lundi, mai 20, 2024
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SOMMET DU MOUVEMENT DES NON-ALIGNES, LE PRÉSIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUDERA EST DORES ET DÉJÀ À KAMAPALA EN OUGANDA

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C’est en fin d’après-midi du jeudi 18 Janvier 2024 que,  l’aéronef ayant à son bord  le Président de la République Centrafricaine, le Professeur Faustin Archange Touadera a atterri à l’aéroport international de Kamapala, capitale nationale et économique de l’Ouganda. Ville éponyme qui abritera du 19 au 20 janvier le 19e Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Mouvement des Non-Alignés qui regroupe une centaine de pays.

 

C’est donc près de 120 pays qui prendront part à cet important rendez-vous, premier du genre. Au menu des échanges qui vont meubler ce sommet, il y aura l’insécurité alimentaire, du changement climatique, du financement du développement et de la question de la dette. Le ministre ougandais des Affaires étrangères, le général Jeje Odong a déclaré que le monde avait besoin de multilatéralisme et de solidarité, pour faire face à ses nombreux défis.

 

Créé en 1961 lors de la conférence de Belgrade dans l’esprit et la continuité de la conférence de Bandoung en Indonésie en 1955, le mouvement des pays non alignés a regroupé les Etats qui ne voulaient pas s’engager dans la logique d’affrontement entre l’Est et l’Ouest mais au contraire, favoriser l’indépendance réélle des pays du Sud dans le cadre de la décolonisation.

Mais que reste-t-il de ce mouvement des non-alignés et qu’est ce qui a motivé sa création, il y a plus de 60 ans ?

Pour Dany Ayida, « il n’en reste pas grand-chose car la guerre froide est terminée, les intérêts de ce monde multipolaire ont changé et l’ONU continue d’occuper une place avec une tribune où chaque pays peut venir défendre ses intérêts, et les fondements du mouvement n’existent plus. »

 

 

Présidé actuellement par l’Ouganda, le Mouvement des Non-Alignés compte 53 pays d’Afrique, 39 d’Asie, 26 d’Amérique Latine et des Caraïbes et 2 pays d’Europe. Il faut ajouter à cela la Palestine et 17 autres pays observateurs. Les pays non-alignés, qui affichent une certaine autonomie face aux grandes puissances, prônent le multilatéralisme et la solidarité pour faire face aux nombreux défis du monde.

SIGNATURE DUN ACCORD CADRE DE 200 MILLIONS DE DOLLARS ENTRE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN ET L’ALLIANCE DES BRICS POUR LA CONSTRUCTION D’UN NOUVEL AEROPORT INTERNATIONAL

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En visite de travail en République Centrafricaine depuis le 15 Janvier dernier, l’Alliance des Brics sous la conduite de sa présidente madame Larisa ZELENTOVA a, signé ce jeudi 17 janvier 2024 sous l’égide du président de la République Centrafricaine, le Prof  Faustin Archange Touadéra, un accord-cadre avec le gouvernement Centrafricain. Cet accord qui vise la construction d’un aéroport  aux normes internationales constitué de deux terminales, six pistes d’atterrissage, des hôtels cinq étoiles et des centres commerciaux. C’est un  projet qui sera réalisé sur un nouveau site et entièrement financé à hauteur de de 200 Millions de Dollars par des Emirat Arabes Unis

A en croire le Chef de Projet Eng Sol Holding, Dr Abdulaziz ALKHUWAITER « Cet accord intervient à point nommé car, au regard de l’enclavement de la RCA, l’aéroport constitue une porte d’entrée principale… je remercie le Président de la Réûblique le Prof Touadera pour sa confiance et sa vision placée pour ce projet qui aura des impacts sociaux et économiques positifs sur la République Centrafricaine.

Occasion pour la présidente de l’Alliance des BRICS Madame Larisa ZELENTOVA de saluer la détermination du Président Touadera pour sa franche collaboration avec les BRICS qui,  sont d’ailleurs  disposés à mettre en œuvre de nombreux projets en faveur du développement de la République Centrafricaine.

