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Football: Denise Nyakeru invite les jeunes âgés de 15 à 20 ans à s’inscrire au programme «Excellentia Jeune Talents» pour leurs « promotions »

Par Siméon Isako

Pour une première en RDC, du 15 au 26 mars 2021 il sera lancé un camp d’entraînement du Real Madrid Club dénommé, «Fundacion Real Madrid Clinique ».

Cette réalité a été possibilisée grâce à la collaboration entre la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et Grow Africa à travers le programme « Excellentia Jeune Talents ».


Dans un spot publicitaire qui explique l’importance de ce programme, la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi encourage les jeunes garçons et filles à tenter leur chance.
Ce projet Camp Real Madrid doit réunir 300 jeunes footballeurs dont 200 garçons et 100 filles âgés entre 15 à 20 ans à Kinshasa.

Du 15 au 26 mars, les retenus sur la page facebook « To Tombola Ndembo« , apprendront la philosophie et la méthodologie du football, sous la direction des entraîneurs venant du Real Madrid Academy.

À la fin, 5 meilleurs jeunes seront boursiers par la Fondation de la première dame de la RDC pour parfaire leur connaissance en Europe.

« L’éducation fait l’homme instruit, la nature fait l’homme de talent et ce quelque soit le domaine, les sports , l’art , la littérature et j’en passe . Autant on s’accorderait que le talent seul ne suffirait pas pour figurer parmi les meilleurs, encore faut-il un entraînement pour passer du potentiel d’hier à la réalité d’aujourd’hui« , a fait comprendre Denise Nyakeru Tshisekedi.

La première dame qui annonce le lancement de la première phase du projet, évoque une possibilité offerte aux jeunes pour rendre parfaits leurs talents.

« Voilà pourquoi ma fondation choisit d’offrir à nos jeunes une sous branche programme excellentia dénommée excellentia jeune talent. Excellentia Jeune talent à l’ambition d’offrir à des jeunes congolais, désœuvrés et talentueux la possibilité de parfaire leur savoir faire au travers une formation de qualité et adaptée. Nous démarrons donc avec excellentia jeune talent football ce volet qui concerne les talents dans le football, sports roi, lez meilleurs pourront bénéficier d’une bourse pour être formés au métier des footballeurs professionnels par prestigieux clubs. En collaboration avec Grow Africa nous lançons la première phase de notre projet à Kinshasa , capitale de la RDC« , a-t-elle ajouté.

« Jeunes filles et jeunes garçons , vous avez entre 15 et 20, vous avez une passion pour le football, inscrivez vous maintenant et rendez votre talent utile à vous même , à votre famille et votre communauté. Que le meilleur gagne« , a lancé Denise Nyakeru Tshisekedi.

Félix Tshisekedi exclut l’idée d’une rupture de la coalition avec le mouvement de Joseph Kabila

Le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, a écarté catégoriquement jeudi l’idée d’une rupture entre son mouvement politique, le Cap pour le changement (CACH) et la formation de son prédécesseur Joseph Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC).

« Nous n’allons pas vers une rupture de la coalition, ça c’est certain », a déclaré le chef de l’État depuis Brazzaville, la capitale du Congo voisin, où il rendait visite à son homologue Denis Sassou Nguesso. « Nous allons finir par trouver une solution… C’est tout à fait inhérent à une jeune démocratie », a-t-il insisté.

Ainsi le président de la RDC n’a pas voulu entretenir le flou sur l’avenir de la coalition entre le CACH et le FCC.

  1. Tshisekedi a par ailleurs plaidé pour un rassemblement autour des intérêts généraux du pays.

« C’est une expérience inédite dans la jeune histoire de notre pays. C’est la première alternance pacifique que nous avons; ensuite c’est une coalition qui nous est imposée par la volonté de la population », a-t-il indiqué, déplorant de n’avoir pas obtenu la majorité au parlement comme il l’espérait lors des dernières élections, en 2019.

Félix Tshisekedi lance les travaux de réhabilitation et modernisation des voiries urbaines

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a lancé le mercredi 17 mars, les travaux de modernisation et de réhabilitation des voiries urbaines  à travers deux projets, rapporte la Cellule de communication de la Présidence de la RDC.

