dimanche, octobre 1, 2023
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Après le Mali et le Burkina, l’armée française chassée du Niger

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A l’issue d’un bras de fer de deux mois avec le régime militaire nigérien, le président Emmanuel Macron a fini par annoncer dimanche le retour à Paris de l’ambassadeur à Niamey et le retrait du Niger des troupes françaises « d’ici la fin de l’année ».

Ce retrait des 1.500 militaires français basés au Niger, qui était avant le coup d’Etat du 26 juillet l’un des derniers alliés de Paris au Sahel, intervient après ceux du Mali et du Burkina Faso, où la France a déjà été poussée vers la sortie par des juntes hostiles. « La France a décidé de ramener son ambassadeur. Dans les prochaines heures notre ambassadeur avec plusieurs diplomates rentreront en France », a déclaré M. Macron lors d’un entretien télévisé dimanche soir.

 

Après avoir refusé pendant plusieurs semaines de rappeler Sylvain Itté, son diplomate en chef au Niger, dont le régime réclamait le départ, M. Macron a fini par mettre fin à une situation intenable. L’ambassadeur et son équipe étaient dans l’ambassade française, ne bénéficiant plus de l’immunité diplomatique et passibles d’expulsion dès lors qu’ils en sortiraient. Ils voyaient en outre leurs réserves de nourriture et d’eau s’épuiser.

Les militaires au pouvoir à Niamey ont célébré dimanche soir « une nouvelle étape vers la souveraineté du Niger ». « Les troupes françaises ainsi que l’ambassadeur de France quitteront le sol nigérien d’ici la fin de l’année. C’est un moment historique qui témoigne de la détermination et de la volonté du peuple nigérien », ont-ils indiqué dans un communiqué lu à la télévision nationale. « Toute personne, toute institution ou structure dont la présence menace les intérêts et les projections de notre pays devront quitter la terre de nos ancêtres qu’ils le veuillent ou non », poursuit le texte.

La France refusait de céder aux « injonctions » des militaires au pouvoir. Elle continue, comme l’a répété le président Macron dimanche soir, de considérer le président renversé Mohamed Bazoum, détenu depuis fin juillet avec sa femme et son fils à la résidence présidentielle, comme « la seule autorité légitime » du pays. Mais Paris, qui comptait sur une intervention de la Cedeao (communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) pour rétablir M. Bazoum et l’ordre constitutionnel, n’avait plus guère d’options pour se maintenir au Niger. « Nous mettons fin à notre coopération militaire avec les autorités de fait du Niger, car elles ne veulent plus lutter contre le terrorisme », a également annoncé le président français.

– Relations exécrables-

Depuis leur prise de pouvoir, les militaires dirigés par le général Abdourahamane Tiani ont dénoncé les accords de coopération de défense entre Paris et Niamey. Ils affirment que la force française est présente « illégalement » au Niger. Des manifestations ont régulièrement lieu dans la capitale pour demander leur départ. Ils restent pour l’heure campés dans leurs bases. « C’est la fin de cette coopération », a fini par acter le président Macron, assurant que les troupes rentreraient « de manière ordonnée dans les semaines et les mois qui viennent », et que le retour serait effectif « d’ici la fin de l’année ».  « Nous nous concerterons avec les putschistes parce que nous voulons que ça se fasse dans le calme », a cependant précisé le président français.

 

Après dix années d’opération militaire antiterroriste dans le Sahel, le France ne dispose désormais que d’une présence au Tchad (1.000 soldats) dans cette région. Pourtant, l’opération « Barkhane a été un succès », a assuré M. Macron, répétant que Paris était intervenu à la demande du Mali, du Burkina Faso et du Niger. « Sans celle-ci, la plupart de ces pays auraient déjà été pris par des califats territoriaux et des jihadistes », a martelé le président, dans un discours toujours très virulent à l’égard des juntes au Sahel.

« Nous ne sommes pas là pour être les otages des putschistes », a-t-il dit. « Les putschistes sont les amis du désordre », a estimé M. Macron, soulignant que les attaques jihadistes faisaient « des dizaines de morts chaque jour au Mali » et qu’elles avaient repris de plus belle au Niger. « Je suis très inquiet pour cette région », a poursuivi M. Macron. « La France, parfois seule, a pris toutes ses responsabilités et je suis fier de nos militaires. Mais nous ne sommes pas responsables de la vie politique de ces pays et on en tire toutes les conséquences ».

