mercredi, août 26, 2026
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Au Tchad, la junte nomme un gouvernement de transition

Deux semaines après la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, la junte au pouvoir, dirigée par son fils Mahamat Idriss Deby, a nommé dimanche un gouvernement de transition pour répondre aux inquiétudes internationales et intérieures.

Depuis sa mise en place au lendemain de la mort soudaine du chef de l’Etat, le Conseil militaire de transition (CMT), présidé par Mahamat Idriss Déby entouré de 14 généraux, est accusé par l’opposition et la société civile de «coup d’Etat institutionnel» et de perpétuer une «dynastie» après 30 ans de pouvoir d’Idriss Déby Itno.

Mais Saleh Kebzabo, principal opposant au maréchal Déby, a reconnu dimanche les nouvelles autorités et deux membres de son parti, l’Union nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), ont été nommés aux postes de ministre de l’Elevage et de secrétaire général adjoint du gouvernement.

 

Bas du formulaire

«On reconnaît l’autorité du CMT, sinon on ne va pas être au gouvernement», a déclaré à l’Agence France Presse (AFP) Saleh Kebzabo qui n’entre pas lui-même au gouvernement, fort de 40 ministres et secrétaires d’Etat.

Des anciens ministres du gouvernement d’Idriss Déby Itno reconduits

Un autre opposant à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo, du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), a été nommé ministre de la Justice.

Mais la plupart des ministères régaliens restent aux mains du Mouvement patriotique du Salut (MPS), parti du défunt président, selon la liste annoncée dimanche soir à la télévision d’Etat par le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

Plusieurs anciens ministres du dernier gouvernement d’Idriss Déby Itno ont été reconduits dans leur précédent portefeuille ou nommés à un autre ministère. Porte-parole du dernier gouvernement, Chérif Mahamat Zene est nommé ministre des Affaires étrangères, poste qu’il a déjà occupé de 2018 à 2020.

Un ministère de la Réconciliation et du Dialogue créé

De son côté, Daoud Yaya Brahim est en charge de la Défense, un portefeuille qu’il a déjà occupé sous Idriss Deby Itno.

Par décret, le président du CMT Mahamat Idriss Déby, général de 37 ans, a également créé un nouveau ministère de la Réconciliation et du Dialogue, après avoir récemment promis d’organiser un «dialogue inclusif». A sa tête, il a nommé une figure de la vie politico-militaire tchadienne: Acheick Ibn Oumar, ancien chef rebelle qui était devenu en 2019 conseiller diplomatique du président Déby.

Des manifestations contre la junte militaire

Lundi, Mahamat Idriss Deby avait nommé Albert Pahimi Padacké au poste de premier ministre de transition. Dernier premier ministre d’Idriss Déby Itno avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018, Albert Pahimi Padacké avait promis un «gouvernement de réconciliation nationale» et plaidé pour une «union sacrée pour sauver la Nation».

Mais le lendemain de sa nomination, opposition et société civile avaient appelé à des manifestations contre la junte militaire. Au moins six personnes sont décédées lors de ces marches, interdites comme il est d’usage au Tchad.

Plus de 650 autres ont été interpellées, pour la plupart relâchées ensuite. D’autres marches d’ampleur moindre se sont déroulées depuis: mercredi, puis samedi dans le Sud du pays. Toutes ont été interdites puis réprimées par les forces de sécurité.

Des combats dans la région du Kanem

Le CMT a promis des «élections libres et démocratiques» dans 18 mois. En attendant, la Charte de transition prévoyait la mise en place d’un gouvernement de transition, dont les membres sont nommés et révoqués par le président du CMT.

Celui-ci est également «le chef suprême des Armées» et préside en outre «le conseil des ministres, les conseils et comités supérieurs de défense nationale», selon la charte de transition.

Une mission de la Commission de l’Union africaine est à N’Djamena depuis jeudi afin d’enquêter sur d’éventuelles sanctions à l’égard de la junte. Cette mission, d’une durée initiale de sept jours mais qui devrait finalement repartir plus tôt selon un de ses membres, doit «examiner les stratégies visant à faciliter un retour rapide à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique».

