mardi, mars 10, 2026
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La Tanzanie en deuil après le décès du président John Magufuli

 

La Tanzanie portait le deuil jeudi du président John Magufuli, qui a dirigé ce pays d’Afrique de l’Est durant plus de cinq années marquées par de grands projets, mais aussi par une dérive autoritaire.

Jeudi matin, les drapeaux étaient en berne dans la capitale économique Dar es Salaam, au premier des 14 jours de deuil national décrétés par la vice-présidente Samia Suluhu Hassan, qui a annoncé le décès du chef de l’Etat mercredi soir.

Selon la constitution, Mme Hassan doit prendre sa succession jusqu’à la fin de son mandat, en 2025, et devenir ainsi la première femme présidente de la Tanzanie.

Aucune date n’était encore fixée jeudi pour sa prestation de serment. Le parti au pouvoir, le CCM (Chama cha Mapinduzi), a annoncé une réunion extraordinaire de son comité central samedi.

A la tête du pays depuis 2015, John Magufuli, 61 ans, est officiellement mort mercredi de problèmes cardiaques, a déclaré la vice-présidente.

Cette annonce a mis fin à près de trois semaines de spéculations sur son état de santé.

– « Justice immanente » –

Le chef d’Etat n’était plus apparu en public depuis le 27 février. Son absence avait alimenté les rumeurs, qui le disaient notamment atteint du Covid-19, une maladie qu’il n’avait cessé de minimiser.

Les autorités avaient démenti toute dégradation de son état de santé.

« Magufuli est mort du corona », le surnom donné au virus en Afrique de l’Est, a affirmé un des principaux opposants, Tundu Lissu, dans une interview diffusée jeudi matin sur la chaîne télévisée kényane KTN.

« C’est une justice immanente. Le président Magufuli a défié le monde dans la lutte contre le corona (…). Il a défié la science », a estimé l’opposant, en assurant que le chef d’Etat est mort « depuis mercredi de la semaine dernière ».

Il est le deuxième dirigeant d’Afrique de l’Est à mourir dans des circonstances controversées après le président burundais Pierre Nkurunziza, également sceptique sur le Covid-19 et décédé des suites d’une « insuffisance cardiaque » en juin dernier après que sa femme a été transportée au Kenya pour y être soignée du coronavirus.

Plusieurs pays de la région (Kenya, Ethiopie, Rwanda, Burundi, Ouganda), l’Union africaine ainsi que le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont présenté leurs condoléances.

– « Bulldozer » autoritaire –

La Tanzanie, pays de 58 millions d’habitants connu pour ses parcs naturels, l’île de Zanzibar et le Kilimanjaro, est considérée comme un havre de stabilité dans une région particulièrement volatile.

Surnommé le « bulldozer », John Magufuli, était arrivé au pouvoir en promettant de lutter contre la corruption endémique dans le pays.

Il a mené de grands projets d’infrastructures, d’électrification des campagnes, renégocié favorablement des contrats miniers et étendu l’éducation gratuite.

« Les pauvres avaient commencé à faire des progrès, les affaires étaient florissantes. Si vous aviez un problème, le président vous écoutait », confiait jeudi matin, en pleurs, Kondo Nyumba, vendeur de journaux à Dar es Salaam.

Mais ses années au pouvoir ont aussi été marquées par un virage autoritaire, dénoncé par de nombreuses organisations des droits humains, avec des attaques répétées contre l’opposition et un recul des libertés fondamentales.

C’est pourquoi un commerçant de Dar es Salaam, qui se présente sous le nom de William, n’aura « aucun regret ». « Je ne le pleure pas, je pleure les gens qui sont morts sous son régime », lâche-t-il.

Sa réélection en octobre avec 84,39% des voix avait été dénoncée par l’opposition comme une « imposture totale ».

– Rivalités internes –

« On se souviendra bien plus de lui pour ce qu’il a détruit (…) que pour tout ce qu’il a commencé à construire », a estimé Thabit Jacob, chercheur tanzanien à l’Université de Roskilde (Danemark), dans une réponse écrite à l’AFP.

Depuis un an, il avait constamment minimisé l’impact du coronavirus.

Ce fervent catholique avait affirmé que son pays s’en était « libéré » grâce aux prières. Pour railler la fiabilité des tests, il avait affirmé mi-2020 qu’une papaye, une caille ou encore une chèvre avaient été testées positives au Covid-19 et qualifié, en janvier, les vaccins de « dangereux ».

 

Une posture devenue difficile à tenir ces dernières semaines alors que le pays fait face à une vague de décès imputés à des « pneumonies », touchant jusqu’à de hautes personnalités.

Selon la constitution tanzanienne, Samia Suluhu Hassan doit lui succéder « pour la période restant du mandat de cinq ans ».

Elle devra proposer un vice-président, après « consultation du parti auquel (elle) appartient », dont la nomination doit ensuite être validée par l’assemblée nationale.

Selon Thabit Jacob, elle gouvernera « avec une base beaucoup plus faible, qui sera contrôlée par le clan Magufuli et les renseignements ». « Elle aura du mal à construire sa propre base et des rivalités entre factions vont émerger », prédit-il.

 

Rose Christiane Ossouka Raponda représente le président gabonais Ali Bongo Ondimba aux obsèques du premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko

Très populaire, le premier ministre ivoirien a succombé à un cancer fulgurant le 10 mars en Allemagne. Le pays, qui perd son deuxième chef de gouvernement en huit mois, observe un deuil national de huit jours. Hamed Bakayoko sera inhumé à Seguéla dans le nord-ouest vendredi.

Cette journée d’hommage à Hamed Bakayoko, qui s’est étirée jusque dans la soirée,  a débuté par un recueillement officiel et très solennel à la présidence au Plateau, un quartier d’Abidjan.