Nouvelle illustration des relations exécrables entre Paris et Niamey, le Niger a interdit dimanche son espace aérien aux avions français.

 

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA A MALABO

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Le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la Transition et président de la République gabonaise, a effectué une visite ce mardi 19 septembre 2023, à Malabo en Guinée Équatorial.

C’est sa première sortie officielle depuis sa prise de pouvoir en août, à la suite d’un coup d’Etat qui s’est déroulé sans effusion de sang. Il a été accueilli par son homologue équato-guinéen, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Cette visite intervient une semaine après la venue à Libreville du président centrafricain, Faustin Archange Touadera, en tant que facilitateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) au Gabon.

 

Avec son homologue équato-guinéen, l’occasion a été donnée de discuter sur la coopération entre les deux pays qui partagent une longue frontière.

Le président du Comité pour la transition et restauration des institutions (CTRI) et son hôte ont certainement mis à profit leurs échanges pour dissiper certains malentendus issus du soutien supposé des autorités de Malabo qu’ils auraient apporté à une frange de l’Opposition de la plate-forme A23, pendant le processus électoral au Gabon.

Au-delà de cette perception, le président gabonais de la Transition a tout vraisemblablement rassuré les autorités de la Guinée Équatoriale sur les mobiles ayant entraîné les militaires, réunis au sein du CTRI, de renverser le régime du président Ali Bongo Ondimba.

 

Accompagné de la première dame, Zita Oligui Nguema, le chef de l’État gabonais a été accueilli en héros triomphal à l’aéroport par la communauté gabonaise du pays voisin. Il a ensuite été reçu par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Les deux hommes ont eu un entretien en tête-à-tête au cours duquel ils ont évoqué le renforcement de la coopération bilatérale entre leurs deux pays, ainsi que des sujets d’intérêt commun.

Cette rencontre au plus haut sommet de l’État vise à hisser les relations déjà existantes entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale, deux pays voisins, à « un niveau plus élevé », selon les termes du communiqué officiel publié à l’issue de la rencontre. Les deux chefs d’État se sont réjouis de « l’excellence des relations » entre Libreville et Malabo.

Brice Clotaire Oligui Nguema a saisi l’occasion pour signer le livre d’honneur du palais du Peuple. Il s’est dit « honoré » de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait.

Outre ses entrevues officielles, le président gabonais a également consacré une partie de sa visite à la communauté gabonaise installée en Guinée-Équatoriale, venue nombreuse pour l’écouter. De quoi renforcer encore davantage les liens humains entre les deux pays.

Cette première visite d’État du nouveau dirigeant gabonais consacre le rapprochement diplomatique entre Libreville et Malabo, dans la droite ligne des relations historiques entre ces deux États d’Afrique centrale.

78e session de l’Assemblée générale de l’ONU: tour d’horizon thématique

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Lors de sa séance du 15 septembre 2023, le Conseil fédéral a été informé des résultats de la consultation des commissions de politique extérieure au sujet des thématiques qui seront prioritaires pour la Suisse pendant la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à savoir l’architecture financière internationale, la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable, le droit international et les réformes de l’ONU. Le débat général de la 78e session de l’Assemblée générale de l’ONU débute mardi prochain à New York. Le président de la Confédération Alain Berset et le conseiller fédéral Ignazio Cassis y représenteront la Suisse.

Lors de sa séance d’aujourd’hui, le Conseil fédéral a été informé des résultats de la consultation des commissions de politique extérieure au sujet des thématiques qui seront prioritaires pour la Suisse pendant la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’Assemblée générale de l’ONU, qui dure une année (de septembre 2023 à septembre 2024), est la plus importante plateforme de dialogue du monde. Les représentants de 193 pays se réunissent pour discuter et trouver des solutions aux problématiques qui touchent la planète entière, telles que la lutte contre la pauvreté, le respect des droits de l’homme, le développement durable, le règlement des conflits ou encore la lutte contre le changement climatique. Durant la prochaine session, une attention particulière sera également accordée aux préparatifs du Sommet de l’avenir, prévu en septembre 2024. La Suisse suivra l’ensemble des thèmes figurant à l’agenda de l’ONU. Elle défendra ses intérêts tout en poursuivant les objectifs de politique extérieure définis par le Conseil fédéral. Les thématiques qui seront prioritaires du point de vue de la Suisse pendant la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies sont l’architecture financière internationale, la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable, le droit international et les réformes de l’ONU.