La nomination du gouvernement de transition intervient tandis que l’armée et un groupe rebelle, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), combattent dans l’Ouest du pays dans la région du Kanem. Les combats ont débuté le 11 avril, jour de l’élection présidentielle au cours de laquelle Idriss Déby Itno avait été réélu pour la sixième fois consécutive. C’est lors de combats entre l’armée et le FACT que Déby, monté au front, a été tué.

 

Tchad : l’Union africaine divisée sur d’éventuelles sanctions.

Après une semaine de contestation durement réprimée à N’Djamena, le Conseil militaire de transition (CMT) a nommé, dimanche soir, un nouveau gouvernement, composé presque exclusivement de civils et de quelques membres de l’opposition. Ce premier pas vers la normalisation du pouvoir, s’il a été salué par la communauté internationale, n’a pas apaisé les inquiétudes des jeunes et de la société civile. Pour le chef de la mission d’enquête de l’Union africaine sur la « situation politique et sécuritaire » au Tchad, c’est « aux Tchadiens et aux Tchadiennes de sortir leur pays des difficultés ». Faut-il souligner qu’aucune institution panafricaine n’a pris de mesures de sanctions contre le pays.

Une mission sur le terrain

Concrètement, l’Union africaine (UA) a envoyé une mission jeudi au Tchad pour déterminer si l’organisation prendrait des sanctions contre le pays d’Afrique centrale en raison de son évolution politique depuis la mort il y a deux semaines de son président, Idriss Déby Itno. Un Conseil militaire de transition (CMT) a été mis en place en place avec à sa tête Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, qui concentre presque tous les pouvoirs. Le nouvel homme fort du pays, entouré de 14 généraux, tous fidèles à son père, a dissous l’Assemblée et le gouvernement, et a promis des élections sous dix-huit mois.

Cette prise de pouvoir du CMT, contraire aux règles de l’Union africaine, a « divisé » le Conseil de paix et de sécurité de l’UA : « Certains pensant qu’il fallait tout de suite appliquer les protocoles (et sanctionner le Tchad), d’autres disant qu’il fallait donner un peu plus de temps, car la situation ne concerne pas seulement le Tchad », a déclaré à l’AFP, lundi, l’ambassadeur de Djibouti en Éthiopie, président du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, Mohamed Idriss Farah, faisant référence notamment au rôle joué par le pays dans la lutte contre le djihadisme dans le Sahel.

Durant la mission d’enquête, « nous avons discuté de beaucoup de sujets, et notamment de comment accompagner durant cette période difficile le Tchad », a ajouté le diplomate. « Mais c’est d’abord aux Tchadiens et aux Tchadiennes de sortir leur pays des difficultés, les partenaires seront là pour aider, mais il reviendra à eux de s’entendre politiquement », a-t-il avancé.

Favoriser le dialogue avec les forces politiques

À l’autonome dernier, l’Union africaine n’avait pas tardé à sanctionner le Mali, au lendemain du coup d’État qui a renversé le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta par la junte militaire, et ce, malgré des promesses de retour rapide du pouvoir aux civils. Force est de constater que, pour le Tchad, le ton est différent. Partenaire et allié historique, la France « salue », lundi, la formation par la junte d’un « gouvernement de transition dirigé par un Premier ministre civil » et « incluant plusieurs membres de l’opposition ». Paris rappelle, dans la foulée, « son attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du pays », dans un communiqué de la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. La France réitère également « l’importance que la transition soit d’une durée limitée et se déroule dans des conditions pacifiques » pour « permettre le retour rapide à des institutions démocratiquement élues », insiste-t-elle, en exprimant son « soutien aux initiatives de l’Union africaine visant à accompagner le Tchad à cette fin ».

Finalement, le Conseil de l’Union africaine a procédé autrement et décidé l’envoi d’une mission pour « récolter le plus d’informations de terrain » afin qu’il puisse ensuite « prendre une décision ». La mission doit quitter N’Djamena mercredi pour remettre dans la foulée son rapport au Conseil de paix et de sécurité de l’UA, composé de quinze pays membres, qui se prononcera ensuite sur d’éventuelles sanctions contre le Tchad.

