et de démobilisation qui ont suivi.

Des actions, toutes déterminantes pour la RCA dans sa marche résolue vers l’enracinement de ses gains, en même temps qu’elles optimisent la protection des civils, volet clé du mandat de la Mission.

Éviter à tout prix de reculer !

Les acquis précités résultent d’efforts multiformes durement consentis. Un chemin long, tortueux et empreint de sacrifices. Et alors que le pays se prépare à des élections présidentielle, législatives, régionales et municipales prévues pour le 28 décembre 2025, la Mission a besoin de maintenir ses capacités actuelles pour ainsi pouvoir accompagner la RCA dans sa quête légitime de sortir des méandres de conflits aux lourdes conséquences.

C’est pourquoi la Mission et la RCA s’accordent pour clamer la nécessité d’avoir un mandat avec des ressources financières adéquates, car la préservation des gains sonne aujourd’hui comme une exigence si l’on veut accompagner la RCA vers sa stabilisation.

Pour y arriver, Valentine Rugwabiza compte sur le maintien du niveau actuel du mandat de la MINUSCA, soulignant que « le contexte sécuritaire et politique actuel doit éclairer les décisions sur le renouvellement du mandat ». Et pour cause, les élections « marqueront un tournant décisif pour étendre et consolider l’autorité de l’État et ancrer la stabilité institutionnelle ».

Et la Cheffe de la MINUSCA d’inviter le Gouvernement, l’Autorité nationale des élections, les institutions judiciaires et le Conseil constitutionnel à s’acquitter de leurs responsabilités respectives afin de garantir la tenue d’élections paisibles, inclusives et transparentes, et d’appeler « les partenaires à fournir d’urgence des ressources afin que les élections puissent se tenir en temps voulu », exhortant le Gouvernement, l’Autorité nationale des élections, les institutions judiciaires et le Conseil constitutionnel à s’acquitter de leurs responsabilités respectives afin de garantir des élections paisibles, inclusives et transparentes.

 

Des contrecoups de conflits régionaux

S’il y a des facteurs qui mettent à rude épreuve la mise en œuvre du mandat de la Mission, c’est bien le volet de la sécurisation, dont dépendent, dans une large mesure, la protection des populations civiles. Le pays est vaste de plus de 622 000 km², avec des infrastructures routières à l’état rudimentaire, faisant de la mobilité des troupes sur le terrain une véritable épreuve pour accéder aux populations vulnérables.

Le plus récent foyer qui mobilise les efforts des Casques bleus et d’autres composantes de la Mission est la Vakaga, région frontalière avec le Soudan, qui enregistre depuis plusieurs mois un afflux de déplacés et de réfugiés, avec son corollaire de défis sécuritaires et humanitaires qui décuplent la réponse de la Mission en coordination avec les acteurs humanitaires.

La République centrafricaine est à la croisée des chemins. La MINUSCA aussi. Et les avancées si durement enregistrées méritent d’être préservées, voire renforcées pour éviter de les perdre et ainsi garder vivant l’espoir de la RCA et de son peuple.

 

…Je ne le dirai jamais assez. La cause séparatiste que ces groupes d’illuminés prétendaient défendre est vouée à l’échec…

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Il y a quelques années, j’avais indiqué que le septennat en cours devait être décisif, dans la mesure où il permettrait à notre pays de poursuivre résolument sa marche vers l’émergence.

J’avais précisé que cet objectif devait être érigé en véritable « cause nationale », notamment à travers notre engagement collectif à rétablir la sécurité, à conforter notre croissance économique et à améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais.

Un regard rétrospectif sur les années qui se sont écoulées depuis lors, permet de constater que des avancées considérables ont été accomplies dans chacun de ces domaines.

La sécurité, condition essentielle du progrès économique et social, a été et reste au centre de nos priorités.

Grâce à l’action conjuguée de nos forces de défense et de police, des autorités administratives et des populations, notre pays est resté stable, malgré un environnement international particulièrement troublé.

Certes, quelques-unes de nos localités demeurent confrontées aux attaques lâches des groupes terroristes et à la grande criminalité. Je puis cependant vous assurer que tout est mis en œuvre pour assurer une paix durable sur toute l’étendue de notre territoire.

La criminalité dans nos centres urbains et dans nos zones rurales est combattue vigoureusement par les forces de maintien de l’ordre, à qui je souhaite adresser ici tous mes encouragements.

Je me réjouis tout particulièrement des progrès enregistrés dans le combat contre le groupe terroriste Boko Haram. Les opérations menées ces dernières années par nos forces armées, dans la région de l’Extrême-Nord, ont permis de réduire fortement les capacités de nuisance de ces terroristes, qui en sont maintenant réduits à ne s’attaquer qu’à des civils innocents.

J’observe par ailleurs que le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest progresse, en dépit des atrocités commises par quelques bandes armées, qui continuent leurs exactions principalement contre la population civile.

Je ne le dirai jamais assez. La cause séparatiste que ces groupes d’illuminés prétendaient défendre est vouée à l’échec.

Le Cameroun restera un et indivisible. C’est le vœu de l’écrasante majorité de nos compatriotes. C’est l’essence même du mandat qui m’a été confié. Et je n’y faillirai point.

Mes chers compatriotes,

Vous savez combien je suis attaché à l’UNITE NATIONALE, au PROGRES et à la PAIX. Vous êtes témoins des actions que le gouvernement mène, sous mon impulsion, depuis des années, pour mettre un terme à cette crise sécuritaire, qui affecte le développement de ces régions et endeuille de nombreuses familles.

C’est l’occasion pour moi de rappeler aux membres de ces bandes armées, que la Nation leur tend toujours la main.

Je les invite, une fois de plus, à saisir l’offre de paix qui leur a été faite et à déposer les armes. Des centaines de leurs camarades ont déjà rejoint les Centres de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion, et ont été formés à différents métiers, afin de faciliter leur insertion sociale. Le sort de ceux qui persistent dans la criminalité est peu enviable. Ils continueront d’être traqués sans relâche et répondront inéluctablement de leurs forfaits.

Mes chers compatriotes,

La consolidation de la croissance économique de notre pays est désormais une réalité. Le Cameroun est régulièrement apprécié par les instances financières compétentes pour sa résilience, malgré un contexte international particulièrement difficile.

En effet, nous n’avons pas été épargnés, ces dernières années, par une série de chocs exogènes.

La guerre en Europe de l’Est, les conflits au Proche-Orient, la morosité du marché des capitaux et des matières premières, les perturbations climatiques, les tensions inflationnistes et les fluctuations des cours du pétrole, ont ralenti nos perspectives de croissance.

Mais, en dépit de cet environnement difficile, l’économie camerounaise a enregistré un regain d’activité, avec un taux de croissance estimé à 3,8% en 2024, et projeté à 4,1% en 2025.

Les mesures prises pour limiter les comportements spéculatifs et accroître l’offre des produits de première nécessité, ont contribué à réduire l’inflation de 7,4% en 2023, à 5% cette année.

La maitrise de l’inflation devrait se poursuivre en 2025, pour se situer à 4%.

Dans l’optique de réduire le déficit de notre balance commerciale et de garantir notre souveraineté alimentaire, le plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, que j’ai annoncé l’année dernière, commence à produire des résultats visibles.

Au cours de cette année, 452 tonnes de semences et 12 mille 800 tonnes de farine ont été produites. Par ailleurs, notre répertoire de produits exportés s’étend désormais aux produits industriels, notamment à l’aluminium.

Cette dynamique devrait connaître une accélération en 2025, à la faveur de la réforme de la Société Nationale des Investissements, qui fait de cet organisme un véritable levier stratégique de promotion des investissements productifs au Cameroun.

Le gouvernement a par ailleurs poursuivi les efforts de redressement et de transformation structurelle de notre économie, à travers l’opérationnalisation progressive des zones économiques. Plusieurs initiatives ont été engagées dans ce sens, à l’instar de la zone industrielle intégrée du Port Autonome de Kribi. Celle-ci est dédiée à la transformation des matières premières telles que le cacao, le café et l’hévéa.

S’agissant du cas spécifique du cacao, la politique de promotion de l’excellence qualitative mise en œuvre ces dernières années, a abouti à des niveaux de prix exceptionnels au profit des producteurs.

De même, deux zones économiques spécialisées dans la transformation du bois sont en cours de démarrage à Edéa et à Bertoua. Il en est également du technopole agro-industriel de Ouassa-Babouté par Nkoteng, qui sera consacré à la production et à la transformation des céréales, des tubercules, du lait et de ses dérivés.

Chaque jour qui passe, l’industrialisation de notre pays devient une réalité. L’ouverture, dans la localité de Bipaga à Kribi, de la plus grande usine de production de carreaux en Afrique Centrale, en constitue une preuve supplémentaire, avec à la clé la création de plus de 2500 emplois directs.

Le dynamisme dans le secteur industriel s’est aussi traduit par l’entrée en service d’une sixième cimenterie au Cameroun, entraînant la baisse des prix du ciment.