Finances et fiscalité

Dans le cadre des préparatifs du Sommet de l’avenir, les propositions du secrétaire général de l’ONU portant sur les réformes de l’architecture financière internationale seront soumises à débat. Celles-ci concernent notamment la dette publique et la création de nouveaux indicateurs de prospérité. Le thème de la coopération fiscale internationale s’invite également de plus en plus souvent dans les discussions menées à l’Assemblée générale de l’ONU. Du point de vue de la Suisse, il s’agira de ne pas dupliquer les structures et mécanismes déjà existants (ceux de l’OCDE, p. ex.).

Agenda 2030 pour le développement durable

La 78e session de l’Assemblée générale de l’ONU intervient alors que la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable se trouve à mi-parcours. Un état des lieux des progrès accomplis sera fait à l’occasion du Sommet sur les objectifs de développement durable, organisé en marge de la semaine de haut niveau. Ce bilan à mi-parcours devra mentionner explicitement les domaines dans lesquels des efforts accrus sont nécessaires et insuffler un nouvel élan à la mise en œuvre des 17 objectifs de développement. Il revêt également une importance particulière pour la stratégie de la Suisse en matière de développement durable. Pendant toute la durée de l’Assemblée générale, des dialogues et des réunions de haut niveau seront consacrés à divers aspects de l’Agenda 2030, tels que le financement du développement et les pandémies (prévention et réponse).

Droit international

Il apparaît clairement, depuis l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine notamment, que le droit international est soumis à une pression croissante, partout dans le monde. L’universalité des droits de l’homme est également de plus en plus remise en question. Pour la Suisse, pays fortement interconnecté au niveau mondial et tourné vers l’exportation, le droit international est au cœur de ses relations avec les autres pays. Il crée un cadre juridique sûr et permet d’éviter que ne prime la loi du plus fort. La Suisse participera aux discussions menées à ce sujet.

Réformes de l’ONU

Dans le contexte actuel, il est plus important que jamais que l’ONU continue d’œuvrer activement en faveur de la paix. Mais elle doit aussi être capable de répondre aux défis actuels et futurs. Pour cela, des réformes doivent être entreprises régulièrement. Dans le cadre de la 78e session de l’Assemblée générale, les pays discuteront également des futures mesures visant à renforcer les capacités de l’ONU, notamment dans les domaines de l’utilisation des données et de l’innovation. La Suisse estime notamment que des efforts sont nécessaires pour favoriser une utilisation et une collecte plus sûres des données. Elle voit en outre un potentiel dans le recours à des projections stratégiques et à des instruments numériques.

Semaine de haut niveau marquant l’ouverture de la 78e session de l’Assemblée générale de l’ONU

Comme chaque année, les travaux de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU seront inaugurés par la semaine de haut niveau, à laquelle participent plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des ministres des affaires étrangères du monde entier. Ce rendez-vous annuel représente ainsi une occasion unique d’échanger des points de vue et de rencontrer un grand nombre d’acteurs différents.

Le président de la Confédération Alain Berset et le conseiller fédéral Ignazio Cassis se rendront à New York du 18 au 20 septembre pour représenter la Suisse. Le président de la Confédération Alain Berset prononcera le discours officiel de la Suisse lors du débat général. Il représentera également la Suisse lors de divers événements consacrés à des thématiques centrales telles que la santé et le développement durable. En font partie notamment le Sommet sur les objectifs de développement durable portant sur l’état d’avancement de l’Agenda 2030, organisé tous les quatre ans seulement, ainsi qu’une réunion de haut niveau sur la prévention des pandémies. Il participera en outre, au nom de la Suisse, à un débat du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine, qui aura lieu également pendant la semaine de haut niveau.

Quant au conseiller fédéral Ignazio Cassis, il prendra part entre autres à une réunion ministérielle consacrée à la pollution causée par les déchets plastiques ainsi qu’à un échange ministériel sur la réforme du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Les questions liées à la sécurité de la population civile en Ukraine occuperont une place importante dans l’agenda new-yorkais du chef du DFAE. Par ailleurs, sa participation est prévue lors d’une déclaration de presse commune des ministres des affaires étrangères des dix membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle portera principalement sur le renforcement de l’efficience du Conseil.