 

Une importante délégation des pays membres du Brics reçue par le Président Faustin Archange Touadera à Bangui

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La délégation du BRICS conduite par madame Larisa Zelentsova, par ailleurs, présidente de l’Alliance internationale du Brics a, été reçue par le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera. Au  menu des échanges, la finalisation de l’adhésion du de la RCA dans cette alliance qui représente à ce jour plus de 44 pour cent du BIP mondial, mais aussi une batterie de projets que le BRICS entend réaliser en République Centrafricaine.

Des projets d’envergure  pour transformer la RCA

Parmi ces projets d’envergures on peut citer

– La construction d’un nouvel aéroport international pour les vols commerciaux et les vols cargo. Avec une grosse zone franche y compris des hôtels 4 et 5 étoiles et un gigantesque centre commercial. À en croire le chef de la délégation, ce gigantesque projet sera entièrement financé par les Émirats arabes unis et fera de la RCA un hub en Afrique. La Chine quant elle est, favorable à la construction d’un vaste réseau de chemin de fer qui va relier la RCA au Soudan par le nord-est (route de soie), ensuite au Tchad vers le nord; et enfin au Cameroun à l’Ouest. Ledit  chemin de fer facilitera à coups surs le désenclavement de la Centrafrique en lui donnant une ouverture vers plusieurs ports du continent. Les investisseurs russes présents dans cette forte délégation, envisage installer un réseau de télécommunications en 5G pour le bien du peuple centrafricain. l’Inde, l’un des pays fondateurs de cette alliance, à travers certaines entreprises projette la construction et de lancement d’un satellite centrafricain

– La construction et le lancement d’un satellite centrafricain. Il faut noter que ledit projet sera co-financé par ses entreprises indiennes et l’État centrafricain.

L’urgence de réaliser ses projets d’envergure en RCA

Pour le président Touadera “Je voudrais vous rassurer que ces projets sont en adéquation avec ma vision du développement de la République Centrafricaine…il  n’y a plus de temps à perdre car ses projets doivent être vite réalisés après que tous les contrats seront signés avec les départements ministériel concernés. Le chef de la délégation du Brics en RCA,  Larisa Zelentsova s’est dite satisfaite et déterminée à travailler avec le gouvernement centrafricain et son chef de l’État afin que la RCA soit un modèle de développement sur tout le continent africain.

Il faut rappeler que c’est la deuxième visite du genre en terre centrafricaine, que la RCA est jusqu’ici partenaire externe du BRICS. Qu’en Afrique Centrale que seule la Guinée Equatoriale a, de marinière formelle déposé sa demande d’adhésion.

 

DAOUD YAYA BRAHIM ET HALIKI CHOUA, EMPORTES PAR LE SEXE

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le Premier ministre de transition accepte la démission de deux ministres et les remercie pour le service rendu à la nation

Le ministre de la Défense, Daoud Yaya Brahim et  à Haliki Choua  Secrétaire général du gouvernement ont,  remis leurs lettres de démission au premier ministre chef du gouvernement à la suite du scandale des sextapes qui a secoué le gouvernement tchadien. il faut dire que depuis plusieurs jours, des vidéos intimes, ont longuement circulé sur les réseaux sociaux. dans l’une des vidéos, on peu bien voir le général cinq étoile par ailleurs ministre de la défense nationale du Tchad en train de chevaucher une jeune demoiselle qui, à en croire certaines sources, serait venue poser le problème d’établissement de son passeport à ce denier.

Cette double démission crée un choc au sein du gouvernement, mettant en évidence la gravité de l’affaire et l’urgence de prendre des mesures pour rétablir la confiance du public. La démission du ministre de la Défense Daoud Yaya Brahim et celle du ministre SGG Haliki Choua marquent une étape cruciale dans la gestion de cette affaire de sextape, qui continue de faire des vagues au sein de la scène politique.

Bassin Bornéo Mékong – Asie du Sud-Est

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Le Bassin Bornéo – Mékong – Asie du Sud-Est, troisième puits de carbone mondial, est composé de deux sous-régions, celle de l’île de Bornéo et celle du fleuve Mékong. Le Mékong est l’un des plus grands fleuves au monde, traversant 6 pays : la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam qui se partagent les ressources naturelles et les terres qui l’entourent. Bornéo, quatrième plus grande île du monde, est partagée entre le Brunei, la Malaisie et l’Indonésie. L’île représente seulement 1% des terres de la planète, mais détient environ 6% de la biodiversité mondiale dans ses forêts tropicales, qui constituent le lieu de vie des populations locales et des peuples autochtones, qui en dépendent aussi bien pour leur alimentation et leur approvisionnement en eau potable.