Il est incontestable que l’essor de ce secteur, constitue la clé de voûte de l’émergence économique à laquelle notre pays aspire légitimement.

Les perspectives de développement du riche potentiel dont nous disposons dans le secteur minier sont, elles aussi, porteuses d’espoir.

Le démarrage de l’exploitation des gisements de fer de Kribi-Lobe, Bipindi-Grand Zambi et Mbalam-Nabeba est imminent. C’est aussi le cas de la bauxite de Minim-Martap, dont la convention d’exploitation a été signée au mois de juillet dernier.

Je suis persuadé par ailleurs que la maîtrise des circuits de commercialisation de nos minerais, va accroître le volume des ressources financières nécessaires à la réalisation de nos projets de développement.

Mes chers compatriotes,

Depuis mon accession à la magistrature suprême, l’amélioration des conditions de vie des Camerounaises et des Camerounais n’a jamais cessé d’être au centre de mes préoccupations.

Sous mon impulsion, des efforts significatifs ont été consentis par les pouvoirs publics, afin de garantir à nos populations un accès satisfaisant aux services sociaux de base.

La forte poussée démographique que connaît notre pays a certes pu relativiser l’impact de ces efforts, en raison d’une demande de plus en plus croissante.

C’est pourquoi le gouvernement n’a cessé, sous mon autorité, d’accorder une attention particulière à la réalisation de projets, qui contribuent à rendre meilleur le quotidien de chaque citoyen.

Tel est notamment le cas de la fourniture en énergie électrique, dont l’importance pour le développement des activités économiques et la vie des ménages n’est plus à démontrer.

L’offre en la matière a connu une amélioration substantielle, grâce à l’achèvement, cette année, des travaux de construction de l’usine de pied du barrage de Lom Pangar et à la mise en service du barrage de Nachtigal.

Le volume des investissements dans ce secteur stratégique est appelé à s’accroître, à la faveur de la maturation de plusieurs projets hydroélectriques et photovoltaïques.

Pour ce qui est des zones rurales notamment, la quatrième phase du projet d’électrification de mille localités par l’énergie solaire va se poursuivre. Il en est de même de la construction de 360 centrales solaires, dans les unités administratives non encore électrifiées.

La réalisation de ces projets et le raccordement des réseaux interconnectés sud et nord permettra, à terme, de réduire les délestages et de résorber la fracture énergétique entre les régions méridionales et septentrionales de notre pays.

L’approvisionnement en eau potable constitue également un défi majeur que le gouvernement s’est attelé à relever ces dernières années, avec une détermination louable. La mise en service du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé, a permis une nette amélioration de la desserte de cette agglomération.

Une campagne de branchement de huit mille ménages au réseau d’eau potable a conséquemment été lancée dans cette ville.

Dans la ville de Douala, les travaux de réhabilitation et d’extension de la station hydraulique de Japoma sont en cours, tandis que les études techniques du méga projet d’adduction en eau potable de cette cité ont été finalisées.

La remise à niveau des stations de production d’eau potable se poursuit dans plusieurs villes secondaires.

Notre ambition est de doter chacune de nos localités d’une eau de qualité, à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Dans le même temps, nous allons poursuivre les efforts visant à améliorer l’offre des soins, en renforçant le plateau technique des hôpitaux et en densifiant la carte sanitaire. C’est le sens de la récente mise en service des Centres Hospitaliers Régionaux de Ngaoundéré et de Bertoua.

Dans la perspective d’améliorer les performances du secteur, j’ai décidé de la contractualisation de 9 mille 944 personnels de santé, sur une période de cinq ans. Ce recrutement spécial contribuera sans doute à la réduction du chômage des jeunes diplômés dans le secteur de la santé, en même temps qu’il facilitera substantiellement la prise en charge des malades.

Sur un tout autre plan, le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales se poursuit, dans le sens de la prise en compte des aspirations et des préoccupations des enseignants.

Mes chers compatriotes,

Permettez-moi de dire un mot sur le réseau routier.

Je suis conscient du sentiment de frustration qui vous habite, au regard de la dégradation de nos voiries urbaines et interurbaines.

Cette situation, vous vous en doutez bien, a un impact réel sur les activités économiques, et est très souvent à l’origine de nombreux accidents de la circulation.

Je puis vous assurer que l’état de notre réseau routier ne reflète pas les efforts et les sacrifices qui sont consentis pour sa réhabilitation et son extension.

Les contraintes en la matière sont connues. Au premier rang de celles-ci, la disponibilité des financements. La pluviométrie vient ensuite. Je n’oublie pas non plus les problèmes de gouvernance, qui nécessitent assurément des mesures fermes et diligentes. J’y veillerai.

Pour faire face à cette situation, j’ai instruit la réorganisation du Fonds Routier, dans le sens d’accroître sa capacité à mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes.

Les insuffisances que je viens d’évoquer ne doivent cependant pas occulter les efforts méritoires que nous avons accomplis dans ce secteur, en dépit de nombreuses contraintes.

Au cours de l’année qui s’achève, 446 kilomètres de routes ont été bitumées sur toute l’étendue du territoire national. En outre, près de 228 kilomètres de routes ont été réhabilitées.

D’autres projets de réhabilitation routière seront lancés en 2025, à l’instar des tronçons Bekoko-Limbe-Idenau et Mutenguene-Buea.

Après de longues négociations avec les bailleurs de fonds, plusieurs projets routiers, prévus de longue date, sont en voie de démarrage. Il s’agit des routes Ngaoundéré-Garoua, Ebolowa-Akom II-Kribi, et Mora-Kousseri. Parallèlement, les travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen ont été lancés, tandis que les diligences relatives à la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala ont connu des avancées.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Tous les projets que je viens de mentionner, et bien d’autres, exigent, pour leur mise en œuvre, d’importantes ressources financières. Celles-ci, nous le savons, sont de plus en plus rares et difficiles à mobiliser, compte tenu de la conjoncture internationale et des contraintes inhérentes à notre économie.

Si nous voulons atteindre les objectifs de développement que nous nous sommes fixés, nous devons améliorer la gouvernance dans tous les secteurs d’activité.

Le Sommet Extraordinaire des Etats de la CEMAC que notre pays vient d’abriter, a rappelé l’urgence de conduire à bonne fin les réformes structurelles nécessaires à la consolidation des finances publiques dans notre sous-région. Comme par le passé, le Cameroun mettra tout en œuvre pour y parvenir.

Améliorer la gouvernance, c’est aussi amplifier la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. C’est garantir une sécurité juridique aux investissements privés. C’est assurer la protection de la propriété foncière, où certaines dérives ont été constatées.

Soyez assurés d’une chose. Des sanctions appropriées seront infligées aux auteurs des infractions qui seront établies.

Camerounaises, Camerounais,

Plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie cette année, à la suite d’accidents dont certains étaient pourtant évitables. Il en est ainsi des accidents de la route comme de l’effondrement de constructions bâties en violation des règles en vigueur.

Les mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire les risques en la matière vont se poursuivre et s’intensifier.

Nous avons également déploré de nombreuses victimes du fait des catastrophes naturelles. Le drame de la falaise de Dschang et les inondations survenues dans la région de l’Extrême-Nord, témoignent des conséquences auxquelles nous exposent de plus en plus les changements climatiques.

Bien que ces inondations soient, pour la plupart, difficilement prévisibles, il est impératif d’intensifier nos efforts pour prévenir ou réduire les dégâts qu’elles causent.

J’ai à cet égard donné des directives claires au gouvernement pour la mise en œuvre d’un plan spécifique de construction et de rénovation des différentes infrastructures de protection contre les inondations dans cette région.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 ouvre la voie à une nouvelle saison d’échéances politiques. Le calendrier électoral prévoit l’organisation de l’élection présidentielle et des élections régionales.

Comme par le passé, ce sera un grand moment de la vie nationale. Saisissons cette opportunité pour consolider notre démocratie.

J’en appelle à la maturité et à la responsabilité de tous les acteurs. Ils devront veiller à ce que le calme règne avant, pendant et après les élections.

Je suis bien conscient que certains de nos compatriotes continuent d’éprouver des difficultés pour s’inscrire sur les listes électorales, en raison du défaut de cartes nationales d’identité.

Nombre d’entre eux se trouvent également, de leur propre fait, en situation de double identité.

J’ai ordonné les mesures nécessaires pour faire face à cette situation qui devrait être rapidement réglée.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2025 qui commence, s’annonce pleine de défis. Je ne doute pas un seul instant qu’en restant le peuple uni et soudé que nous avons toujours été, nous ne soyons en mesure de les relever.

Oui, mes chers compatriotes, nous saurons, ensemble, comme par le passé, transformer ces défis en opportunités. Et nous continuerons, ensemble, notre marche déterminée vers le progrès, dans la sécurité et la paix.

Je suis particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays.

Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Le moment est maintenant venu de vous souhaiter, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2025.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

Au moment où l’année 2025 prend son envol, nous notons le climat de Paix qui règne dans notre pays.