À New York, le président de la Confédération et le chef de la diplomatie suisse auront également l’occasion de mener des entretiens bilatéraux avec de nombreux chefs d’État et de gouvernement ainsi qu’avec des ministres des affaires étrangères.

 

Congo-Brazzaville : le porte-parole du gouvernement dément les informations sur un éventuel coup d’État qui serait en cours

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« Des informations fantaisistes évoquent des événements graves qui seraient en cours à Brazzaville. Le Gouvernement dément ces fake news. Nous rassurons l’opinion sur le calme qui règne et invitons les populations à vaquer sereinement à leurs activités », dit-il.

Les médias locaux rapportent un coup d’État en République du Congo . La chaîne Telegram URA.ru note que l’armée prend le contrôle d’installations clés dans la capitale du pays, Brazzaville, alors que le président Denis Sassou Nguesso est présent à l’ Assemblée générale de l’ONU à New York .

Cependant, le ministre de la Communication, Thierry Mungalla, a déclaré dans un tweet que tout était calme dans le pays.

Auparavant, le président élu du Guatemala , Bernando Arevalo, avait évoqué la préparation d’un coup d’État dans le pays. Selon Arevalo, certains hommes politiques et responsables ne veulent pas reconnaître les résultats des élections et « ont lancé un plan visant à violer l’ordre constitutionnel ».

Récemment, un coup d’État a eu lieu dans deux pays africains : le Gabon et le Niger . Dans les deux États, l’armée est arrivée au pouvoir.

 

COUP D’ÉTAT AU CONGO BRAZZAVILLE, UNE MAUVAISE BLAGUE

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Congolese President Denis Sassou Nguesso speaks with his Russia's counterpart Vladimir Putin during their meeting in Novo-Ogaryovo Putin's residence outside Moscow, on November 13, 2012. Congo's President is on an official visit in Moscow. AFP PHOTO/ POOL/ MAXIM SHIPENKOV RUSSIA-CONGO-DIPLOMACY

Le dimanche 17 septembre 2023, une folle rumeur a déferlé dans les réseaux sociaux faisant état d’une tentative de coup d’État en République du Congo. Cependant, les autorités congolaises démentent formellement. Selon les dernières infos, le président Denis Sassou-N’Guesso a écourté son voyage à New-York ou il se trouvait pour prendre part à la 78ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies.Après que cette « folle rumeur » (ou vérité?) soit propagée à travers les réseaux sociaux, Thierry Moungalla, le ministre congolais de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement, a dénoncé des informations fantaisistes et a appelé l’opinion publique congolaise au calme. « Des informations fantaisistes évoquent des événements graves qui seraient en cours à Brazaville. Le Gouvernement dément ces fake news. Nous rassurons l’opinion sur le calme qui règne et invitons les populations à vaquer sereinement à leurs activités », a tweeté l’officiel congolais.

 

 « Par cette publication, nous venons démentir toutes fausses informations en rapport avec le Congo », publie un média du Congo en réponse à ces insinuations de Coup d’Etat. Ces rumeurs de coup d’Etat interviennent alors que le président Denis Sassou N’Guesso, s’est envolé pour New-York où il prendra part à la 78ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies.

Quelques heures auparavant, le compte officiel de Denis Sassou-N’Guesso publiait ce post : « C’est ce Dimanche 17 Septembre 2023, que je suis arrivé à New-York, où je participerai à la 78ème Assemblée Générale des Nations Unies. Mon séjour dans cette ville est aussi l’occasion de renforcer les relations bilatérales et de promouvoir le sommet des trois bassins forestiers tropicaux qui se tiendra, à Brazzaville, le mois prochain. »

Visite de Kim Jong-un en Russie : pourquoi le dirigeant nord-coréen est-il suivi par un jeune homme muni d’un bloc-notes?

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Kim Jong-un est arrivé en Russie en début de semaine, pour son premier déplacement à l’étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le dirigeant nord-coréen a évidemment rencontré Vladimir Poutine, dans l’Extrême-Orient russe, et poursuivait notamment son voyage avec la visite, ce samedi, de la base aérienne de Knevichi, à Vladivostok. Accueilli par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, Kim Jong-un a pu découvrir les armes de pointes russes, dont un système de missiles hypersoniques, et observer des bombardiers Tu-160, Tu-95MS et Tu-22M3, rapporte l’AFP.