Le Premier projet pilote dénommé «  Tshilejelu » lancé sur l’avenue Terre jaune dans la périphérie Est de la capitale  dans la commune de N’sele consiste en  la réhabilitation et la modernisation d’un réseau de 40 km  de voirie dans la ville de Kinshasa, en raison de 10 km pour chacun des 4 districts urbains.

« L’objectif poursuivi à travers ce projet est de désengorger les grandes artères en proie à des embouteillages interminables », indique la dépêche.

Résultat d’un partenariat public-privé, le projet Tshilejelu concerne aussi, dans sa première phase l’espace Grand Kasaï avec  la réhabilitation d’un réseau de 102 km de voiries réparties dans les villes de Mbuji-Mayi, Kananga, Kabinda, Mwene ditu, Lusambo et Tshikapa.

« Un montage financier de 138 millions de dollars américains  a été réalisé avec le concours de la Banque UBA pour couvrir le coût des travaux d’asphaltage et d’éclairage public », détaille la cellule de communication.

Le deuxième projet «  Modern Construction » lancé à la 7 ème rue Limete  et exécuté par l’OVD consiste vise  la réhabilitation d’un réseau de 13 km dans la ville de Kinshasa.

Dans un premier temps, la 7 ème rue, 12 ème ,13 ème et 15 ème rue Limete seront totalement réhabilitées  et éclairées.  D’autres artères  des communes de Lemba et Ngaliema seront  également rénovées dans le cadre de ce même projet.

 

Nicolas Sarkozy condamné : surveillé à domicile, bracelet électronique… Les détails de la peine

Pour la première fois, un ancien président de la République a été condamné à de la prison ferme : Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire des écoutes. Néanmoins, l’appel est suspensif et la peine n’est donc pas effective.

Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes » par le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 1er mars. L’ancien président a été condamné pour cela à trois ans de prison, dont un ferme, une première pour un ex-chef de l’Etat, dont les deux coprévenus, Thierry Herzog et Gilbert Azibert, ont écopé des mêmes peines. Nicolas Sarkozy, qui va faire appel de cette condamnation, est ressorti libre de la salle d’audience et n’ira pas en prison.

Comme le permet le code de procédure pénal, le tribunal a estimé que l’ancien président pouvait bénéficier d’aménagement de peine et purger ses années de prison libre, mais sous conditions. Le fait qu’il puisse être placé sous surveillance à domicile via un bracelet électronique a été évoqué par le tribunal. L’appel est suspensif et la peine n’est donc pas effective.

Le soutien de Darmanin à Sarkozy

Nicolas Sarkozy est donc reconnu coupable, depuis ce lundi, d’avoir tenté de corrompre Gilbert Azibert dans le but d’obtenir un non-lieu dans une autre procédure judiciaire, celle qui le liait à l’époque à Liliane Bettencourt. Selon le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien président a donc bien tenté, au milieu des années 2010, d’obtenir de la part du magistrat des informations confidentielles le concernant et de faire obstruction à l’enquête – une annulation de la saisie de ses agendas présidentiels a notamment été évoquée. Dans le deal, un appui pour une promotion prestigieuse du magistrat aurait été promise par l’ancien président. Tout cela a fait suite au travail des enquêteurs, qui ont mis au jour des conversations téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat de l’époque, Thierry Herzog, sur la fameuse ligne officieuse d’un téléphone portable prépayé au nom de « Paul Bismuth ».

Gérald Darmanin a fait part de son soutien à Nicolas Sarkozy, lors d’un déplacement à Alès (Gard), ce lundi 1er mars. « Chacun sait l’affection et le respect que j’ai pour Nicolas Sarkozy qui a été un grand président de la République et qui, en ces moments difficiles, a mon soutien amical. Je n’oublie pas tout ce qu’il a apporté à notre pays », a-t-il déclaré. Le ministre de l’Intérieur a été son porte-parole lors de la campagne présidentielle de 2014. 