À TRAVERS UN MESSAGE À LA NATION, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉCRÈTE L’ETAT DE SIEGE ET APPELE À LA MOBILISATION TOTALE

Dans une brève allocution  télévisée diffusée  ce lundi soir à  la télévision nationale  RTNC, le Président de la République  a expliqué  les raisons qui l’ont motivé  à décréter l’état d’urgence.

« Je m’engage dans cette lutte avec détermination de trouver une solution définitive à l’inacceptable situation de l’Est. J’entends le cri de détresse de notre population et ressens les douleurs qu’éprouvent nos mères, nos sœurs, nos filles dans ces provinces ravagées par la barbarie », a déclaré le Chef de l’Etat.

 

Le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a lancé  un appel à  la mobilisation  générale en s’adressant particulièrement  à  chaque catégorie de la société.

« À toutes les couches sociales internes et à nos compatriotes vivant à l’extérieur du pays, d’exprimer la solidarité et la cohésion nationale avec le peuple de l’Est et de rester vigilant et attentif pendant cette période et à cette cause salutaire jusqu’au rétablissement de la paix « ,  a notamment dit le Président.

Tout en appelant les populations locales à  coopérer étroitement  avec  les autorités  militaires déployées  en dénonçant  l’ennemi du peuple et toute complicité, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a invité  la presse d’appuyer l’action  des forces armées.

Ethiopie : six mois de violence déjà au Tigré

Six mois se sont écoulés depuis que le gouvernement a lancé une opération militaire dans la région du Tigré contre une insurrection.

La route sinueuse qui mène à la région du Tigré, dans l’ouest du pays, présente les ruines de la guerre : les restes calcinés de véhicules blindés de transport de troupes, la plate-forme mutilée d’un camion, les murs défoncés d’une zone industrielle.

Des épaves qui témoignent de l’ampleur de la violence en cours dans cette partie de l’Ethiopie. Pays confronté à une crise ethnique qui risque d’avoir des répercussions sur sa stabilité. Les membres de ces milices par exemple sont accusés de commettre des exactions dans l’ouest du Tigré.

« La milice amhara est loin de la politique contrairement au Front populaire de libération du Tigré et à la junte qui nous ont incités à défendre le pays’’, souligne Naga Wagaw, partisans de la milice Amhara.

Le repli identitaire demeure donc un vrai casse-tête notamment à l’échelle des formations politiques pour ce pays de plus de 100 millions d’habitants. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des affrontements cette année entre les Amhara et les Oromo, les deux plus grands groupes ethniques d’Éthiopie.

« Tous les partis politiques à base ethnique, comme le TPLF, n’ont adopté que des appellations ethniques. Ils ne s’attaquent pas aux problèmes de la population, comme l’amélioration de son niveau de vie. Ils ne font qu’usurper l’identité du peuple.« , explique Aba Yosief Desta, moine orthodoxe.

Au Tigré, la hache de guerre a été déterrée depuis maintenant six mois. Faisant ainsi payer un lourd tribut aux six millions d’habitants de cette région contraints pour la plupart de quitter leurs habitations. C’est dans ce contexte que le pays s’apprête à organiser des élections nationales en juin.

La Centrafrique dans la fièvre de l’investiture du président Touadera

Réélu pour un second mandat suite aux élections groupées du 27 décembre 2020, le président Faustin Archange Touadera sera investi pour un nouveau mandat de cinq ans le 30 mars 2021. A 24h de cette cérémonie, Bangui et ses environs vivent la fièvre des préparatifs.

Cette investiture intervient dans un contexte de guerre lancée par le président de la République contre les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) de l’ancien président François Bozizé. Ces rebelles ont tenté une incursion dans la capitale le 13 janvier 2021, soldée par un échec face à une armée qui a reçu le soutien des instructeurs russes et des forces rwandaises.

Entre gérer la progression de l’armée pour la libération du territoire et organiser une grande manifestation, les proches du pouvoir voient déjà en cette cérémonie une occasion pour le pays d’affirmer la reprise en main du contrôle du territoire occupé depuis 2013 par les rebelles de la Séléka et la milice Anti-Balaka.