Que fait l’homme au bloc-notes ?

Durant toute sa visite, Kim Jong-un était accompagné de plusieurs membres de la délégation nord-coréenne, dont un jeune homme muni d’un bloc-notes. Ce dernier, qui suivait son dirigeant comme son ombre, a visiblement pris note de presque chaque parole du chef d’État. Mais quel est le travail de cet individu, que l’on voit sur toutes les photos de la visite ?

Selon Remco Breuker, spécialiste de la Corée à l’Université de Leyde (Pays-Bas), retranscrire les paroles du dirigeant nord-coréen est une marque de respect. “Tout ce que dit le grand dirigeant est tellement spécial en Corée du Nord qu’il faut l’écrire”, explique-t-il au Telegraaf. Il s’agit d’une sorte de coutume pour les Nord-Coréens, une manière de “montrer leur loyauté envers Kim Jong-un”. D’ailleurs, des haut gradés prennent aussi des notes lors des discours publics du chef d’État.

Cependant, il ne faut pas s’attendre à ce que ces notes servent ensuite de retranscription officielle des allocutions ou paroles de Kim Jong-Un, précise Remco Breuker. “Les notes sont réécrites et éditées, et c’est comme cela qu’elles sont ensuite rapportées dans les médias d’État”, explique l’expert.

                                                                                              Vincent Eboundane

Opinion : qu’attendre du dialogue national au Tchad ?

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Le Tchad a une fois de plus rendez-vous avec l’histoire à l’occasion du prochain Dialogue national inclusif et souverain qui démarre le 20 août 2022. Une rencontre qui est organisée après les attentes déçues de la Conférence nationale souveraine de 1993.

Pour l’ensemble des participants à cette vaste réflexion collective qui devra enfin poser les fondations d’un contrat social nouveau, il ne devra plus s’agir de vider les mots de leur substance comme lors des grandes assises nationales précédentes. Le peuple tchadien attend de ses représentants, qui les tiendront en haleine durant plusieurs semaines, un dialogue véritable, réellement inclusif et souverain.

Un dialogue pour tous
En effet, les chantiers sont colossaux et les espoirs sont immenses. Pour se hisser à la hauteur des enjeux qui l’interpellent, il est vital pour la classe politique de se défaire des réflexes du passé, des calculs et des appétits de pouvoir qui sont plus que jamais caducs et hors de propos au regard des défis historiques qui interpellent tous les citoyens tchadiens.

C’est dire que ce dialogue ne pourra être couronné de succès que s’il est mené comme une œuvre symphonique dans laquelle chaque Tchadien pourra trouver son compte.

Singularité historique
La singularité historique des prochaines assises tient au fait qu’il ne s’agit pas seulement d’élaborer une nouvelle loi fondamentale ou de toiletter l’arsenal juridique du pays et son corpus législatif, comme l’ont fait, en leur temps, les conférences nationales que nombre de pays africains ont connues durant le « printemps des libertés » des années 1990.

Un dialogue inclusif et souverain entre Tchadiens doit se donner également une priorité éthique et philosophique; celle-ci devra poser les fondements d’une nouvelle société tchadienne avec, à la clé, l’organisation d’élections générales crédibles et transparentes. On ne peut pas mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, ainsi que l’enseigne, à juste titre, une sagesse biblique que l’histoire a rarement démentie.

Nouveau départ obligatoire
Un dialogue national qui se réduirait à empiler de nouveaux textes de loi ou des réformes institutionnelles, comme cela fut fait par le passé, ne répondrait pas à la nécessité d’un nouveau projet de civilisation dont le Tchad a grand besoin.

Des années de guerres fratricides, de patrimonialisation de la fortune publique et de l’appareil d’Etat, l’agonie rampante du système éducatif, la déliquescence du système de santé et l’effondrement quasi généralisé des valeurs ne peuvent être surmontés par les seules voies du juridisme dont les pouvoirs africains sont si souvent coutumiers lorsqu’ils font face à l’urgence de refonder la société et l’Etat.