  • Mes chers compatriotes ;

Dans quelques heures, l’année 2024 tirera sa révérence et retentiront les cloches du nouvel an 2025.

Mû par une profonde compassion, je m’incline devant la mémoire de nos compatriotes qui nous ont quittés en 2024.

De même, j’invite à s’armer de courage tous ceux qui, en proie à des situations personnelles déprimantes terminent l’année en s’interrogeant sur les éventualités du lendemain.

J’exhorte ces derniers à assumer, dans la dignité, les impondérables de la vie qui, elle-même, sans jamais être rectiligne, est faite de hauts et de bas.

  • Mes chers compatriotes ;

Dans peu de temps, 2024 deviendra le passé et 2025, notre présent.

Le passé éclaire le présent et préfigure le futur.

En 2025, il s’agira de fortifier les avancées enregistrées en 2024. Un tel pari, qui est à notre portée, ne doit souffrir d’aucune ambiguïté.

L’année qui s’achève, 2024, était dédiée à la Jeunesse.

En toute chose, notons que ce sont les fondations et les piliers qui tiennent la voûte de l’ouvrage en construction. Les défis liés aux attentes des jeunes ne pouvaient être relevés en une seule année.

Pour atteindre les objectifs visés par cette Résolution salutaire, il nous faut poursuivre les efforts en cours avec plus de détermination et d’intensité.

Pour consolider les initiatives amorcées en 2024 et les acquis enclenchés au bénéfice des jeunes, il est nécessaire d’inscrire dans le temps et d’amplifier, en 2025, notre action au profit de cette frange importante de la population.

Cette démarche doit couvrir toute la période d’exécution du Plan national de développement (PND) 2022– 2026 et s’étendre au-delà de cette échéance.

D’ores et déjà, 2024 va s’éteindre en laissant, bien allumés et bien brillants, les voyants d’une amélioration, en 2025, de la situation économique et financière de notre pays.

Nos sacrifices ne seront pas vains et nous poursuivrons nos efforts avec plus d’ardeur et d’acharnement, toujours dans la Responsabilité, la Sécurité et la Paix.

  • Mes chers compatriotes ;

Au moment où l’année 2025 prend son envol, nous notons le climat de Paix qui règne dans notre pays.

Il s’agit, pour nous tous, de privilégier le dialogue constructif afin de consolider la cohésion sociale et le mieux-vivre ensemble.

Cependant, la situation de Paix observée au Congo ne peut nous priver d’évoquer la persistance, à travers le monde, des tensions qui placent l’humanité dans l’angoisse d’une amplification de conflits aux conséquences désastreuses.

Les Peuples aspirent à la Paix et à la Sécurité, leur rêve primordial étant le développement censé améliorer leurs conditions de vie.

Nous espérons que 2025 permettra l’accélération des processus de Paix entamés sur tous les continents, afin que se matérialisent les résolutions adoptées et les actions y afférentes.

2025 devrait être l’année du retour de la Paix dans le monde. C’est notre vœu le plus ardent.

A l’endroit de notre Peuple, je formule mes vœux de santé et de bonheur pour la nouvelle année 2025.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2025 A TOUS !

  • Vive la République !
  • Vive le Congo !

Je vous remercie.

…Nous devons mobiliser notre énergie pour que ces élections locales, présidentielles et législatives soient inclusives, démocratiques, libres, transparentes et apaisées…

– Centrafricaines,

– Centrafricains ;

– Mes Très Chers Compatriotes,

Au seuil de la nouvelle année 2025, je voudrais vous dire que c’est toujours avec beaucoup de fierté et d’enthousiasme que je m’adresse à vous, dans la tradition républicaine.

 

Je voudrais d’abord, en ma qualité de Père de la Nation, rendre grâce à Dieu, pour sa miséricorde qui s’est étendue sur chacune et chacun de nous tout au long de l’année 2024 et implorer sa bénédiction sur notre Nation, pour l’année 2025.

 

Ce soir, je ne vous ferai pas un discours traditionnel. Je vous laisserai le temps de méditer sur l’état de notre Nation, en cette année nouvelle qui marque la fin du premier quart de ce 21ème siècle.

 

En effet, le 28 décembre 2024, il y a exactement trois jours, je prononçais, conformément à la Constitution, le discours sur l’état de la Nation, devant l’Assemblée Nationale.

 

Dans ce discours, j’ai également fait le bilan de l’année qui s’achève et annoncé l’agenda politique de la Nation pour l’année 2025.

 

Nous sommes tous conscients que notre pays revient de loin, de très loin.

 

Nous sommes tous fiers des résultats auxquels nous sommes parvenus.

 

Nous sommes également tous conscients des défis que nous devons relever ensemble au cours de l’année 2025, dans un monde tourmenté par des conflits sanglants, foisonnant des contradictions aiguës, menacé par des guerres dévastatrices et les effets dramatiques du changement climatique.

 

Mes Très Chers Compatriotes ;

 

Je voudrais ce soir présenter à chacune et chacun d’entre vous, mes vœux ardents de bonne santé, de bonheur et de prospérité pour l’année 2025.

 

J’exprime les mêmes souhaits pour nos Compatriotes de la diaspora ainsi que tous ceux qui se trouvent à l’étranger soit dans nos missions diplomatiques soit dans le cadre de leurs activités professionnelles ou encore en mission au service de la République.

 

J’adresse particulièrement mes vœux à nos forces de défense et de sécurité pour leur engagement sacerdotal de défense de la Patrie, de notre souveraineté, de notre démocratie chèrement acquise et de protection des personnes et de leurs biens.

 

Ces vœux vont également à la MINUSCA et aux forces alliées bilatérales russes et rwandaises qui nous appuient quotidiennement dans notre quête de paix, de sécurité et de démocratie.

Je ne saurais oublier les médecins et tout le personnel médical de notre pays qui soignent et soulagent au quotidien nos populations, parfois dans des conditions difficiles.

Je n’oublie aucune profession, aucun corps de métier dont le travail quotidien assure la continuité de notre Nation.

 

J’ai aussi une pensée particulière pour les paysans et, en particulier, les agriculteurs et les éleveurs qui, en dépit des aléas climatiques, continuent de travailler durement pour lutter contre la crise alimentaire dans notre pays.

 

J’adresse mes meilleurs vœux aux ressortissants des pays frères et amis qui ont choisi de s’établir en République Centrafricaine, terre de ZO KWE ZO. Je les rassure de notre hospitalité.

Je forme également les vœux de succès dans nos objectifs de paix, de sécurité, de vivre ensemble et de progrès économique, pour notre pays.

En ce moment d’allégresse et de réjouissance, je pense aux malades, aux personnes à mobilité réduite, aux personnes du troisième âge, aux enfants et les assure de la solidarité de la Nation.

 

En ces moments de retrouvailles familiales, j’ai une pensée particulière pour tous les militaires, Gendarmes et Policiers, tombés au champ d’honneur, pour la paix, la sécurité et la liberté de notre pays.

 

J’exprime la compassion de la Nation à l’égard de leurs enfants, leurs veufs ou veuves, leurs proches, durement éplorés.

 

Permettez-moi d’avoir une pensée pieuse pour les Compatriotes disparus au cours de l’année qui s’achève et de témoigner notre compassion à leurs proches.

 

Mes Très Chers Compatriotes,

 

La fin de ce premier quart du siècle est remplie de signes déconcertants sur le plan mondial. La faim et l’épée menacent le monde.

 

Face à cette situation, toutes nos actions doivent tendre vers la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, le vivre ensemble, l’ancrage démocratique et la consolidation de la stabilité de notre pays.

 

L’année 2025 qui s’ouvre dans quelques heures est pleine d’espoir pour notre pays, au regard des progrès que j’ai rappelés dans mon discours sur l’état de la Nation.

 

Elle s’annonce aussi pleine de défis pour le monde et pour notre pays. Ces défis ne sont pas insurmontables.

 

C’est pourquoi, je vous exhorte à ne pas écouter les prophètes du malheur qui annoncent le sang et les larmes, en ignorant  que le zèle amer de leur méchanceté et leurs projets de malheurs pour le peuple sont anéantis dans l’extraordinaire résilience de notre peuple et de sa foi inébranlable en l’avenir.

 

Ainsi que je l’ai rappelé dans mon discours sur l’état de la Nation, les prophètes du malheur et les professionnels du chaos tenteront de nous faire douter des projets que Dieu a formés pour nous, qui sont d’ailleurs des projets de paix et non de malheur, afin de nous donner un avenir et une espérance.

 

Je vous exhorte à la vigilance pour contourner les pièges des ennemis de notre Nation et poursuivre le chemin qui mène à la paix et à la prospérité.

Mes Très Chers Compatriotes,

 

L’année 2025 qui s’ouvre dans quelques heures devra être une année charnière dans l’ancrage démocratique de notre pays, à travers les élections locales et les élections générales.