Plus d’une centaine d’investisseurs rwandais et russes sont attendus à Bangui pour explorer des pistes d’un investissement durable dans ce pays miné par des violences depuis plusieurs décennies.

Sur le terrain, les tractations diplomatiques se font pour l’accueil des chefs d’Etat de plusieurs pays amis. Cette investiture, une occasion de jouissance populaire devra voir la participation des plus hautes autorités du monde telles que Vladimir Poutine le nouvel ami sans mettre de côté Emmanuel Macron de la France et Joe Biden des USA, les vieux amis de la Centrafrique. Mais rien n’est encore confirmé pour leur présence même si les invitations ont été envoyées.

Des rencontre et réunions se multiplient pour tenir le pari de cette cérémonie, qui, en plus de la situation sécuritaire fragile doit faire face à la résurgence de la Covid-19 dont les nouveaux cas ne cessent d’être enregistrés au quotidien.

Les dispositifs sécuritaires s’intensifient à Bangui et dans plusieurs autres villes, afin de tenir dans la quiétude cette cérémonie qui sera marquée deux jours de mouvement surtout dans la capitale et ses environs.  Des opérations de déguerpissement des occupants illégaux des artères des avenus.

Les fonctionnaires, eux perçoivent déjà leur salaire afin de mieux participer à cette cérémonie.

 

Le Botswana soutient les efforts de Félix Tshisekedi dans la sécurisation de l’Est du pays

En visite de travail à Kinshasa, où il est arrivé le 15 mars, le président du Botswana, Mokgweetsi Éric Keabetswe Masisi, est venu régler un différend avec son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi tshilombo. Seuls leurs deux pays ont statutairement droit, cette année, de présenter des candidatures. La question de l’Est de la RDC est également passée au peigne fin.

Le Président de la République du Botswana, Président de l’Organe de la SADC en charge de la coopération politique, Défense et Sécurité, Dr. Mokgweetsi Éric Keabetswe Masisi, a exprimé son soutien à son homologue Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans ses efforts multiformes pour le renforcement de la sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

Selon le communiqué conjoint qui a sanctionné sa visite de travail à Kinshasa, le Président botswanais a félicité son homologue pour avoir contribué, de manière significative, au processus démocratique actuel de la République du Congo.

Sur invitation de Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Dr. Mokgweetsi Éric Keabetswe Masisi, Président la République du Botswana, a effectué, lundi 15 mars 2021, une visite de travail en République Démocratique du Congo, dans le cadre de la coopération bilatérale entre nos deux pays. La Session de travail présidentiel a eu lieu lundi 15 mars 2021 au Palais de la Nation à Kinshasa. Les deux Chefs d’Etat ont été accompagnés par leurs ministres des Affaires étrangères ainsi que de leurs conseillers respectifs.

Cette visite de travail présidentiel a réaffirmé la nécessité du renforcement de la coopération multidimensionnelle entre nos deux pays dans le cadre de la SADC d’une part, et d’autre part sur le plan bilatéral.

Concernant la SADC, les deux Chefs d’Etat se sont accordés pour organiser les élections au mois d’Août 2021 en vue du renouvellement du leadership de l’exécutif de notre Communauté. Pour ce faire leurs échanges ont tourné autour de la possibilité d’aboutir à une situation mutuellement bénéfique.

En sa qualité de Président de l’Organe de la SADC, Son Excellence Dr. Mokgweetsi Éric Keabetswe Masisi, Président de la République du Botswana, a exprimé son soutien à Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de République, Chef de l’Etat, dans ses efforts multiformes pour le renforcement de la sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Sur la même lignée, le Président du Botswana a tenu à féliciter son homologue pour avoir contribué de manière significative au processus démocratique actuel de la République du Congo.

Les deux Chefs d’Etat ont manifesté leur détermination à approfondir leurs relations bilatérales dans le domaine de l’agriculture, des mines, des technologies (diffusion satellitaire des médias, recherches scientifiques … et celui de la santé notamment, l’échange d’expérience dans la lutte contre la pandémie de la COVID-19.