Prendre en compte les aspirations des Tchadiens
L’enjeu majeur de la refondation du Tchad, dans les mois et les années à venir, sera de faire advenir une culture citoyenne et républicaine nouvelle qui rendra possible le grand bond citoyen de la culture de la médiocrité vers la culture de l’excellence.

Cette mutation historique et philosophique, vitale pour la refondation du Tchad, commence par le respect du droit sacré pour le peuple souverain de choisir librement ses représentants. C’est un truisme de dire que, depuis son accession à l’indépendance, le 11 août 1960, le peuple tchadien attend toujours le moment du grand basculement historique où il pourra se reconnaître dans ses représentants parce qu’il les aura librement choisis

Qu’il s’agisse du choix de son leader central, précisément le chef de l’Etat, ou la désignation de ses représentants aux postes électifs locaux, l’électeur citoyen est victime d’un viol constant de sa citoyenneté. Ce travestissement récurrent de la démocratie représentative a été rendu possible par le primat de la force des armes sur la démocratie.

Faire vivre la République
Dès lors que ce hiatus a été érigé en mode de conquête et de gestion du pouvoir d’Etat, il s’est ensuivi au Tchad, depuis six décennies, l’absence de reddition des comptes dans la gestion des affaires de l’Etat, le respect à géométrie variable de la norme républicaine et l’impunité des « intouchables » en raison d’une immunité accordée à un clan, à une coterie politique ou à une fraternité mafieuse.

Comment demander, dès lors, à ceux-là qui ne font carrière en politique qu’en foulant aux pieds les lois de la République, de faire vivre l’esprit républicain ?

Le premier critère qui confirmera le caractère inclusif et souverain du prochain dialogue ne sera ni sa représentativité ni ses conclusions, mais le respect de la volonté du peuple souverain à l’occasion des prochaines élections générales.

TCHAD, opération de charme de Mahamat Idriss Deby pour un dialogue véritablement inclusif

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Les Nations unies et l’Union africaine appellent à plus d’inclusivité du dialogue national qui s’est ouvert ce samedi (20.08.2022) à N’Djamena. Ce dialogue devait durer trois semaines et regroupe environ 1.400 représentants des composantes de la nation tchadienne sous la présidence de la junte militaire.

Organisé plus d’un an après le décès de l’ancien président Idriss Déby, ce dialogue est censé aboutir à l’organisation d’élections libres et transparentes afin de remettre le pouvoir aux civils.

Mais aussitôt ouverts, les travaux ont été suspendus pour reprendre ce mardi (23.08.2022), le temps de convaincre certains absents de rejoindre la table des discussions.

Pression pour plus d’inclusion
L’idée d’échanger avec les acteurs qui boycottent le dialogue est soutenue notamment par le représentant du secrétaire général des Nations unies auprès de l’Union africaine, le gabonais Parfait Onanga-Anyanga, et le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.
Ceux-ci ont exhorté les autorités de la transition à tout faire pour impliquer les acteurs qui refusent jusqu’ici de coopérer. Les deux diplomates ont également appelé les mécontents à faire un pas en avant, pour s’inscrire dans la logique d’inclusion et de réconciliation.

Parmi les absents au dialogue, il y a Abakar Tollimi, le président du Conseil national de la résistance pour la démocratie (CNRD) et membre du Conseil de concertation et de réflexion (CPCR) créé à Doha au Qatar. Selon lui, c’est la surreprésentation des participants proches de la junte militaire qui pose problème.

« Parmi les participants, il y a à peu près 1.200 et même plus qui sont des partisans du Conseil militaire de transition (CMT) ainsi que du parti MPS (ancien parti au pouvoir) et ses alliés. Alors, s’il faut venir pour applaudir, nous ne sommes pas preneurs. Moi je pense que la balle est dans leur camp. D’ailleurs nous avons dit à Doha que nous restions ouverts et disponibles au dialogue à tout moment »

Les exigences du parti « Les transformateurs »
L’opposant Succès Masra, président du parti Les Transformateurs boycotte également les travaux du dialogue national tchadien. Tout en se disant ouvert, il exige la mise sur pied d’un comité paritaire d’organisation de ce dialogue.

« Nous restons très disponibles. Ce que nous demandons c’est une parité des gens qui pourront demain avoir la possibilité d’influencer les décisions. Et ce, de manière à ce que nous ayons des vrais débats avec des délégués choisis dans les deux camps qui vont débattre de tous les problèmes politiques majeurs qui ont été des soucis dans ce pays. Ce sera le dialogue du peuple dans lequel il y aura la parité, l’égalité et la justice. Les membres du Conseil militaire de transition, s’ils ne respectent pas leurs engagements ils ne méritent aucune bienveillance », prévient le jeune politicien tchadien.