 

Nous devons mobiliser notre énergie pour que ces élections locales, présidentielle et législatives soient inclusives, démocratiques, libres, transparentes et apaisées.

 

Je ne doute point de votre engagement patriotique à relever cet autre défi et faire de notre pays l’un des meilleurs exemples de sortie de crise actuellement au monde.

 

Pour ma part, j’ai instruit le Gouvernement de continuer à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du chronogramme établi par l’Autorité Nationale des Elections.

 

Mes Très Chers Compatriotes ;

 

En dépit des défis que je viens de rappeler, nous accueillons l’année 2025 avec beaucoup d’espoir et d’espérance.

 

J’ai la conviction que la nouvelle année nous apportera un avenir meilleur, à la seule condition que nous soyons plus unis et si nous nous mettions résolument au travail.

 

Je voudrais vous assurer que je poursuivrai, de bonne foi, comme je l’ai toujours fais, la recherche de la paix pour assurer un présent heureux et paisible à nos concitoyens et un avenir prometteur pour nos enfants.

 

Mes Très Chers Compatriotes ;

 

Toute nouvelle année est l’occasion de se pardonner, de resserrer les liens dans les foyers et dans la Nation.

 

Pour cette nouvelle année, je vous exhorte à cultiver l’amour, la paix, la tolérance, le patriotisme et l’unité nationale.

 

Pour ma part, usant du pouvoir que me confère l’article 65 de la Constitution, j’ai pris une mesure exceptionnelle portant remise gracieuse de peines et de libération en faveur de certains de nos Compatriotes en conflit avec la loi et dont les condamnations sont intervenues avant le 31 décembre 2024.

 

J’ose croire que les délinquants condamnés, bénéficiaires de cette mesure, ont eu l’occasion de réfléchir aux conséquences de leurs actes et auront désormais des comportements respectueux et dignes vis-à-vis de leurs concitoyens et de la République.

 

J’ai instruit le Ministre d’Etat chargé de la Justice, de prendre toutes les dispositions pour l’exécution de ce décret dans les meilleurs délais.

 

Je précise que cette grâce présidentielle ne remet nullement en cause notre volonté de lutter contre l’impunité, ni les droits des parties civiles.

 

Pendant que nous prônons l’impunité zéro, il n’est pas rare de constater malheureusement la surpopulation carcérale et la détérioration des conditions de détention des personnes en conflit avec la loi.

 

Je dois vous informer que la population carcérale à la date du 24 décembre 2024 se chiffre à 2.915 détenus dont 1.707 pour la seule Maison d’Arrêt de Ngaragba.

 

En outre, un dépistage des cas de maladies contractées en milieu carcéral montre un taux élevé de tuberculose et de maladies contagieuses qui nécessitent des mesures spécifiques soit d’isolement pour éviter la propagation de ces maladies soit un traitement en milieu hospitalier pour leur offrir des soins de qualité.

 

Nous devons réapprendre à vivre ensemble, à nous faire confiance réciproquement, à unir nos cœurs pour construire notre pays, avec toutes les raisons d’espérer un avenir meilleur.

 

En terminant mon message, je forme à nouveau le vœu que l’année 2025 nous conduise sur le chemin de la paix, de l’unité nationale et du progrès économique.

 

A toutes et à tous, mes Très Chers Compatriotes, je réitère mes vœux les meilleurs de bonne santé, de réussite, de prospérité et d’épanouissement individuel et collectif pour l’année 2025.

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son Peuple!

 

Je vous remercie.

Nous devons accueillir 2025 avec beaucoup d’optimisme. Plus des réformes pour l’école de la République, plus d’emplois pour les talentueux jeunes du Tchad, plus d’autonomie pour les braves femmes tchadiennes, plus de protection pour la petite enfance et plus de solidarité au profil des personnes vulnérables.

  • Tchadiennes, Tchadiens;
  • – Mes Chers Compatriotes.

Après 366 jours, le train de l’année 2024 est sur le point d’entrer en gare et celui de 2025 au quai de départ.

Au moment où cette année s’achève et une autre s’annonce, je m’adresse à vous, avec un grand plaisir, pour souhaiter une bonne et heureuse année à tous les tchadiens de l’intérieur, ceux de la diaspora et toute la communauté d’expatriés, qui ont choisi de vivre avec nous dans notre accueillant pays.

A chacune et à chacun de vous et vos familles, je souhaite une année de santé, de paix et de bonheur. Recevez mes vœux les meilleurs, avec une pensée particulière pour les plus faibles d’entre nous : nos malades, sinistrés, orphelins, veuves, prisonniers et personnes vulnérables. Prompt rétablissement aux uns, compassion et solidarité aux autres.

Rendons grâce à Dieu qui nous a permis de traverser sereinement cette année. L’an 2024 a été, pour notre pays, une année dense et décisive à bien d’égards. Elle sera inscrite dans les annales de l’histoire.

L’histoire retiendra qu’elle aura été l’année qui a permis à notre cher pays de terminer son processus électoral avec la tenue de toutes les élections comme prévues par les assises du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS).

Nous tournons, ainsi, dans la paix, la sérénité et l’unité, la page d’une transition politique inclusive, consensuelle et exemplaire.

Cela n’a pas été un exercice facile. C’est pourquoi, j’invite chacun de nous à préserver les acquis de cette étape franchie. Une réussite à mettre à l’actif de chacune et chacun de nous.

Au seuil de la nouvelle année, souhaitons à notre pays un nouveau départ résolu et surtout une année de travail pour un avenir radieux, avec une concentration de nos efforts sur l’essentiel.

L’essentiel dans nos prochaines actions est la réalisation de divers chantiers de développement qui tracent la voie de l’émergence du Tchad que nous voulons.

  • Tchadiennes, Tchadiens.

Comme dans les années précédentes, en 2024, nous avons dû agir sur plusieurs fronts. La sécurité de nos compatriotes, l’intégrité de notre territoire, la pleine et entière souveraineté de notre pays ont constitué une préoccupation majeure et constante.

Au mois d’octobre dernier, notre pays a été victime d’une attaque terroriste de Boko Haram.

Quelques heures après cette attaque, je me suis rendu sur le théâtre des opérations. En riposte à cette tuerie lâche et barbare, j’ai décidé de monter au front pour lancer l’opération Haskanite.

A ce jour, la nébuleuse est mise en déroute. C’est ici le lieu, de rendre un hommage mérité à nos Forces de Défense et de Sécurité qui, au prix du sacrifice suprême, assurent la sécurité de nos populations et leurs biens et veillent à la défense de l’intégrité du territoire national.

Je loue ici, de manière particulière l’élan de solidarité de l’ensemble de mes compatriotes derrière nos Forces de Défense et de Sécurité.

 – Tchadiennes, Tchadiens;

 – Mes chers compatriotes.

La sécurité est restée au cœur de mes actions. Nous avons travaillé avec rigueur à l’effet de renforcer la sécurité intérieure.

Comme promis, nous avons mis les trois composantes de la sécurité intérieure, à savoir la Gendarmerie Nationale, la Police Nationale, la Garde Nationale et Nomade sous le commandement unifié du Ministère en charge de la Sécurité Publique.

Un renforcement en formations qualifiantes et équipements modernes a été accordé aux forces de l’ordre pour mieux assurer la sécurité de personnes et de leurs biens.

Soldat et patriote, je ne vais jamais renier à mon engagement à vous protéger et à défendre l’intégrité territorial de notre pays.

  – Tchadiennes, Tchadiens;

  – Mes chers compatriotes.

Le 23 mai dernier, devant Dieu et devant le peuple, j’ai scellé un contrat de confiance avec vous pour projeter le Tchad dans la modernité, en accordant une priorité absolue aux secteurs vitaux.

Je salue votre résilience mais je suis aussi conscient de vos difficultés quotidiennes.

Malgré nos efforts quotidiens, la persistance de la cherté de la vie, la difficulté de l’accès à l’eau et à l’énergie, l’insuffisance de services sociaux de base, le taux élevé du chômage, la pression de l’afflux des réfugiés ou encore les conséquences des inondations demeurent des défis majeurs que nous devons relever.

Je le sais, pertinemment, vous attendez de moi, un allégement du coût de la vie, une fourniture en énergie suffisante, un accès optimal à l’eau potable, un système de santé solide, une reforme de notre système éducatif, un habitat décent, une garantie de la sécurité et du travail pour tous les chômeurs, un développement substantiel de nos secteurs vitaux, notamment l’agriculture, l’élevage, les mines, le numérique, l’énergie et la transformation industrielle.

A cela s’ajoute la question du développement de la route qui conditionne toute œuvre de développement. C’est pourquoi, l’investissement en infrastructures routières, occupe une place de choix dans nos actions en perspective. 

Oui, nous allons injecter des moyens considérables pour doubler notre réseau de routes urbaines et rurales et construire des ponts pour rapprocher nos villes, connecter nos provinces et écouler nos productions.

   – Tchadiennes, Tchadiens ;

  – Mes chers compatriotes.