Sur le continental, son Excellence Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, Président de la République du Botswana. a saisi l’opportunité de cette visite de travail pour féliciter Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, Chef de l’État, pour son élévation à la présidence de l’Union africaine pour l’exercice 2021-2022 et lui a assuré du soutien de son pays.

Son Excellence Dr. Mokgweetsi Éric Keabetswe Masisi, Président du Botswana, a remercié le Gouvernement congolais et son Chef de l’Etat de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à la haute délégation qui l’a accompagnée.

Les deux Chefs d’état ont convenu d’instruire leurs ministres des Affaires Etrangères respectifs pour travailler sur la création d’une commission mixte permanente entre les deux pays.

 

La Tanzanie en deuil après le décès du président John Magufuli

 

La Tanzanie portait le deuil jeudi du président John Magufuli, qui a dirigé ce pays d’Afrique de l’Est durant plus de cinq années marquées par de grands projets, mais aussi par une dérive autoritaire.

Jeudi matin, les drapeaux étaient en berne dans la capitale économique Dar es Salaam, au premier des 14 jours de deuil national décrétés par la vice-présidente Samia Suluhu Hassan, qui a annoncé le décès du chef de l’Etat mercredi soir.

Selon la constitution, Mme Hassan doit prendre sa succession jusqu’à la fin de son mandat, en 2025, et devenir ainsi la première femme présidente de la Tanzanie.

Aucune date n’était encore fixée jeudi pour sa prestation de serment. Le parti au pouvoir, le CCM (Chama cha Mapinduzi), a annoncé une réunion extraordinaire de son comité central samedi.

A la tête du pays depuis 2015, John Magufuli, 61 ans, est officiellement mort mercredi de problèmes cardiaques, a déclaré la vice-présidente.

Cette annonce a mis fin à près de trois semaines de spéculations sur son état de santé.

– « Justice immanente » –

Le chef d’Etat n’était plus apparu en public depuis le 27 février. Son absence avait alimenté les rumeurs, qui le disaient notamment atteint du Covid-19, une maladie qu’il n’avait cessé de minimiser.

Les autorités avaient démenti toute dégradation de son état de santé.

« Magufuli est mort du corona », le surnom donné au virus en Afrique de l’Est, a affirmé un des principaux opposants, Tundu Lissu, dans une interview diffusée jeudi matin sur la chaîne télévisée kényane KTN.

« C’est une justice immanente. Le président Magufuli a défié le monde dans la lutte contre le corona (…). Il a défié la science », a estimé l’opposant, en assurant que le chef d’Etat est mort « depuis mercredi de la semaine dernière ».

Il est le deuxième dirigeant d’Afrique de l’Est à mourir dans des circonstances controversées après le président burundais Pierre Nkurunziza, également sceptique sur le Covid-19 et décédé des suites d’une « insuffisance cardiaque » en juin dernier après que sa femme a été transportée au Kenya pour y être soignée du coronavirus.

Plusieurs pays de la région (Kenya, Ethiopie, Rwanda, Burundi, Ouganda), l’Union africaine ainsi que le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont présenté leurs condoléances.

– « Bulldozer » autoritaire –

La Tanzanie, pays de 58 millions d’habitants connu pour ses parcs naturels, l’île de Zanzibar et le Kilimanjaro, est considérée comme un havre de stabilité dans une région particulièrement volatile.

Surnommé le « bulldozer », John Magufuli, était arrivé au pouvoir en promettant de lutter contre la corruption endémique dans le pays.

Il a mené de grands projets d’infrastructures, d’électrification des campagnes, renégocié favorablement des contrats miniers et étendu l’éducation gratuite.

« Les pauvres avaient commencé à faire des progrès, les affaires étaient florissantes. Si vous aviez un problème, le président vous écoutait », confiait jeudi matin, en pleurs, Kondo Nyumba, vendeur de journaux à Dar es Salaam.

Mais ses années au pouvoir ont aussi été marquées par un virage autoritaire, dénoncé par de nombreuses organisations des droits humains, avec des attaques répétées contre l’opposition et un recul des libertés fondamentales.