Le leader du mouvement rebelle, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), Mahamat Ali Mahadi, dont l’insurrection en avril 2020 sur le territoire tchadien avait entraîné la mort du président Déby, a indiqué que sa participation n’était pas à l’ordre du jour. Dans un message à la DW, il indique vouloir suivre l’évolution des discussions avant de donner suite à cet appel de la communauté internationale. Idem pour la plateforme de l’opposition Wakit-Tama.

Tchad : dialogue national inclusif ou l’heure de vérité

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Le dialogue national inclusif entre l’opposition civile, militaire et la junte au pouvoir au Tchad, s’est ouvert samedi 20 août pour trois semaines, avec pour objectif de « tourner la page » de la transition et permettre d’organiser des « élections libres et démocratiques », selon le gouvernement de transition du Tchad.

A l’ouverture de cette rencontre à laquelle prenaient part 1400 délégués, notamment, de grandes figures de la rébellion tchadienne et le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat ainsi que le représentant du SG de l’Union africaine (UA), Parfait Anyanga.

Prononçant un discours à l’ouverture des travaux, le président tchadien de la transition, Mahamat Idriss Deby, a notamment demandé pardon au nom de son père, le défunt Idriss Déby Itno, mais également au nom de tous les anciens présidents du Tchad.

« Le pardon est la plus belle victoire. Il nous faut le pardon pour une victoire sur nous-mêmes », a souligné le président tchadien.« A la sortie de ce dialogue, je rêve de la renaissance d’un Tchad tourné vers l’avenir, où la justice sociale sera une véritable réalité », a-t-il ajouté.

Sur sa page officielle, l’Organisation des Nations unies (ONU) a relevé qu’« aujourd’hui est un nouveau jour pour le peuple tchadien » soutenu par la communauté internationale « depuis fort longtemps ».

L’ONU a émis le vœu que la rencontre de N’djamena « serve de retrouvaille pour passer au crible les maux dont souffre le Tchad ».

Après la cérémonie d’ouverture ce samedi, les travaux du dialogue commenceront à partir de mardi après-midi pour permettre au comité d’organisation de procéder à des ajustements organisationnels, a indiqué ce comité aux invités.

Ce dialogue, qui devait initialement se tenir en février dernier avant d’être plusieurs fois repoussé, s’ouvre moins de deux semaines après la signature, à Doha, d’un accord entre le gouvernement de transition du Tchad et une quarantaine de groupes politico-rebelles tchadiens.

Au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno, son fils, le jeune Général Mahamat Idriss Déby Itno, avait été proclamé président à la tête d’un Conseil militaire de transition de 15 généraux.

Il avait aussitôt promis des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois, après un « dialogue national inclusif » avec l’opposition politique et les innombrables mouvements rebelles.

apports: La Russie va observer un cessez-le-feu dans 2 zones de l’Ukraine

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L’armée russe observera un cessez-le-feu dans deux régions de l’Ukraine à partir de samedi pour permettre aux civils d’évacuer, ont rapporté les médias d’État russes, mais il n’y a pas eu de confirmation immédiate de l’Ukraine. Ce serait la première percée pour permettre aux civils d’échapper à la guerre.

Le communiqué du ministère russe de la Défense a déclaré qu’il avait convenu de routes d’évacuation avec les forces ukrainiennes pour permettre aux civils de quitter le port stratégique de Marioupol dans le sud-est et la ville orientale de Volnovakha « à partir de 10 heures.m heure de Moscou ». Il n’était pas immédiatement clair, d’après la déclaration rédigée en termes vagues, combien de temps les routes resteraient ouvertes.

Des réfugiés, principalement des femmes avec enfants, attendent d’être transportés au poste frontière de Medyka, en Pologne, le samedi 5 mars 2022, après avoir fui l’Ukraine. (AP Photo/Markus Schreiber)© Fourni par Associated Press Des réfugiés, principalement des femmes avec enfants, attendent d’être transportés au poste frontière de Medyka, en Pologne, le samedi 5 mars 2022, après avoir fui l’Ukraine. (AP Photo/Markus Schreiber)

Le chef du Conseil de sécurité ukrainien, Oleksiy Danilov, avait appelé la Russie à créer des couloirs humanitaires pour permettre aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées d’échapper aux combats, qualifiant ces couloirs de « question n° 1 ».