Au détour des marécages, des mangroves, des forêts de plaine et de montagne, plus de 15 000 plantes, dont 6 000 endémiques, peuvent être rencontrées. Parmi les espèces figurent les orangs-outans et les éléphants de Bornéo ainsi que les plantes carnivores géantes, et d’autres espèces menacées comme le tigre de Sumatra et le rhinocéros de Sumatra.

Le bassin a perdu environ 80 millions d’hectares de forêts entre 2005 et 2015, ce qui se traduit par un taux de perte forestière d’environ 8 millions d’hectares par an. De cette perte forestière, l’Indonésie représentait près des deux tiers, suivi de la Malaisie, le Myanmar et le Cambodge.

La déforestation s’explique par une forte croissance démographique et une urbanisation exponentielle et pour des raisons exclusivement économiques afin de répondre aux besoins des industries de l’huile de palme, du caoutchouc, de la pâte à papier ou du commerce du bois. Ces transformations ne sont pas sans conséquences sur l’écosystème de l’archipel : diversité biologique en péril, contamination des nappes phréatiques et appauvrissement des sols dû à l’usage de pesticides. L’extension massive des cultures de palmiers à huile pour la fabrication d’agrocarburants pourrait entraîner la destruction des dernières forêts primaires de la zone.

D’un point de vue politique, l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) regroupe 10 États membres, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande et les Philippines, le Brunei, le Vietnam, le Laos, le Myanmar et le Cambodge, ayant pour but de renforcer la coopération entre ses membres et d’offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et peser en commun dans les négociations internationales.

Bassin de l’Amazonie

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Le Bassin de l’Amazonie est la plus vaste forêt tropicale de la planète, traversée par le fleuve le plus important du monde en débit et le deuxième en longueur, l’Amazone. Il s’étend sur 9 pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil, représentant à lui seul 60 % de la forêt amazonienne, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, le Venezuela, la Bolivie, la Guyane française, le Suriname et la République du Guyana. L’Amazonie contient 550 millions d’hectares de forêts denses, le tiers des forêts tropicales humides restantes de la planète, soit près de 390 milliards d’arbres représentant 13% des arbres de la planète.

Il abriterait 10% de la biodiversité mondiale avec 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d’eau douce et plus de 370 de reptiles, en plus d’autres espèces encore méconnues et non répertoriées. Par sa diversité d’habitat et de zones humides, la région accueille des milliers d’espèces forestières tels que le héron agami, le coq de roche, le paresseux, le singe araignée, ou bien des espèces vivant en milieu humide telles que la loutre géante et le caïman noir. Bien qu’une portion significative du bassin amazonien ait été défrichée, la plus grande partie de la forêt humide reste relativement peu dérangée par les humains. Il comporte de nombreuses zones de conservation naturelle et de nombreux territoires indigènes où des ethnies vivent sous des statuts de protection.

Cependant, le bassin a perdu depuis 1970 plus de 20 % de sa forêt originelle. Les activités anthropomorphiques ainsi que le dérèglement climatique sont responsables de la dégradation et de la destruction des écosystèmes de la région. Les forêts amazoniennes souffrent à mesure qu’augmente la demande mondiale et la production intensive de produits agricoles, où des millions d’arbres sont abattus ou brûlés pour laisser la place à de vastes zones de culture et de pâturage. Certaines routes qui offrent la possibilité d’exploiter des forêts jusqu’alors inaccessibles, perturbent la connectivité des rivières et fractionnent les territoires de nombreuses espèces aquatiques. L’extraction de l’or et d’autres ressources minérales précieuses, l’exploitation de pétrole, la surexploitation des forêts ou encore la surpêche témoignent du pouvoir d’attraction des ressources naturelles de la région. La hausse des températures et la diminution des précipitations sont à l’origine de sécheresses d’une ampleur historique qui assèchent les cours d’eau, déciment les populations de poissons, flétrissent les cultures et provoquent des incendies de forêt.