Nicolas Sarkozy condamné à de la prison ferme

Nicolas Sarkozy est devenu le premier ancien chef de l’Etat condamné à de la prison ferme. Jacques Chirac, en 2011, avait été condamné dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, mais à de la prison avec sursis seulement. Celui qui a dirigé la France entre 2007 et 2012 a été reconnu coupable de faits – corruption et trafic d’influence – « d’une particulière gravité » pour le tribunal. Malgré tout, Nicolas Sarkozy ne sera pas incarcéré, puisque les peines inférieures à deux ans ferme peuvent être, selon la loi, être effectuées libres sous conditions. La présidente du tribunal a évoqué la possibilité pour l’ancien président de réaliser cette année ferme par une assignation à résidence. Cette condamnation, inédite donc, a fait réagir chez Les Républicains, famille politique de Nicolas Sarkozy. « Le dossier d’accusation me semblait particulièrement faible. (…) Et on connaît par ailleurs toutes les polémiques qui ont émaillé le PNF. (…) Je trouve le jugement final quasiment excessif », s’est par exemple indigné le député Julien Aubert. 

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En savoir plus

Qu’est ce que l’affaire « des écoutes » ?

Fin 2013, des juges décident de mettre sur écoute l’ancien président de la République dans le cadre d’une enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Deux téléphones portables sont alors sous le feu des projecteurs, mais la magistrature comprend rapidement que Nicolas Sarkozy utilise une autre ligne pour communiquer avec son avocat, Thierry Herzog. Selon les écoutes, les deux hommes attendent fébrilement une décision attendue à la Cour de cassation, concernant les agendas de l’ancien président de la République saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Malgré un non lieu prononcé, Nicolas Sarkozy décide de maintenir son pourvoi car il ne souhaite pas voir les informations contenues dans ces agendas présidentiels réapparaître. D’après les écoutes, l’ancien président et son avocat auraient des informations sur la procédure de cassation en cours de la part d’un certain Gilbert Azibert. Les écoutes mettent également en avant un « service » que pourrait rendre Nicolas Sarkozy en plaçant l’avocat au Conseil d’Etat à Monaco. Dans son réquisitoire publié en octobre 2017, le Parquet national financier estime donc qu’il « existe des charges suffisantes à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog pour les chefs d’accusation de « corruption » et de « trafic d’influence ». 

EN SAVOIR PLUS

Biographie courte de Nicolas Sarkozy – Avocat de formation, Nicolas Sarkozy a été élu le 6 mai 2007 le sixième Président de la Ve République française avec 53% des suffrages exprimés. Cette élection à la mandature suprême vient couronner, à 53 ans, une carrière politique de plus de trente ans.

Un jeune homme passionné par la politique

Nicolas Sarkozy, de son nom complet Sarközy de Nagy-Bócsa, naît le 28 janvier 1955 à Paris. Issu de la petite noblesse hongroise, son père a fui l’occupation russe en 1944 pour s’installer en France. Il se marie à une Parisienne étudiante en droit. Entouré de deux frères, le jeune Nicolas commence sa scolarité avec quelques difficultés et redouble sa sixième. Pourtant, marchant dans les pas de sa mère, il suit avec succès ses études de droits à Paris X. S’il échoue à l’IEP de Paris en raison de difficultés en anglais, il obtient son DEA en 1981 puis devient avocat au barreau de Paris.

Parallèlement, il dispose déjà d’un impressionnant CV en politique. Entré à l’UDR en 1974, à seulement 19 ans, puis adhérant au RPR dès sa création en 1976, il obtient un poste de conseiller municipal à Neuilly dès 1977. En 1980, sa carrière prend même une envergure nationale puisqu’il est le président du comité de soutien des jeunes à Jacques Chirac.

Premiers succès, et premiers revers…

Nicolas Sarkozy fait ses armes auprès de Charles Pasqua, qui est d’ailleurs témoin lors de son premier mariage en 1982. En 1983, à l’âge de 28 ans, Nicolas Sarkozy se présente à l’élection municipale de Neuilly-sur-Seine. Il est élu et conservera cette charge jusqu’en 2002. Dès lors, il cherche à se faire un nom sur la scène nationale.