Ayant à cœur de traduire très rapidement les points phares de mon programme politique décliné en 12 chantiers et 100 actions, j’ai décidé de suivre et évaluer, personnellement, la réalisation de mes engagements.

Sur le plan de l’économie, nous œuvrons pour faire de l’économie de notre pays, une économie résiliente, en misant sur les potentialités de base dont dispose notre pays.

Plusieurs axes économiques ont été activés durant l’année 2024. Les entreprises et sociétés d’intérêts publics ont été profondément restructurées afin d’améliorer leur efficacité.

La cohérence de la gestion des finances publiques constitue un pilier central pour financer des projets en cours et en démarrer des nouveaux.

Des actions allant dans le sens de l’optimisation des recettes fiscales et douanières ont été entreprises, grâce à la digitalisation des régies de recettes et de dépenses.

  – Tchadiennes, Tchadiens.

Dans notre noble lutte contre la corruption, nous avons franchi une étape essentielle avec la création de plusieurs institutions indépendantes pour lutter efficacement contre ce fléau, notamment la mise en place de l’Autorité Indépendante de Lutte Contre la Corruption et l’élévation de la Chambre des Comptes à une Cour des Comptes qui devient ainsi, une Institution à part entière de la République.

Il est exigé de ces deux institutions un travail sans complaisance et un résultat tangible dans la lutte contre la déperdition de ressources publiques.

Il faut contrôler l’argent du peuple, il faut le gérer avec efficience. C’est le principe qui guide notre volonté de vouloir assainir le secteur.

Il faut que l’argent public serve l’intérêt public et concourt au bien-être de nos compatriotes. J’y veille, je le ferai encore et avec plus de rigueur.

L’agriculture et l’élevage constituent toujours les piliers essentiels de notre économie, l’espoir d’aujourd’hui et celui de demain.

J’ai ordonné à cet effet la mise à disposition d’un fonds de plusieurs milliards de nos francs, qui a permis d’acquérir une quantité importante d’aliments et de médicaments pour notre bétail.

Il faut nourrir et soigner notre bétail, mais aussi et surtout, il faut en tirer tous les avantages. Nous devons explorer toutes les pistes et mobiliser toutes les ressources pour rendre les deux mamelles de notre économie modernes, productives et compétitives.

Je voudrais insister sur le fait que notre salut réside dans la promotion du secteur agropastoral. Le Tchad dispose de vastes terres cultivables. Cela évitera à notre pays d’importer et donc réduire la fuite des capitaux.

L’autosuffisance alimentaire est un impératif réalisable et nous devons nous atteler à cela. Et c’est possible car beaucoup des pays en Afrique sont parvenus à réaliser cela, grâce à la vision politique et la volonté populaire.

En plus du potentiel agricole, nous avons plus de 100 millions de têtes de bétail qui représentent une richesse avec de nombreuses chaines de valeur (viande, lait, peau etc.).

L’ouverture de l’abattoir de Moundou, la modernisation de l’abattoir de Farcha, la construction de l’abattoir d’Amdjarass et la reprise de celui de Djarmaya sont des faits concrets qui contribueront à créer de l’emploi et de la richesse.

   – Tchadiennes, Tchadiens.

Nos efforts variés et constants visant l’amélioration de l’accès à l’électricité et l’eau potable, vont être accentués avec une préférence sur les énergies vertes. Des chantiers énormes sont en cours dans ces domaines prioritaires. Toutes les entités concernées sont à pied d’œuvre pour produire des résultats tangibles et chiffrables.

  • Mes chers compatriotes.

Il y a quelques mois, notre pays a subi des inondations graves. Nombre de nos compatriotes ont perdu leurs vies.

Des centaines de milliers de familles ont été contraintes de quitter leurs demeures. Plusieurs hectares de terres cultivables englouties et de milliers d’animaux disparus.

Nous avons dû mettre en place un comité interministériel pour faire face à ce phénomène naturel. Cette structure a effectué un travail titanesque.

C’est le lieu de remercier tous les membres du Comité pour les efforts fournis et les encourager à se concentrer, dès cet instant, à la prévention contre ce phénomène cyclique.

C’est aussi le lieu de saluer la compassion et le secours apportés par tous les acteurs de l’aide humanitaire, de la solidarité nationale, de la charité et de la générosité internationale.

   – Mes chers compatriotes.

Sur le champ de la diplomatie, nous avons travaillé, avec ardeur, à l’effet de raffermir nos relations tant avec les pays frères et amis qu’avec les institutions partenaires.

Nous avons mis l’intérêt supérieur du Tchad en pole position, tout en restant jaloux et attaché à la souveraineté de notre pays.

C’est dans cette logique que j’ai décidé, après un examen minutieux de la situation, de rompre, définitivement, les accords militaires avec la France. Cette décision souveraine est porteuse de défis majeurs auxquels nous devons faire face.

Je sais que nous allons être combattus. J’ai pleinement mesuré les conséquences sécuritaires, économiques, diplomatiques et médiatiques qui peuvent découler de cette décision historique.

Nous n’avons pas écarté la possibilité que nos propres compatriotes vont, malheureusement, être utilisés pour essayer de déstabiliser notre pays.

Mais fort de ma conviction que cette décision constitue une réponse à une aspiration commune et légitime du peuple tchadien, je l’ai prise et je l’assume entièrement, grâce à Dieu.

Tout combat pour l’indépendance ou la souveraineté a ses sacrifices et nous les devons pour les générations futures, comme nos ainés ont consenti des sacrifices, pour nous léguer un pays débout.

A cet égard, je me réjouis du retrait de la première vague de forces françaises stationnées au Tchad. D’autres vagues s’en suivront jusqu’au retrait complet le 31 janvier 2025.

Quant aux crises qui secouent notre voisinage, je réitère la nécessité du dialogue entre nos frères soudanais aujourd’hui déchirés par un conflit qui ne profite à personne.

Le Tchad, mon pays, appelle, pour la énième fois, les belligérants à un cessez-le-feu immédiat, car les conséquences humanitaires de cette crise pèsent énormément sur nos populations, notre économie et notre environnement.

Il est temps que le peuple soudanais se reconstruise. Il est également temps que la crise libyenne soit résolue pour l’intérêt des libyens eux-mêmes et pour celui de l’Afrique et du monde.

   – Mes chers compatriotes.

Nous voulons réaffirmer encore notre appel solennel à une réconciliation globale et définitive. Notre main reste toujours tendue à ceux de nos compatriotes qui sont toujours en exil.

Nous devons construire notre pays ensemble, sans rancune. Une nation ne peut jamais se construire sans les êtres humains.

Nous devons abandonner nos intérêts personnels et égoïstes pour penser au futur de notre riche et vaste pays, le futur de nos enfants.

La tenue apaisée des élections législatives, communales et provinciales du 29 décembre dernier, marque ainsi la dernière étape de la transition politique dans notre pays devenue un exemple dans la sous-région et à travers le monde.

Ces consultations apaisées témoignent de la maturité politique dans notre pays. Le Tchad est en paix parce que les tchadiennes et les tchadiens ont voulu la paix pour leur pays, qui a longtemps souffert de la guerre.

Elles confirment également notre engagement pour le respect de notre Constitution qui a prescrit la décentralisation pour conférer plus de pouvoir aux communautés locales, renforçant ainsi la gouvernance de proximité.

   – Tchadiennes, Tchadiens.

Nous ne réglons rien si nous ne défendons pas les valeurs de la République, et si nous ne mettons pas au cœur de nos actions, le souci de l’unité, de la diversité, de la justice, de la démocratie et des droits de l’Homme.

Nous devons accueillir 2025 avec beaucoup d’optimisme. Plus des réformes pour l’école de la République, plus d’emplois pour les talentueux jeunes du Tchad, plus d’autonomie pour les braves femmes tchadiennes, plus de protection pour la petite enfance et plus de solidarité au profil des personnes vulnérables.

Plus personne ne doit se sentir laissée pour compte.

Soyons des citoyens engagés. Cultivons la fierté nationale. Regardons ensemble dans la même direction pour bâtir ce Tchad nouveau. La marche de la modernité doit connaitre un voyage fabuleux.

2025 sera, Dieu voulant, l’an UN de cette nouvelle marche résolue qui vise à métamorphoser notre cher, beau et vaste pays.

Vive le Tchad !

Bonne et heureuse Année 2025.

Que Dieu vous bénisse.

Je vous remercie.

…J’observe avec satisfaction que les différences ethniques, jadis instrumentalisées s’effacent au profit d’une identité nationale plus forte et plus fraternelle…

Gabonaises, Gabonais, Mes chers compatriotes,
À l’aube de cette nouvelle année 2025, alors que s’achève une période historique pour notre nation, je voudrais tout d’abord vous souhaiter mes meilleurs vœux de santé, de paix et de prospérité.
L’année 2024 a également été marquée par des pertes douloureuses. Nombreux d’entre vous ont vu partir des êtres chers, laissant un vide profond dans le cœur.

