SANI YALO « Nos soldats accomplissent leur mission avec courage, professionnalisme et patriotisme, souvent dans des conditions extrêmement difficiles.

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Heure dAfrique : Sani YALO bonjour, merci de nous recevoir chez pour cet entretien à bâtons rompus. Alors il faut rappeler à nos lecteurs que vous êtes un opérateur économique très puissant en RCA. Ministre Conseiller du Chef de l’État, militant de la première heure du Mouvement Cœurs Unis MCU, parti au pouvoir, mais aussi un dignitaire musulman.  

Selon vous, quel est le titre qui vous sied le mieux ?

Sany YALO : Bonjour à vous et merci pour l’opportunité que vos m’offrez. Pour répondre à votre première question, je préfère avant tout être considéré comme un fils de la République centrafricaine. Certes, je suis opérateur économique, engagé dans plusieurs secteurs d’activité, et je suis également très attaché à ma foi. Mais le titre qui me touche le plus est celui de patriote. Toutes mes actions sont guidées par un seul objectif : contribuer au développement de notre pays, créer des emplois et participer, à mon niveau, au renforcement de la paix et de la cohésion nationale.

Le 30 juin dernier, au petit martin une attaque  terroriste a été perpétrée dans la partie Nord de la République centrafricaine. Précisément dans la ville d’Am Dafock située dans la préfecture de Vakaga. Comment avez-vous appris la nouvelle ? Et qu’elle a été votre réaction ?

J’ai appris cette triste nouvelle très tôt dans la matinée. Comme tous les Centrafricains, j’ai été profondément choqué et attristé. Mes premières pensées sont allées aux militaires tombés au champ d’honneur, à leurs familles ainsi qu’aux populations affectées. Je condamne avec la plus grande fermeté cette attaque criminelle. Aucun acte terroriste ne peut remettre en cause la volonté du peuple centrafricain de vivre en paix. Nous devons rester unis derrière nos institutions et soutenir nos forces de défense et de sécurité.

Quel regard portez-vous sur les FACA au lendemain de la  reprise en main de cette localité ?

J’ai beaucoup de respect pour les Forces armées centrafricaines. Elles ont énormément évolué ces dernières années. Nos soldats accomplissent leur mission avec courage, professionnalisme et patriotisme, souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Ils méritent le soutien de toute la nation. Les FACA incarnent aujourd’hui la souveraineté de l’État et constituent un pilier essentiel de la stabilité de notre pays.

Les FACA sont-elles prêtes à assurer seules la sécurité du pays ?           

Je pense que les progrès réalisés sont considérables. Toutefois, la sécurisation d’un territoire aussi vaste nécessite un renforcement permanent des capacités humaines, logistiques, financières et technologiques. Je suis convaincu qu’avec l’engagement du gouvernement, le soutien des partenaires internationaux et la détermination de nos soldats, les FACA continueront à monter en puissance jusqu’à assurer pleinement cette mission.

Parlons maintenant de vos activités. Pouvez-vous nous présenter votre empire économique ?

Je préfère parler d’un groupe d’entreprises plutôt que d’un empire. Nous investissons dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les travaux publics, l’immobilier, les services, le commerce, les transports et d’autres activités créatrices de valeur. Notre ambition est de contribuer à la diversification de l’économie nationale, de créer des emplois durables et d’encourager les investissements en République centrafricaine.

Vous nourrissez une grande ambition. Celle de construire un  d’hôtel cinq étoiles dans la ville de Bangui. Parlez-nous un peu de ce gigantesque projet ?

Ce projet est un investissement important destiné à renforcer les capacités d’accueil de notre pays. La République centrafricaine mérite de disposer d’infrastructures hôtelières répondant aux standards internationaux afin d’attirer davantage d’investisseurs, de touristes et de partenaires. Le financement provient essentiellement d’investissements privés et de partenaires qui croient au potentiel économique de notre pays. C’est un projet qui générera de nombreux emplois directs et indirects.

Que faites-vous pour la jeunesse ?

La jeunesse représente notre plus grande richesse. Depuis plusieurs années, nous accompagnons de nombreux jeunes à travers des formations, des recrutements, des soutiens à l’entrepreneuriat et diverses initiatives sociales. Je souhaite aller encore plus loin en développant des mécanismes de financement des jeunes entrepreneurs, des centres de formation professionnelle et des projets générateurs d’emplois. Notre jeunesse ne demande pas l’assistanat ; elle demande des opportunités.

 Quels seront les défis du nouveau septennat ?

Les principaux défis seront la consolidation de la paix, le renforcement de la sécurité, la création d’emplois, le développement des infrastructures, l’amélioration des services sociaux de base, l’industrialisation de notre économie et la lutte contre la pauvreté. Je reste convaincu que sous le leadership du Président de la République, avec l’engagement de tous les Centrafricains, nous pouvons bâtir une nation plus prospère et plus forte.

Vous êtes souvent attaqué sur les réseaux sociaux et devant la justice. Que répondez-vous ?

Toute personne exposée dans la vie publique est naturellement confrontée aux critiques. Certaines sont constructives et permettent de s’améliorer, d’autres relèvent malheureusement de la désinformation ou de considérations personnelles.

Je fais confiance à la justice de mon pays. Ma conscience est tranquille et je continue de travailler dans le respect des lois de la République. Mon énergie est consacrée au développement de notre pays plutôt qu’aux polémiques.

 Votre message à la jeunesse et au peuple centrafricain

Je voudrais dire à tous les Centrafricains de garder espoir. Notre pays possède d’immenses richesses et un potentiel extraordinaire. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous décourager.

À la jeunesse, je demande de croire en elle-même, de privilégier le travail, la formation, la discipline et l’entrepreneuriat. Le succès est toujours le fruit de la persévérance.

 

Enfin, j’appelle tous nos compatriotes à préserver l’unité nationale, à rejeter les discours de haine et à travailler ensemble pour bâtir une République centrafricaine paisible, prospère et respectée sur la scène internationale.

 

Je vous remercie.

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