Député des Hauts-de-Seine à partir de 1988, chargé de la jeunesse au RPR, il accède véritablement aux fonctions nationales lorsqu’il est nommé ministre du Budget en 1993 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Cette même année, il se fait remarquer pour son intervention lors de la prise d’otage dans la maternelle de Neuilly en négociant lui-même avec le forcené. Ministre à 38 ans, déjà médiatique, Nicolas Sarkozy semble alors promis à une belle carrière politique. Un poste majeur pourrait d’ailleurs l’attendre après les Présidentielles de 1995…

Pour cette élection, Nicolas Sarkozy fait le choix de s’éloigner de Jacques Chirac pour soutenir Edouard Balladur, alors favori dans les sondages. Le succès annoncé se transforme en élimination dès le premier tour. Considéré comme un traître par une partie du RPR, il n’obtient aucun poste au gouvernement. Redevenu porte-parole puis secrétaire général du RPR, il mène la campagne pour les législatives européennes de 1999 à la tête de la liste RPR-DL. Mais il subit alors une dure défaite, en arrivant troisième derrière le PS et le RPF de Pasqua. Il quitte alors la scène nationale.

Du ministère de l’Intérieur aux Présidentielles de 2007

Nicolas Sarkozy rebondit après la réélection de Jacques Chirac en 2002. Nommé ministre de l’Intérieur, il occupe très rapidement le devant de la scène, l’insécurité ayant été le thème principal – et polémique – de la campagne. Il prône alors une politique de tolérance zéro et gagne en popularité.

Toutefois, cette présence sur les terrains politiques et médiatiques ne se fait pas sans heurts. Après être passé du ministère de l’Intérieur au ministère des Finances, il engage un bras de fer avec Jacques Chirac concernant le cumul des fonctions de ministre et de président de l’UMP. Nicolas Sarkozy s’incline. Mais après l’échec du référendum sur la constitution européenne, il est à nouveau appelé à l’Intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

De retour dans ce qui semble être son poste fétiche, Nicolas Sarkozy multiplie les sorties médiatiques parfois contestées, comme lorsqu’il prononce le terme « Kärcher » à la Cité des 4000 ou encore celui de « racaille » lors des émeutes de novembre 2005. Malgré les critiques de l’opposition et parfois au sein de son camp, son franc-parler et son engagement entretiennent sa popularité.

Président de la République française

Subissant des attaques dans l’affaire Clearstream au cours de l’année 2006, il ne se déstabilise pas et reste le favori de la droite pour les élections présidentielles. Le 14 janvier 2007, seul en lice pour représenter l’UMP, il est désigné par les militants avec un score de 98.1%. Il quitte ses fonctions gouvernementales le 26 mars pour se consacrer entièrement à la campagne. Il parvient alors à contenir les votes de Jean-Marie Le Pen et de François Bayrou et, au soir du premier tour, il sort en tête devant Ségolène Royale avec 31,18% des suffrages exprimés.

Durant l’entre-deux-tours, tout en prônant une certaine ouverture vers le centre, il confirme son positionnement à droite. Cette stratégie lui réussit puisqu’il conserve puis accroît son écart avec son adversaire Ségolène Royal. Le 6 mai, il est élu Président de la République avec 53% des suffrages.

Durant tout son quinquennat, Nicolas Sarkozy placera sa confiance en François Fillon, Premier ministre de 2007 à 2012. Les années « Sarko » sont marquées par la crise mondiale et le style « bling bling » du président le dessert dans les sondages. Les réformes se succèdent et la grogne augmente.

L’après présidence

En 2012, après la crise et plusieurs réformes contestées, Nicolas Sarkozy est candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle de 2012. Il perd face à François Hollande (PS) avec un score de 48,37% des voix. Après cette défaite, il décide de s’éloigner de la vie publique et politique. Il revient sur le devant de la scène fin 2014 en retrouvant son poste de Président de l’UMP, puis de Président des Républicains. Il prépare ainsi sa candidature pour les élections présidentielles de 2017.