Le bassin Amazonien dispose d’une organisation, l’OCTA (Organisation du traité de coopération) regroupant huit États ayant en commun la forêt amazonienne, qui ont signé le Traité de coopération amazonienne (TCA). L’OCTA, avec une vision large du processus de coopération Sud-Sud, travaille dans différentes dimensions dans le cadre de la mise en œuvre du TCA: politico-diplomatique, stratégique et technique, en créant des synergies entre les gouvernements, les organisations multilatérales, les agences de coopération, la société civile organisée, les mouvements sociaux, la communauté scientifique, les secteurs productifs et la société dans son ensemble.

Bassin du CONGO

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Le Bassin du Congo représente la deuxième forêt tropicale du monde en termes de superficie, après celle du bassin de l’Amazonie. Cette immense forêt de 286 millions d’hectares s’étend sur six pays d’Afrique centrale : la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Gabon et la Guinée équatoriale, représentant 6% de la surface forestière planétaire.

Il joue donc un rôle crucial dans la stabilité du climat mondial, avec un couvert forestier et des tourbières séquestrant l’équivalent de 10 années d’émissions mondiales de CO2.

Plus de 10 000 espèces de plantes tropicales et d’espèces menacées se trouvent dans la région, dont 30% endémiques, comme les éléphants de forêt, les gorilles de plaine et de montagne, et les okapis. Au total, plus de 400 espèces de mammifères, 1000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons s’y trouvent.

Le bassin du Congo est aujourd’hui profondément menacé par l’action anthropique. Actuellement peuplé de 185 millions d’habitants, la population devrait doubler d’ici à 2050. L’étalement résidentiel, l’agriculture familiale et le développement d’infrastructures vont accélérer le processus de déforestation, en plus des activités industrielles. La zone regorge de ressources naturelles, impliquant l’exploitation de minerais dont certains sont fortement demandés par l’industrie technologique et numérique, le bois, les pierres précieuses, et le pétrole, dont les contrats pétroliers, pas encore exploités, ont été attribués dans des aires protégées de la zone.

D’un point de vue politique et technique, le bassin du Congo apparaît comme l’écosystème le plus structuré. Par la volonté des chefs d’Etat, exprimée lors de la Déclaration de Yaoundé en 1999, les pays d’Afrique centrale se sont dotés de la première instance politique et technique d’orientation, de coordination, d’harmonisation, et de décision en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers et de savanes en Afrique centrale. En 2005, les pays d’Afrique centrale ont adopté le premier plan de convergence pour l’harmonisation, la coopération sous régionale, le développement et le renforcement des politiques de gestion durable des écosystèmes forestiers et de la biodiversité. Pour assurer une participation active des pays dans le processus d’opérationnalisation des mécanismes prévus, et faire valoir leurs intérêts au regard du rôle déterminant que jouent les écosystèmes naturels du bassin du Congo dans le maintien et la régulation de l’équilibre écologique mondial, les pays d’Afrique centrale sous l’impulsion conjointe du Président Sassou-Nguesso et du Roi Mohamed VI, hôte de la COP 22, se sont dotés d’une Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) en 2016, sous l’égide de l’Union Africaine, comprenant tous les états du bassin hydrographique étendu du Congo et de bassins voisins de l’Atlantique, l’Océan Indien et le Maroc, membre associé originel. Elle a pour objet d’accélérer la mise en œuvre de la transition climatique et de la transformation économique du Bassin du Congo dans une logique de développement durable.

Mot du Président Denis Sassou-Nguesso Président de la Commission Climat du Bassin du Congo Président

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Congolese President Denis Sassou Nguesso speaks with his Russia's counterpart Vladimir Putin during their meeting in Novo-Ogaryovo Putin's residence outside Moscow, on November 13, 2012. Congo's President is on an official visit in Moscow. AFP PHOTO/ POOL/ MAXIM SHIPENKOV RUSSIA-CONGO-DIPLOMACY

Un engagement collectif pour un avenir durable

Chers participants,

La Décennie 2021-2030, proclamée par les Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, lance un appel à la mobilisation mondiale face à l’urgence environnementale et climatique qui menace notre précieuse planète. En ces temps critiques, nous devons agir de manière concertée et déterminée pour préserver les 350 millions d’hectares d’écosystèmes, représentant un investissement colossal de 1000 milliards de dollars selon les estimations des experts des Nations Unies.