C’est pourquoi un commerçant de Dar es Salaam, qui se présente sous le nom de William, n’aura « aucun regret ». « Je ne le pleure pas, je pleure les gens qui sont morts sous son régime », lâche-t-il.

Sa réélection en octobre avec 84,39% des voix avait été dénoncée par l’opposition comme une « imposture totale ».

– Rivalités internes –

« On se souviendra bien plus de lui pour ce qu’il a détruit (…) que pour tout ce qu’il a commencé à construire », a estimé Thabit Jacob, chercheur tanzanien à l’Université de Roskilde (Danemark), dans une réponse écrite à l’AFP.

Depuis un an, il avait constamment minimisé l’impact du coronavirus.

Ce fervent catholique avait affirmé que son pays s’en était « libéré » grâce aux prières. Pour railler la fiabilité des tests, il avait affirmé mi-2020 qu’une papaye, une caille ou encore une chèvre avaient été testées positives au Covid-19 et qualifié, en janvier, les vaccins de « dangereux ».

 

Une posture devenue difficile à tenir ces dernières semaines alors que le pays fait face à une vague de décès imputés à des « pneumonies », touchant jusqu’à de hautes personnalités.

Selon la constitution tanzanienne, Samia Suluhu Hassan doit lui succéder « pour la période restant du mandat de cinq ans ».

Elle devra proposer un vice-président, après « consultation du parti auquel (elle) appartient », dont la nomination doit ensuite être validée par l’assemblée nationale.

Selon Thabit Jacob, elle gouvernera « avec une base beaucoup plus faible, qui sera contrôlée par le clan Magufuli et les renseignements ». « Elle aura du mal à construire sa propre base et des rivalités entre factions vont émerger », prédit-il.

 

Rose Christiane Ossouka Raponda représente le président gabonais Ali Bongo Ondimba aux obsèques du premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko

Très populaire, le premier ministre ivoirien a succombé à un cancer fulgurant le 10 mars en Allemagne. Le pays, qui perd son deuxième chef de gouvernement en huit mois, observe un deuil national de huit jours. Hamed Bakayoko sera inhumé à Seguéla dans le nord-ouest vendredi.

Cette journée d’hommage à Hamed Bakayoko, qui s’est étirée jusque dans la soirée,  a débuté par un recueillement officiel et très solennel à la présidence au Plateau, un quartier d’Abidjan.

L’ensemble des ministres et les représentants d’institutions étaient présents, ainsi que de nombreuses personnalités étrangères : des chefs d’États comme le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Togolais Faure Gnassingbé ou le Ghanéen Nana Akufo Addo, et des premiers ministres à l’instar de la Gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda.

« Ce mercredi à Abidjan, j’ai représenté le président de la République, Ali Bongo Ondimba, lors de la cérémonie d’hommage de la nation à feu Hamed Bakayoko […] J’ai salué, à cette occasion, la mémoire d’un grand homme d’État, pleinement engagé dans le développement de son pays », a indiqué sur son compte Twitter, sur lequel elle est très active, la cheffe du gouvernement gabonais.

 

En marge de cette cérémonie d’hommage, celle-ci s’est entretenue avec le chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara (notre photo) à qui elle a remis un message personnel du président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Pour rappel, le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko est décédé le 10 mars 2021 en Allemagne des suites d’un cancer. Lors de la cérémonie d’hommage de ce mercredi 17 mars, il a été élevé à la dignité de Grand-croix de l’ordre national à titre posthume.

Pour Rose Christiane Ossouka Raponda, il s’agit du deuxième déplacement à l’international en moins d’une semaine. Le 12 mars dernier, elle s’était rendue à Bata, capitale économique de la Guinée équatoriale, frappée quelques jours plus tôt par l’explosion d’un dépôt d’armes et de munitions dans une caserne militaire qui a fait plus de 100 morts et 600 blessés, selon un bilan encore provisoire. Le Gabon a fait, à cette occasion, un don de 500 millions de francs CFA à son voisin guinéo-équatorien.

Gabon : Le porte-parole du président Ali Bongo Ondimba faiy un nouveau Facebook live

Expert dans le maniement des réseaux sociaux, Jessye Ella Ekogha, qui a « reboosté » la communication présidentielle depuis sa nomination au Palais du Bord de mer. Il faut dire que c’est un exercice qu’il affectionne bien.