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Fin 2016, il est éliminé dès le premier tour des primaires de la droite et du centre par son ancien Premier ministre, François Fillon et par Alain Juppé. Sa réaction est immédiate. Il décide une fois de plus de s’éloigner de la vie politique

Lutte contre le tribalisme : pourquoi il faut réviser la Constitution

Peut-on vraiment lutter contre le tribalisme sans modifier la Constitution ? Une réflexion profonde est nécessaire. Car la loi fondamentale du Cameroun semble détenir une des racines du fléau. Il s’agit du concept d’autochtone. En effet, son usage n’est pas neutre dans la recrudescence du repli identitaire ambiant.

La révision constitutionnelle pourrait alors s’avérer 3» nécessaire pour extirper ce concept de la constitution et le remplacer par celui de résident qui nous parait plus approprié pour renforcer durablement la référence à la République. Avant de le démontrer, il convient au préalable de mettre en exergue les dérives de l’usage de l’autochtonie.

Les dérives de l’usage de l’autochtonie

Le dictionnaire Larousse définit un autochtone comme un individu originaire et habitant le pays où ses ancêtres y ont également vécu. En contextualisant, on en déduit que l’autochtone d’une région, d’un département, d’un arrondissement ou d’un village est à la fois originaire et résident dans cette localité. Deux critères confèrent donc la qualité d’autochtone : l’origine et la résidence. L’emprunt de cette notion par la constitution du Cameroun vise à reconnaître des droits privilégiés à cette catégorie de. citoyens avec l’idée que chaque Camerounais est autochtone d’une localité. À cette notion, lÿ constitution ajoute le concept de minorité.

Les enjeux de la visite du pape François au Maroc, 34 ans après celle de Jean-Paul II

Pressentie depuis la nomination d’une ambassadrice marocaine au Vatican, la visite du souverain pontife, les 30 et 31 mars prochains, a été confirmée mardi par le Saint-Siège. Jeune Afrique passe en revue les grands enjeux de ce déplacement.

« La visite commencera samedi 30 mars vers 12h à Rabat, où se déroulera l’importante rencontre entre le Saint-Père et le Commandeur des croyants. Elle sera peut-être suivie d’un passage à l’Institut Mohammed VI de formations des imams, avant de se poursuivre le dimanche à Casablanca, où se tiendra probablement une rencontre interreligieuse à imaginer et à construire, comme une grand-messe avec toute la communauté chrétienne au Maroc », confie à Jeune Afrique le père Daniel Nourissat, membre de l’Église catholique du Maroc.

« Beaucoup vont certainement se mobiliser pour faire de cette visite une vraie « visitation », comme on dit dans l’Évangile. C’est-à-dire une rencontre qui nous change et nous relance dans la volonté de travailler à un monde plus fraternel, avec tous les thèmes si chers au pape François « , poursuit l’homme de foi.

Le pape accepte la démission du cardinal guinéen Robert Sarah

Le pape François a accepté la démission du cardinal guinéen ultra-conservateur Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a annoncé samedi le Vatican.

Le cardinal Robert Sarah, qui avait présenté sa démission le 15 juin 2020 à l’occasion de ses 75 ans (âge officiel de la retraite au Vatican), s’était retrouvé mêlé à une polémique après la sortie en janvier 2020 d’un livre défendant avec force le célibat des prêtres, thème brûlant de l’Église, co-signé avec le pape émérite Benoît XVI.

La sortie en France de cet ouvrage intitulé Des profondeurs de nos coeurs, avec en couverture les photos de Benoît XVI et du cardinal Sarah, avait suscité de nombreuses interrogations sur le pape émérite, affaibli par son grand âge. Ce livre était apparu pour certains comme une immixtion dans le pontificat du pape François, et pour d’autres comme un coup de semonce provenant de la frange traditionaliste de l’Église.

Face à la polémique, Benoît XVI avait demandé que son nom soit retiré de la couverture du livre, ainsi que de l’introduction et de la conclusion co-signées. Mgr Sarah a réagi samedi à l’annonce du Vatican sur son compte Twitter : « Je suis entre les mains de Dieu. Le seul roc, c’est le Christ. Nous nous retrouverons très vite à Rome et ailleurs. »

Nigéria : au moins 35 morts après une attaque d’hommes armés à Zamfara

Des hommes armés soupçonnés d’être des bandits, ont tué plus 35 personnes dans le village de Sabuwar Tunga, district de Dankurmi, dans la région du gouvernement local de Maru, dans l’État de Zamfara, rapporte Sahara Reporter.