Les récents rapports du GIEC sont sans équivoque: Si nous aspirons à atteindre l’ambition de l’Accord de Paris, fixant comme objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici 2050, il est impératif de préserver et de restaurer les écosystèmes de biodiversité ainsi que les forêts tropicales.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et soulignent l’immensité des défis qui se dressent devant nous. Les Trois Bassins, abritant 80% des forêts tropicales mondiales et les deux tiers de la biodiversité terrestre, jouent un rôle vital dans cette lutte. De surcroît, face à l’accélération du changement climatique et à ses conséquences de plus en plus néfastes pour les communautés humaines, les espèces animales et végétales, les Trois Bassins portent une responsabilité majeure en tant que poumons de la planète, régulateurs mondiaux de l’équilibre carbone et gardiens de la biodiversité.

Douze ans après un premier sommet mémorable, j’ai pris la décision, en collaboration avec le Président de la République du Brésil et le Président de la République d’Indonésie, d’accueillir à Brazzaville le Sommet des Trois Bassins des Écosystèmes de Biodiversité et des Forêts Tropicales.

Cette édition, placée sous les auspices des Nations Unies et de l’Union Africaine, marque un tournant fondateur pour notre Coalition Mondiale.

Nous avons l’ambition de rassembler, lors de cette rencontre de haut niveau, l’ensemble de nos pays composant les Trois Bassins, autour de la création d’une alliance mondiale des écosystèmes dotée d’une gouvernance basée sur une coopération Sud-Sud.

Toutefois, nous appelons également les pays de l’OCDE, nos partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, le secteur privé, les institutions financières, la philanthropie mondiale, les représentants de la société civile et les gouvernements locaux à se joindre à cette démarche ambitieuse.

Wangari Maathai, figure de proue kenyane et première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix en 2004, affirmait avec justesse “Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”.

Ensemble, nous avons le devoir et le pouvoir de léguer aux générations futures un héritage de préservation et de protection de notre planète. Votre présence et votre engagement lors de ce sommet crucial sont essentiels pour mener à bien cette noble mission.

Je vous remercie.

Denis Sassou-Nguesso Président de la République du Congo Président de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Sommet des Trois Bassins aura lieu en octobre 2023 à Brazzaville

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Alors que l’Amazonie, le bassin du Congo et l’Asie du Sud-Est représentent 80 % des forêts tropicales à travers le monde et regroupent les deux tiers de la biodiversité terrestre, le Sommet des Trois Bassins se tiendra du 26 au 28 octobre 2023 à Brazzaville.

Ce sommet pour la préservation et la restauration des trois poumons verts de la planète repose sur les trois objectifs suivants :

  • Promouvoir la coopération scientifique et technique, renforcer les capacités et accroître l’influence dans les forums multilatéraux en faveur de la défense de l’environnement.
  • Établir une gouvernance mondiale efficace pour gérer les défis environnementaux et climatiques à l’échelle planétaire.
  • Élaborer une stratégie commune visant à stimuler les projets d’investissement visant à lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité.

Le Sommet s’organisera autour de trois sessions : une  session technique le 26 octobre, une session ministérielle le 27 octobre, et une session de haut-niveau le 28 octobre. La question de la gouvernance régionale et mondiale, les plans d’investissement intégrés, les mécanismes financiers et le marché du carbone, et la coopération scientifique constitueront les principaux axes de réflexion.

L’ATIBT suivra de près cet événement, belle opportunité de se concerter au niveau international pour une gestion durable des forêts tropicales toujours plus efficace.

 

Après le Mali et le Burkina, l’armée française chassée du Niger

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A l’issue d’un bras de fer de deux mois avec le régime militaire nigérien, le président Emmanuel Macron a fini par annoncer dimanche le retour à Paris de l’ambassadeur à Niamey et le retrait du Niger des troupes françaises « d’ici la fin de l’année ».