Je tiens à vous exprimer toute ma compassion et mes sincères pensées les plus chaleureuses vous accompagnent.

Gabonaises Gabonais,
Je m’adresse à vous avec gravité et espoir. Gravité face aux défis que nous devons encore relever, mais espoir au regard du chemin parcouru ensemble depuis le 30 août 2023.

Il y a seize (16) mois, le Gabon entamait une nouvelle page de son histoire. Cette Transition que j’ai l’honneur de conduire n’est pas une simple parenthèse, mais une refondation nécessaire de notre République qui se poursuivra même au-delà de la Transition.

Mes chers compatriotes,
L’état de notre nation mérite une attention particulière. Je peux vous l’affirmer avec force que le Gabon se remet debout, uni et déterminé.

La paix, ce bien précieux sans lequel rien n’est possible, règne sur l’ensemble de notre territoire.

Cette    paix, nous devons la préserver comme la prunelle de nos yeux.

Notre unité nationale, forgée dans la diversité de nos neuf (9) provinces, s’est renforcée pendant cette période de Transition. Les tensions du passé laissent place à une solidarité nouvelle entre tous les Gabonais.

J’observe avec satisfaction que les différences ethniques, jadis instrumentalisées s’effacent au profit d’une identité nationale plus forte et plus fraternelle.

La justice sociale n’est pas qu’un slogan. Elle repose sur la dignité humaine et la solidarité.
Les décisions prises par le gouvernement de Transition en témoignent : réduction du train de vie de l’État, lutte implacable contre la corruption, redistribution plus équitable des richesses nationales.

Chaque Gabonais doit avoir sa juste part de la richesse, selon le principe de la destination universelle des biens. Je m’y engage avec la grâce de Dieu et votre soutien.
Les acquis démocratiques sont désormais sanctuarisés. Les nostalgiques des vieilles habitudes doivent comprendre que le Gabon a définitivement tourné la page de l’arbitraire et de la mal gouvernance.

À nos partenaires internationaux, aux amis du Gabon, aux personnes de bonne volonté et aux investisseurs, je réitère notre engagement total à respecter nos accords et le droit international.
Le Gabon est plus que jamais une terre d’opportunités.
Notre stabilité politique, notre position géographique, nos ressources naturelles et notre capital humain font de notre pays une destination stratégique pour les investissements. Les réformes engagées renforcent la transparence et la sécurité juridique des affaires.

J’invite solennellement les investisseurs du monde entier à faire confiance à ce Gabon nouveau qui se construit.

La démocratie que nous bâtissons n’est pas une façade.
Elle s’enracine dans nos Institutions Restaurées, dans notre justice indépendante, dans notre presse libre, et dans le dialogue permanent  que  nous  entretenons avec toutes les forces vives de la nation.

Gabonaises, Gabonais, mes chers Compatriotes, Permettez-moi ce soir de vous présenter un bilan sincère de notre action et de partager avec vous notre vision pour l’avenir.

Notre première mission était de restaurer les fondements d’une démocratie solide.
Le Référendum Constitutionnel que nous avons organisé le 16 novembre dernier a marqué une étape importante.

Pour la première fois, les Gabonais ont pu s’exprimer librement sur les Institutions qui les gouvernent. La bonne participation, avec des débats constructifs exemplaires et le déroulement paisible de cette consultation témoignent de notre volonté collective de doter notre pays d’Institutions fortes et démocratiques.

Sur le plan des infrastructures, nous avons priorisé les chantiers essentiels.
La réhabilitation de nos routes nationales, des voiries urbaines, la modernisation de nos hôpitaux et la construction d’écoles répondent à vos besoins quotidiens. Ces travaux, réalisés dans la transparence, créent des emplois et stimulent notre économie.

Ma récente tournée républicaine à travers nos neuf (9) provinces m’a permis d’être à votre écoute, de constater vos réalités quotidiennes et d’agir concrètement.

Mes chers compatriotes,
Pour l’année 2025, nos priorités sont claires :
Premièrement, la fin de la Transition sera marquée par des élections libres et transparentes.
Le calendrier sera strictement respecté. Notre démocratie en sortira renforcée. A cet effet, j’invite tous les citoyens en âge de voter à s’inscrire massivement sur les listes électorales conforment aux prescriptions du ministère de l’intérieur en charge de l’organisation des élections. La révision de notre fichier électoral est l’affaire de tous.

Deuxièmement, notre plan de relance économique s’intensifiera. Les investissements dans l’agriculture, le  transport, le tourisme, le numérique et l’industrie créeront de nouvelles opportunités.

Tout comme nous l’avons fait pour ASSALA, Fly Gabon et CECAGADIS, je vous annonce le retour de le Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) dans le patrimoine de l’Etat. D’autres secteurs suivront dans le respect des lois et règlements en vigueur.

Troisièmement, nous lançons un nouveau pacte environnemental. Le Gabon restera un leader de la préservation forestière tout  en développant une économie verte créatrice d’emplois.

Aussi, dans le respect des engagements de la République Gabonaise, de maintenir la neutralité carbone de notre pays en  2050  et  au-delà  conformément à l’accord de Paris, nous mettrons en place un cadre juridique nous permettant désormais de collecter les contributions carbones des compagnies aériennes et maritimes survolant le ciel gabonais et traversant nos eaux.

Sur la scène internationale, notre voix porte à nouveau. Le succès diplomatique marqué par nos récentes visites  à  l’ONU,  à  l’Union Européenne, et l’avènement d’un compatriote à la tête de l’ASECNA en est une parfaire illustration.

Elle marque par la même occasion le retour du Gabon sur la scène des nations respectées et consacre sa posture parmi les forces de proposition du continent.

Concernant notre sécurité, la modernisation de nos forces de défense et de sécurité se poursuit.
La stabilité régionale et la protection de nos frontières sont assurées et un accent particulier sera mis pour la protection des biens et des personnes. La lutte contre la petite délinquance et le grand banditisme sera renforcée avec plus de moyens.

La restauration des institutions passe aussi par une revue d’ensemble dans un esprit patriotique à la restitution de nos valeurs et de l’éthique qui ont été des fléaux majeurs dans notre pays.

Mes chers compatriotes,
L’année 2024 a posé les fondations. 2025 sera l’année de la consolidation et du renouveau. Notre nation se relève, plus forte et plus unie.
Je mesure vos attentes et vos espérances.  Je  connais  aussi  vos difficultés quotidiennes. Mais je vois surtout votre résilience et votre détermination.
Ensemble, nous bâtissons un Gabon nouveau, un Gabon de justice, de fraternité et de progrès. Un Gabon digne d’envie, rêvé par nos ancêtres et dont nos enfants seront fiers.

Ce soir, je vous annonce les trois (3) grands projets d’avenir prioritaires pour la République Gabonaise, qui débuteront au cours de l’année 2025.

Il s’agit du port en eau profonde de Mayumba, de la ligne de chemin de fer Belinga-Bouée-Mayumba et du barrage hydroélectrique de Booué.
Ces différents chantiers seront créateurs de 163.000 emplois pour les jeunes.
Je ne saurais terminer cette allocution sans adresser un message particulier à nos artistes et à notre jeunesse sportive.

J’attends de vous une meilleure implication  afin  que  vos  résultats soient à la hauteur des attentes des gabonais dont vous êtes les ambassadeurs.

Gabonaises, Gabonais, Mes chers compatriotes,
À toutes et à tous, ainsi qu’aux communautés des pays amis installés chez nous, je souhaite une excellente année 2025.
Que cette année nouvelle soit pour vous et vos familles une année pleine de joie, d’opportunités et de progrès personnel.

Que Dieu Tout-Puissant, le maître des temps et des circonstances, Créateur du ciel et de la terre, continue de veiller sur chacun d’entre nous et sur notre beau pays le Gabon.

Bonne et heureuse année 2025.
Peuple Gabonais, uni dans la concorde c’est enfin notre essor vers la félicité.
Honneur et fidélité à la Patrie.
Je vous remercie.

VISITE DU PRÉSIDENT ÉLU DU GHANA, S.E. JEAN DRAMANI MAHAMA EN GUINÉE EQUATORIALE

Le Président récemment élu de la République du Ghana, S.E. Ce lundi 23 décembre, John Dramani Mahama a effectué une visite d’amitié dans la ville de Mongomo, pour renforcer les liens bilatéraux entre les deux nations africaines. Même si le nouveau président du Ghana n’a pas encore été investi, son premier voyage à l’étranger a été en Guinée équatoriale, où il a passé en revue certains aspects des relations bilatérales d’amitié et de coopération avec le plus haut dirigeant du pays.

À son arrivée à l’aéroport international de Mongomeyen, et au pied de la piste, le président ghanéen a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Diaspora, Simeón Oyono Esono et le ministre délégué à la Présidence de la République, chargé des Cérémonies et Traductions, Armando Dougan Champion, en plus de la cour d’honneur. Il a partagé quelques premières impressions avec le ministre des Affaires étrangères.