Selon un rapport de SaharaReporters, les hommes armés sont arrivés dans la communauté à moto et ont déclenché la terreur sur les résidents sans défense. Un habitant de la ville a déclaré que l’attaque, qui a été menée jeudi soir, était une attaque bien planifiée et coordonnée. Il a dit que les hommes armés après avoir attaqué le village ont emporté du bétail et se sont échappés dans la forêt.

«Nous avons récupéré plus de 35 corps après l’attaque et de nombreux autres résidents n’ont pas été retrouvés. Ils sont venus à minuit et ont ouvert le feu sur le village, tirant sur quiconque se trouvait à vue et brûlant des maisons », a déclaré une source de saharaReporter. Des attaques meurtrières ont fait rage dans l’État de Zamfara où les bandits ont prospéré.

Les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs de l’État sont depuis longtemps terrorisées par des gangs qui attaquent les villages, volent du bétail et kidnappent des résidents contre rançon. Vendredi matin, plus de 300 élèves de l’école secondaire gouvernementale pour filles de Jangebe, dans la zone de gouvernement local de Talata Mafara, ont été enlevés.

Covid-19: Après le Ghana, la Côte d’Ivoire reçoit 504.000 doses de vaccin du Covax

Après le Ghana, la Côte d’Ivoire a reçu vendredi 504.000 doses de vaccin contre le Covid-19 financés l’OMS à travers le programme Covax.

Selon l’AFP, 504.000 doses de vaccin AstraZeneca/Oxford sont arrivées à l’aéroport international d’Abidjan à bord d’un avion de la compagnie Emirates affrété par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Ce premier lot va servir au démarrage de la campagne de vaccination pour les cibles prioritaires.

En effet, la livraison de doses de vaccin à la Côte d’Ivoire et au Ghana intervient après le lancement de la campagne de vaccination au Sénégal mardi, à la suite de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe, des Seychelles, de l’Ile Maurice, du Rwanda, de la Guinée équatoriale, de la Guinée, de l’Algérie, du Maroc et de l’Egypte.

La Côte d’Ivoire, pays de 25 millions d’habitants, enregistrait vendredi plus de 32.000 cas confirmés de coronavirus et près de 190 morts.

Voici comment la crise en RCA paralyse l’économie camerounaise

Selon les syndicalistes, plus de 1600 emplois, composés des chauffeurs et de leurs motos boys sont actuellement en chômage et en souffrance.

Le 18 février 2021, près de 100 camions sont groupés à la frontière entre le Cameroun et la République Centrafricaine (RCA) à Garoua-Boulaï dans la région de l’Est. Chargés des marchandises diverses, ces véhicules sont en partance pour la RCA.

«Ces camions sont ici depuis plus de deux mois parce que les parcs des gros porteurs sont pleins. Actuellement, nous avons plus de 800 camions stationnés à Garoua-Boulaï et environ 1500 sur le corridor Douala-Bangui. Les deux parcs de la ville à savoir celui de la sous-préfecture et le parc principal au pont bascule sont pleins. Nous sommes actuellement à l’attente des forces de sécurité pour accompagner le convoi si possible demain », explique à journal Ecomatin, Mahamat Diguia, membre du Bureau exécutif du syndicat national des chauffeurs professionnels du Cameroun (Synprocam).

Ces escortes sont le fruit d’une négociation entre le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra et l’armée russe qui, avec l’appui des forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments de la Minusca accompagnent les camions transportant les marchandises entre Garoua-Boulaï et Bangui.

« Il y a des chauffeurs en colère parce qu’ils sont ici depuis le 23 décembre 2020 et n’arrivent plus à payer les frais de parc. Le parc étant le poumon économique de la commune, aucune recette n’est encaissée et la commune est paralysée financièrement », se plaint Ghislain Golike, chef de l’un des parcs de la ville.