Alors que les forces russes frappent des endroits stratégiques, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s’en est pris à l’OTAN pour avoir refusé d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de son pays, avertissant que « toutes les personnes qui meurent à partir de ce jour mourront aussi à cause de vous ».

L’OTAN affirme qu’une zone d’exclusion aérienne pourrait provoquer une guerre généralisée en Europe avec la Russie dotée de l’arme nucléaire. Mais alors que les États-Unis et d’autres membres de l’OTAN envoient des armes à Kiev et que plus de 1 million de réfugiés se déversent sur le continent, le conflit attire déjà des pays bien au-delà des frontières de l’Ukraine.

La Russie continue de sévir contre les reportages des médias indépendants sur la guerre, bloquant également Facebook et Twitter, et de plus en plus de médias disent qu’ils suspendent leur travail à l’intérieur du pays.

Et dans un avertissement d’une crise de la faim à venir, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies affirme que des millions de personnes en Ukraine, un important fournisseur mondial de blé, auront besoin d’une aide alimentaire « immédiatement ».

Le président ukrainien devait informer les sénateurs américains samedi lors d’une vidéoconférence alors que le Congrès examine une demande de financement d’urgence de 10 milliards de dollars pour l’aide humanitaire et les besoins en matière de sécurité.

Dans un discours amer et émouvant vendredi soir, Zelenskyy a critiqué l’OTAN sur l’absence d’une zone d’exclusion aérienne, affirmant qu’elle dénouerait complètement les mains de la Russie alors qu’elle intensifie son attaque aérienne. « L’alliance a donné le feu vert au bombardement des villes et villages ukrainiens », a-t-il déclaré, avertissant que « l’histoire de l’Europe s’en souviendra pour toujours ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a exclu vendredi la possibilité d’une zone d’exclusion aérienne, affirmant que les avions de l’OTAN devraient abattre des avions russes.

Dans un message vidéo séparé aux manifestants anti-guerre dans plusieurs villes européennes, Zelenskyy a continué à appeler à l’aide. « Si nous tombons, vous tomberez », a-t-il dit.

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion publique lundi sur l’aggravation de la situation humanitaire. L’ONU estime que 12 millions de personnes en Ukraine et quatre millions fuyant vers les pays voisins dans les mois à venir auront besoin d’aide humanitaire.

Alors que la vaste colonne blindée russe menaçant la capitale ukrainienne restait bloquée à l’extérieur de Kiev, l’armée de Poutine a lancé des centaines d’attaques de missiles et d’artillerie sur des villes et d’autres sites à travers le pays.

Les forces russes n’ont pas fait de progrès significatifs vendredi dans leur offensive visant à couper l’accès de l’Ukraine à la mer Noire et à la mer d’Azov, ce qui porterait un coup sévère à son économie. Il n’y a pas eu non plus de changements dans le nord et l’est, où l’offensive russe est au point mort, rencontrant une résistance ukrainienne féroce.

Le conseiller présidentiel ukrainien Oleksiy Arestovich a déclaré que les batailles impliquant des frappes aériennes et de l’artillerie se poursuivaient au nord-ouest de Kiev, et que les villes du nord-est de Kharkiv et d’Okhtyrka avaient essuyé des tirs nourris.

Il a déclaré que les forces ukrainiennes tenaient toujours la ville de Tchernihiv, dans le nord du pays, et la ville de Mykolaïv, dans le sud du pays. L’artillerie ukrainienne a également défendu la plus grande ville portuaire d’Ukraine, Odessa, contre les tentatives répétées des navires russes, a-t-il déclaré.

Plus de 840 enfants ont été blessés dans la guerre et 28 ont été tués, selon le gouvernement ukrainien. Un total de 331 civils ont été confirmés tués, mais le nombre réel est probablement beaucoup plus élevé, a déclaré le bureau des droits de l’homme de l’ONU.

La gare centrale de Kiev était toujours bondée de personnes désespérées de fuir la capitale. « Les gens veulent juste vivre », a déclaré une femme, Ksenia.

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