Vendredi 26 février dernier Jessye Ella Ekogha a répondu en direct sur Facebook aux questions des internautes. Beaucoup des questions des internautes concernaient la seconde vague de Covid-19 qui frappe le Gabon et sur les mesures barrières prises pour tenter de l’endiguer.

Pour ce trentenaire, rompu à l’usage des réseaux sociaux, l’exercice n’a rien d’effrayant. Ce qui détonne dans le paysage politique gabonais. Alors que nombre d’acteurs sont réticents à intervenir en direct sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’image du Gabon, M. Ella Ekogha ne rechigne jamais à s’y manifester.

Depuis sa nomination, début décembre 2019 au poste de porte-parole et directeur de la communication de la Présidence, il a multiplié, sous diverses formes, les interventions sur les différents réseaux sociaux.

De même, cet ancien responsable du géant mondial de la communication WWP est connu pour ses interactions directes, incisives et précises, sur le réseau social Twitter, où se concentrent les décideurs. Il n’hésite pas à y interpeller, toujours très poliment, tel internaute ou à y indexer telle fake news, les fameux Kongosas, qui pullulent sur les réseaux sociaux comme sur certains « médias » en ligne d’ailleurs au Gabon.

« C’est très malin. Cela permet de s’adresser à un public jeune qui ne regarde par Gabon 1ère ou ne lit pas L’Union », commente un directeur d’une agence de communication internationale basée à Libreville.

Tenant à bout de bras de sa haute stature la communication présidentielle, Jessye Ella Ekogha est également apprécié des journalistes, quand bien même ceux-ci nourrissent, par principe, une certaine défiance vis-à-vis du pouvoir.

« Jessye (Ella Ekogha) est une personnalité franche et directe. Avec lui, on obtient toujours la réponse à nos questions. Il n’y a pas de circonvolution. Il va droit au but […] Le niveau de langue de bois a considérablement baissé par rapport à ce qu’il était il y a quelques années. Et ça, nous les journalistes, on apprécie », explique le responsable d’un site d’information en ligne gabonais, par ailleurs correspondant pour une média international. Un avis très largement répandu au sein de la profession.

(COVID-19) Le Gabon reçoit son premier lot de doses du vaccin chinois Sinopharm

Un premier lot de doses du vaccin chinois Sinopharm contre le nouveau coronavirus, donné par le gouvernement chinois, est arrivé vendredi à Libreville, la capitale gabonaise, au jour du premier anniversaire du début de la pandémie dans ce pays d’Afrique centrale.

La Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, accompagnée par deux ministres et l’ambassadeur de Chine, Hu Changchun, était présente à l’aéroport pour accueillir cette cargaison. Elle a souligné que la Chine avait répondu rapidement à la demande de vaccins du gouvernement gabonais et qu’elle a été le premier pays à le faire, démontrant pleinement la fraternité entre les deux pays.

 

Le Gabon a confiance en la sécurité et l’efficacité des vaccins chinois, a indiqué Mme Ossouka Raponda, ajoutant qu’avec le soutien de la Chine, son pays surmontera sûrement l’épidémie et que le partenariat de coopération globale entre les deux pays allait connaître un avenir meilleur.

Le président Ali Bongo Ondimba a déclaré le même jour sur les réseaux sociaux que la campagne nationale de vaccination était sur le point de débuter et que  »les personnels soignants, les forces de sécurité, les personnes à risque et les personnes âgées seront les premières à en bénéficier ».

M. Hu a déclaré que cette aide démontre la profonde amitié traditionnelle et la grande confiance politique entre les deux pays. La Chine met activement en œuvre la promesse de faire de ses vaccins un bien public mondial accessible et abordable pour les pays en développement et elle prend des mesures concrètes pour bâtir une communauté de destin sino-africaine et une communauté mondiale de santé plus étroite.

Le Gabon a signalé son premier cas d’infection le 12 mars 2020. En date de vendredi, il a enregistré un total de 16.313 cas confirmés avec 93 morts dues au COVID-19.