Déjà dans la ville de Mongomo, le Chef de l’Etat et du Gouvernement, S.E. Obiang Nguema Mbasogo, a eu une rencontre de courtoisie avec son homologue et ami, qui a ensuite poursuivi sa visite dans différents quartiers de la ville. Durant son mandat à la Mairie de Mongomo, et en tant que visiteur honoraire, Mahama a reçu les clés de la ville, qui lui permettent, en plus de visiter à tout moment la capitale de la province de Wele-Nzás, d’acquérir des terrains et de construire son domicile en tant que citoyen et en franchise d’impôt.

Accompagné du ministre des Affaires étrangères et du ministre délégué à la Présidence, le leader du Congrès National Démocratique a visité les lieux d’intérêt de la capitale, comme la Place des Présidents et la Basilique Cathédrale de l’Immaculée Conception.

Le président de la Conférence épiscopale de Guinée équatoriale, Mgr Juan Domingo Beká Esono, évêque du diocèse de Mongomo, a fourni des informations aux visiteurs sur ce siège de l’Église catholique, depuis son inauguration le 7 décembre 2012 jusqu’à aujourd’hui. Dramani Mahama a apposé sa signature sur le livre d’or de la basilique cathédrale et partagé des photos de souvenirs. La visite s’est poursuivie à la bibliothèque Obiang Nguema Mbasogo située au centre de la ville de Mongomo. Après la tournée, le chef d’État et de gouvernement de Guinée équatoriale a offert un déjeuner à ses amis et compagnons au Club des Leaders.

Il faut rappeler que le président élu du Ghana a remporté les élections présidentielles du 7 décembre dernier en tant que candidat du Congrès national démocratique, avec un résultat de 56,55% des voix. IL Mahama, qui a déjà gouverné le Ghana entre 2012 et 2017, est le premier président né après l’indépendance de ce pays d’Afrique de l’Ouest en 1957 ; Après sa victoire, il reprendra la tête de l’Etat pour une durée de quatre ans

Le Tchad renforce son partenariat militaire avec la Turquie

 

Après avoir rompu la coopération avec la France dans le domaine militaire, les autorités tchadiennes ont commencé à renforcer leur partenariat avec la Turquie. Dans le cadre de l’accord de défense avec Ankara, l’armée tchadienne sera formée par des instructeurs militaires turcs .

La France a déjà commencé à évacuer ses militaires de la base de la ville de Faya. Le processus de retrait de milliers de soldats français du Tchad devrait être achevé d’ici le 31 janvier. Auparavant, Paris avait réduit ses opérations au Mali, au Niger, au Burkina Faso et les autorités sénégalaises avaient également annoncé la fermeture des bases militaires françaises.

MALI COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 27 DECEMBRE 2024 CM N°2024-51/SGG.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 27 DECEMBRE 2024
CM N°2024-51/SGG.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 27 décembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ;

– procédé à des nominations ;

– et entendu des communications.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

1. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-019 du 24 juin 2022, modifiée, portant loi électorale.

L’application de la loi électorale a révélé des insuffisances liées notamment à la révision annuelle des listes électorales qui a lieu du 1er octobre au 31 décembre de chaque année, à la prise en compte des citoyens enrôlés par le RAVEC avant l’âge de 15 ans dans la base de données et à la transmission des listes électorales à l’Autorité indépendante de Gestion des Elections uniquement à l’année électorale pour la mise à jour du fichier.

Le projet d’ordonnance est adopté en vue de procéder à la modification des dispositions des articles 52, 57 et 70 de la loi électorale. La modification vise à prendre en compte les orientations de la lettre de cadrage du Président de la Transition, Chef de l’Etat, relativement à « la création des conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et apaisées ».

Cette modification permettra de procéder à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales, d’inscrire sur la liste électorale les citoyens en âge de voter remplissant les conditions et qui ne figurent pas dans la base de données biométriques de l’état civil sur présentation d’un acte de naissance, d’un récépissé d’enrôlement ou de la fiche descriptive individuelle et la transmission des listes électorales à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour la mise à jour du fichier.

2. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction
des Finances et du Matériel du Ministère de la Refondation de l’Etat.

Les Directions des Finances et du Matériel sont des services centraux créés par l’Ordonnance n°09010/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics.

L’application du Décret n°2019-0751/P-RM du 30 septembre 2019 fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel et la non prise en compte de certains cadre/corps.

Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et dote la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Refondation de l’Etat, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions.

3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :

a. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°96-030 du 12 juin 1996 portant création de l’Office Malien de l’Habitat ;

b. un projet de décret portant modification du Décret n°96-179/P-RM du 19 juin 1996 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Office Malien de l’Habitat.

L’Office Malien de l’Habitat est un Etablissement public à caractère Administratif créé par la Loi n°96-030 du 12 juin 1996 avec pour mission de mener des actions tendant à la promotion de l’habitat collectif et individuel et de créer les conditions favorables au financement de programmes d’opérations immobilières.

Le Décret n°96-179/P-RM du 19 juin 1996 fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement.

Avec le lancement du programme de réalisation des logements sociaux, l’Office Malien de l’Habitat s’est vu assigner de nouvelles missions, notamment :
– la participation au financement et à la réalisation des programmes de logements sociaux ;
– la participation aux travaux d’attribution desdits logements attribués ou cédés ; – le suivi du recouvrement des mensualités des logements attribués ou cédés ; – la gestion des logements et de leurs sites.

Ces nouvelles missions ont fondamentalement modifié la structure des ressources de l’Office et constituent des défis dans l’exécution de ses activités au quotidien. Pour ce faire, il est apparu nécessaire de modifier ses textes de création et d’organisation.

Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre.

c. un projet de décret portant affectation à la Présidence de la République, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°21052 du Cercle de Kayes, sise à Diakalel, Commune rurale de Bangassi.

La parcelle de terrain, d’une superficie de 20 ares 00 centiare, du Cercle de Kayes, sise à Diakalel, Commune rurale de Bangassi, est destinée à satisfaire les besoins de construction des locaux des services de la Présidence de la République.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

– Gouverneur de la Région de Dioïla :
Madame Mariam COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral.

– Gouverneur de la Région de Ménaka :
Colonel-major Lanzéni KONATE.

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

– Conseillers techniques :
Monsieur Balla BAGAYOKO, Conseiller des Affaires étrangères ;
Monsieur Almoustapha El Hadji DICKO, Conseiller des Affaires étrangères.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

– Chef de Cabinet :
Monsieur Abou DIARRA, Professeur de l’Enseignement supérieur.
– Chargés de mission :
Monsieur Seydou CISSE, Professeur de l’Enseignement secondaire ;
Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur ;
Monsieur Hadi Niani TRAORE, Criminologue/Analyste ;
Madame TRAORE Oumou NANGO, Inspecteur des Finances locales ; Madame Bintou Youssouf KEBE, Spécialiste en Audit.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative aux documents Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033.

La réalisation d’un taux de croissance du PIB de 10% sur les 30 prochaines années est l’une des recommandations formulées lors des Assises nationales de la Refondation. Pour l’atteinte de cet objectif, il est apparu nécessaire d’élaborer une vision de développement à long terme pour notre pays qui fera suite à l’Etude nationale Prospective Mali 2025.

Le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable 2019-2023 étant arrivé à terme en décembre 2023, le Gouvernement a exprimé le souhait d’élaborer un nouveau document stratégique de référence pour le développement du pays.

C’est dans ce cadre que le Ministère de l’Economie et des Finances a lancé en 2023, le processus d’élaboration de Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 s’est déroulé à travers différentes phases portant, notamment sur les consultations nationales, le diagnostic stratégique, la formulation de la vision, le lancement officiel ainsi que les concertations autour des projets structurants et des supports cartographiques et de communication.

Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 est une initiative ambitieuse et inclusive visant à transformer le
Mali en une nation émergente en 2033. Ce cadre stratégique place le citoyen malien « le Mali den Kura » au cœur des priorités en le considérant comme un acteur autonome capable de prendre en main son destin avec un ancrage irréversible dans la Confédération des Etats du Sahel.

La mise en œuvre de Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 se décline en quatre phases décennales :
– Phase I, 2024-2033 : elle aura pour objectif global la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie avec comme objectifs spécifiques l’éradication du terrorisme, la cohésion sociale, le développement d’une économie nationale intégrée avec des pôles de développement régionaux, l’amélioration de la gouvernance et des infrastructures ;
– Phase II, 2034-2043 : elle sera consacrée à la spécialisation dans les secteurs à haute valeur ajoutée. Il s’agira au cours de cette période de consolider les acquis de l’émergence économique, avec comme objectif le renforcement des acquis de la 1ère phase, le développement des industries lourdes et technologies de pointe ;
– Phase III, 2044-2053 : Cette période est celle d’un développement humain élevé, consistant à améliorer durablement le bien-être des populations maliennes en éradiquant toutes les formes de pauvreté, à travers l’amélioration des services de santé, de l’éducation, le développement des infrastructures et la lutte contre la pauvreté ;
– Phase IV, 2054-2063 : Cette phase est celle de la consolidation des acquis des phases précédentes. Elle désigne une industrialisation achevée par une évolution accélérée du secteur manufacturier et un développement harmonieux des services.