Ce retrait des 1.500 militaires français basés au Niger, qui était avant le coup d’Etat du 26 juillet l’un des derniers alliés de Paris au Sahel, intervient après ceux du Mali et du Burkina Faso, où la France a déjà été poussée vers la sortie par des juntes hostiles. « La France a décidé de ramener son ambassadeur. Dans les prochaines heures notre ambassadeur avec plusieurs diplomates rentreront en France », a déclaré M. Macron lors d’un entretien télévisé dimanche soir.

 

Après avoir refusé pendant plusieurs semaines de rappeler Sylvain Itté, son diplomate en chef au Niger, dont le régime réclamait le départ, M. Macron a fini par mettre fin à une situation intenable. L’ambassadeur et son équipe étaient dans l’ambassade française, ne bénéficiant plus de l’immunité diplomatique et passibles d’expulsion dès lors qu’ils en sortiraient. Ils voyaient en outre leurs réserves de nourriture et d’eau s’épuiser.

Les militaires au pouvoir à Niamey ont célébré dimanche soir « une nouvelle étape vers la souveraineté du Niger ». « Les troupes françaises ainsi que l’ambassadeur de France quitteront le sol nigérien d’ici la fin de l’année. C’est un moment historique qui témoigne de la détermination et de la volonté du peuple nigérien », ont-ils indiqué dans un communiqué lu à la télévision nationale. « Toute personne, toute institution ou structure dont la présence menace les intérêts et les projections de notre pays devront quitter la terre de nos ancêtres qu’ils le veuillent ou non », poursuit le texte.

La France refusait de céder aux « injonctions » des militaires au pouvoir. Elle continue, comme l’a répété le président Macron dimanche soir, de considérer le président renversé Mohamed Bazoum, détenu depuis fin juillet avec sa femme et son fils à la résidence présidentielle, comme « la seule autorité légitime » du pays. Mais Paris, qui comptait sur une intervention de la Cedeao (communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) pour rétablir M. Bazoum et l’ordre constitutionnel, n’avait plus guère d’options pour se maintenir au Niger. « Nous mettons fin à notre coopération militaire avec les autorités de fait du Niger, car elles ne veulent plus lutter contre le terrorisme », a également annoncé le président français.

– Relations exécrables-

Depuis leur prise de pouvoir, les militaires dirigés par le général Abdourahamane Tiani ont dénoncé les accords de coopération de défense entre Paris et Niamey. Ils affirment que la force française est présente « illégalement » au Niger. Des manifestations ont régulièrement lieu dans la capitale pour demander leur départ. Ils restent pour l’heure campés dans leurs bases. « C’est la fin de cette coopération », a fini par acter le président Macron, assurant que les troupes rentreraient « de manière ordonnée dans les semaines et les mois qui viennent », et que le retour serait effectif « d’ici la fin de l’année ».  « Nous nous concerterons avec les putschistes parce que nous voulons que ça se fasse dans le calme », a cependant précisé le président français.

 

Après dix années d’opération militaire antiterroriste dans le Sahel, le France ne dispose désormais que d’une présence au Tchad (1.000 soldats) dans cette région. Pourtant, l’opération « Barkhane a été un succès », a assuré M. Macron, répétant que Paris était intervenu à la demande du Mali, du Burkina Faso et du Niger. « Sans celle-ci, la plupart de ces pays auraient déjà été pris par des califats territoriaux et des jihadistes », a martelé le président, dans un discours toujours très virulent à l’égard des juntes au Sahel.

« Nous ne sommes pas là pour être les otages des putschistes », a-t-il dit. « Les putschistes sont les amis du désordre », a estimé M. Macron, soulignant que les attaques jihadistes faisaient « des dizaines de morts chaque jour au Mali » et qu’elles avaient repris de plus belle au Niger. « Je suis très inquiet pour cette région », a poursuivi M. Macron. « La France, parfois seule, a pris toutes ses responsabilités et je suis fier de nos militaires. Mais nous ne sommes pas responsables de la vie politique de ces pays et on en tire toutes les conséquences ».

Nouvelle illustration des relations exécrables entre Paris et Niamey, le Niger a interdit dimanche son espace aérien aux avions français.

 

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