Quant à la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement Durable 2024-2033, cadre opérationnel pour la première décennie de mise en œuvre de Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063, elle vise à renforcer et prolonger l’agenda des réformes structurelles contenues dans le Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat 2023-2031, pour la consolidation des fondements de la stabilité macroéconomique et installer l’économie sur une trajectoire de croissance forte, inclusive, durable de 10% en moyenne par an.

Elle est bâtie autour de 05 Axes stratégiques, 13 objectifs globaux et 38 objectifs spécifiques dont la mise en œuvre permettra d’atteindre son objectif général « la Refondation de l’Etat et la transformation structurelle de l’économie ».

2. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune VI du District de Bamako.

La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de la loi susvisée, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…».

Le Conseil communal de la Commune VI du District de Bamako se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi.

Face à ces situations, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal, conformément aux dispositions de la loi susvisée.

Les faits ci-dessus évoqués justifient la dissolution proposée à l’effet de mettre fin aux dérives constatées.

Aux termes de l’article 10 de la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales, « la dissolution est prononcée par décret motivé pris en Conseil des Ministres sur proposition du ministre chargé des Collectivités territoriales ».

3. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’un concours de recrutement de 116 auditeurs de justice et de 120 greffiers en chef.

La justice est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis à la fois d’ordre matériel, financier et humain. Afin de relever ces défis, il est prévu, pour l’exercice budgétaire 2024, de recruter 116 auditeurs de justice dont 96 auditeurs de l’ordre judiciaire, 20 auditeurs de l’ordre administratif et 120 greffiers en chef.

Les épreuves de la première phase du concours de recrutement des auditeurs de justice et celles du concours de recrutement des greffiers en chef se dérouleront le 28 décembre 2024 à Bamako, centre unique.

Ces recrutements permettront d’améliorer la gouvernance au sein de la justice et l’accessibilité de la justice pour tous.

4. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres de la désignation du Mali pour assurer la présidence tournante de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance à partir de janvier 2025.
Le Mali a signé un Traité en 1992 avec 13 autres pays pour créer un espace communautaire en matière d’assurance, dénommé Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance.

L’un des principaux objectifs de la Conférence est de renforcer la coopération dans le domaine des assurances dans les Etats membres en instituant un marché élargi et intégré de l’industrie des assurances réunissant les conditions d’un équilibre satisfaisant aux points de vue technique, économique et financier.

La présidence du Conseil est exercée à tour de rôle par chaque Etat membre pour une durée d’un an selon l’ordre suivant : Congo, Centrafrique, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Gabon, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Togo, Tchad, Guinée Equatoriale et Guinée Bissau.

A l’issue des travaux de la deuxième réunion ordinaire de l’année qui s’achève, tenue le 17 décembre 2024 par visioconférence, les ministres chargés des assurances ont désigné le ministre de l’Economie et des Finances du Mali pour assurer la présidence du Conseil au titre de l’année 2025, conformément aux dispositions de l’article 10 du Traité.

5. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en place du Bureau exécutif national du Conseil national de la Jeunesse.

Conformément aux recommandations des états généraux de la Jeunesse tenus en décembre 2023, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne s’est engagé dans un processus de refondation du Conseil national de la Jeunesse du Mali.

A travers un processus de renouvellement des organes de base, mis en place en juillet 2024, une nouvelle Commission nationale a été créée ayant comme mission principale la mise en place de certains bureaux des Sections de la diaspora et la tenue de l’Assemblée générale élective du Bureau exécutif national du Conseil national de la Jeunesse.

Cette Commission inclusive, composée des représentants des Organisations de jeunesse et de certains départements ministériels a mis en œuvre un programme qui a abouti à la tenue de l’Assemblée générale élective le 21 décembre 2024 à Bamako.

Le nouveau bureau mis en place est composé de 04 membres au compte de la diaspora, 09 pour les régions, 18 pour les fédérations spécialisées et 01 pour le Conseil régional de la Jeunesse du District de Bamako.

Il faut noter que pour la première fois, une Assemblée générale élective du Conseil national de la Jeunesse du Mali s’est tenue dans les urnes avec un dispositif inclusif garantissant la transparence et sans aucune contestation.

6. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres des conclusions des travaux relatifs à la célébration de la Journée internationale des Migrants, édition 2024.

La Journée internationale des Migrants avait pour thème « Migrations, Genre et Changements climatiques : quelle protection pour les personnes en mobilité ? ».

La cérémonie d’ouverture des festivités commémoratives de cette journée a eu lieu le 19 décembre 2024, à Ségou, sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.
Plusieurs personnalités et acteurs du domaine de la migration ont pris part aux travaux. La célébration de la Journée a été aussi marquée par la tenue de conférences, de sessions de discussions techniques, d’une table ronde avec les élus locaux et d’un atelier de formation des élus sur les mécanismes d’investissement de la diaspora.

7. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de sa participation à la 6ème édition de la Foire Agricole de Sikasso et à la 2ème édition des journées nationales du Sésame du Mali.

La 6ème édition du Foire Agricole de Sikasso 2024 qui s’est tenue du 13 au 15 décembre 2024 à Sikasso avait pour thème : « Agriculture durable, facteur de développement économique et de création d’emplois pour un avenir meilleur ».

La 2ème édition des Journées nationales du Sésame du Mali tenue à Ségou du 15 au 16 décembre 2024 avait pour objectif de promouvoir et valoriser la filière sésame en tant que levier stratégique, pour le développement économique et social du pays en exploitant pleinement son potentiel dans les chaînes de valeurs agricoles et les marchés internationaux.

A l’issue des deux éditions, des recommandations ont été formulées en vue d’un développement harmonieux des Organisations interprofessionnelles Agricoles et de la filière Sésame au Mali.

8. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 16ème Conférence de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification et la Sécheresse, tenue à Riyad en Arabie Saoudite.

La 16ème Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification s’est tenue à Riyad en Arabie Saoudite, du 02 au 13 décembre 2024 sur le thème « Notre terre. Notre avenir ».

Notre pays a pris part à cette conférence avec une délégation composée des représentants des Institutions de la République, des départements ministériels, des services techniques et de la société civile.

Conformément à l’agenda de la 16ème Conférence des Parties, la délégation malienne a participé aux événements de haut niveau, aux rencontres avec les Partenaires Techniques et Financiers, aux négociations, aux événements parallèles ainsi qu’aux activités dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel.

La participation à cette conférence a permis à notre pays de réaffirmer son engagement dans la lutte contre la désertification et la sécheresse, de développer un cadre de partenariat stratégique et fécond pour la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des programmes et projets prioritaires du Mali et de renforcer les capacités techniques des parties prenantes en matière de lutte contre la désertification.

9. Le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a informé le Conseil des Ministres de la tenue prochaine de la cérémonie de remise des diplômes aux imams formés à l’Institut Roi Mohammed VI de Rabat.

La cérémonie de remise des diplômes aux imams formés à l’Institut Roi Mohammed VI de Rabat aura lieu, le samedi 04 janvier 2025, au Centre international de Conférences de Bamako.
Cet évènement vise à :
– saluer l’effort du Président de la Transition dans l’obtention de 300 bourses auprès du Maroc après 3 ans d’interruption ;
– honorer les imams ayant achevé avec succès leur formation ;
– mettre en lumière le rôle stratégique des imams dans la promotion des valeurs de paix, de coexistence et de cohésion sociale dans nos communautés ;
– réaffirmer l’engagement de notre pays en faveur de la lutte contre l’extrémisme et de la consolidation d’un islam authentique basé sur le juste milieu.

L’évènement s’inscrit dans le cadre du partenariat de notre pays avec le Royaume du Maroc.

10. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays…

La délégation du Père Noël dirigée par la coordinatrice nationale de l’ASHO, Dolores NCHAMA ALOGO, pour soutenir le programme « UN JOUET, UNE ILLUSION »

Dans une atmosphère de joie, d’enthousiasme et de joie, NGUEMA OBIANG MANGUE, Vice-président de la République et Père Noël de Guinée équatoriale est arrivé au stade Ebibeyin pour poursuivre le programme traditionnel de distribution de jouets aux garçons et aux filles de cette capitale provinciale de  Kie Ntem, Ebibeyin.

 

Plus de 15 mille enfants ont bénéficié de jouets de toutes sortes, des voitures, des poupées, des instruments de musique, etc. NGUEMA OBIANG MANGUE poursuit cette campagne pour redonner de la joie à des milliers de garçons et de filles, à travers des jouets qu’ils apprennent à socialiser, en plus de des valeurs telles que l’empathie, la solidarité, etc.

 

Des générations ont grandi en jouant grâce à cette campagne de distribution de jouets, 25 ans se sont écoulés depuis cette première édition.