L’ensemble des ministres et les représentants d’institutions étaient présents, ainsi que de nombreuses personnalités étrangères : des chefs d’États comme le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Togolais Faure Gnassingbé ou le Ghanéen Nana Akufo Addo, et des premiers ministres à l’instar de la Gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda.

« Ce mercredi à Abidjan, j’ai représenté le président de la République, Ali Bongo Ondimba, lors de la cérémonie d’hommage de la nation à feu Hamed Bakayoko […] J’ai salué, à cette occasion, la mémoire d’un grand homme d’État, pleinement engagé dans le développement de son pays », a indiqué sur son compte Twitter, sur lequel elle est très active, la cheffe du gouvernement gabonais.

 

En marge de cette cérémonie d’hommage, celle-ci s’est entretenue avec le chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara (notre photo) à qui elle a remis un message personnel du président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Pour rappel, le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko est décédé le 10 mars 2021 en Allemagne des suites d’un cancer. Lors de la cérémonie d’hommage de ce mercredi 17 mars, il a été élevé à la dignité de Grand-croix de l’ordre national à titre posthume.

Pour Rose Christiane Ossouka Raponda, il s’agit du deuxième déplacement à l’international en moins d’une semaine. Le 12 mars dernier, elle s’était rendue à Bata, capitale économique de la Guinée équatoriale, frappée quelques jours plus tôt par l’explosion d’un dépôt d’armes et de munitions dans une caserne militaire qui a fait plus de 100 morts et 600 blessés, selon un bilan encore provisoire. Le Gabon a fait, à cette occasion, un don de 500 millions de francs CFA à son voisin guinéo-équatorien.

Gabon : Le porte-parole du président Ali Bongo Ondimba faiy un nouveau Facebook live

Expert dans le maniement des réseaux sociaux, Jessye Ella Ekogha, qui a « reboosté » la communication présidentielle depuis sa nomination au Palais du Bord de mer. Il faut dire que c’est un exercice qu’il affectionne bien.

Vendredi 26 février dernier Jessye Ella Ekogha a répondu en direct sur Facebook aux questions des internautes. Beaucoup des questions des internautes concernaient la seconde vague de Covid-19 qui frappe le Gabon et sur les mesures barrières prises pour tenter de l’endiguer.

Pour ce trentenaire, rompu à l’usage des réseaux sociaux, l’exercice n’a rien d’effrayant. Ce qui détonne dans le paysage politique gabonais. Alors que nombre d’acteurs sont réticents à intervenir en direct sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’image du Gabon, M. Ella Ekogha ne rechigne jamais à s’y manifester.

Depuis sa nomination, début décembre 2019 au poste de porte-parole et directeur de la communication de la Présidence, il a multiplié, sous diverses formes, les interventions sur les différents réseaux sociaux.

De même, cet ancien responsable du géant mondial de la communication WWP est connu pour ses interactions directes, incisives et précises, sur le réseau social Twitter, où se concentrent les décideurs. Il n’hésite pas à y interpeller, toujours très poliment, tel internaute ou à y indexer telle fake news, les fameux Kongosas, qui pullulent sur les réseaux sociaux comme sur certains « médias » en ligne d’ailleurs au Gabon.

« C’est très malin. Cela permet de s’adresser à un public jeune qui ne regarde par Gabon 1ère ou ne lit pas L’Union », commente un directeur d’une agence de communication internationale basée à Libreville.

Tenant à bout de bras de sa haute stature la communication présidentielle, Jessye Ella Ekogha est également apprécié des journalistes, quand bien même ceux-ci nourrissent, par principe, une certaine défiance vis-à-vis du pouvoir.

« Jessye (Ella Ekogha) est une personnalité franche et directe. Avec lui, on obtient toujours la réponse à nos questions. Il n’y a pas de circonvolution. Il va droit au but […] Le niveau de langue de bois a considérablement baissé par rapport à ce qu’il était il y a quelques années. Et ça, nous les journalistes, on apprécie », explique le responsable d’un site d’information en ligne gabonais, par ailleurs correspondant pour une média international. Un avis très largement répandu au sein de la profession.

(COVID-19) Le Gabon reçoit son premier lot de doses du vaccin chinois Sinopharm

Un premier lot de doses du vaccin chinois Sinopharm contre le nouveau coronavirus, donné par le gouvernement chinois, est arrivé vendredi à Libreville, la capitale gabonaise, au jour du premier anniversaire du début de la pandémie dans ce pays d’Afrique centrale.

La Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, accompagnée par deux ministres et l’ambassadeur de Chine, Hu Changchun, était présente à l’aéroport pour accueillir cette cargaison. Elle a souligné que la Chine avait répondu rapidement à la demande de vaccins du gouvernement gabonais et qu’elle a été le premier pays à le faire, démontrant pleinement la fraternité entre les deux pays.

 

Le Gabon a confiance en la sécurité et l’efficacité des vaccins chinois, a indiqué Mme Ossouka Raponda, ajoutant qu’avec le soutien de la Chine, son pays surmontera sûrement l’épidémie et que le partenariat de coopération globale entre les deux pays allait connaître un avenir meilleur.

Le président Ali Bongo Ondimba a déclaré le même jour sur les réseaux sociaux que la campagne nationale de vaccination était sur le point de débuter et que  »les personnels soignants, les forces de sécurité, les personnes à risque et les personnes âgées seront les premières à en bénéficier ».

M. Hu a déclaré que cette aide démontre la profonde amitié traditionnelle et la grande confiance politique entre les deux pays. La Chine met activement en œuvre la promesse de faire de ses vaccins un bien public mondial accessible et abordable pour les pays en développement et elle prend des mesures concrètes pour bâtir une communauté de destin sino-africaine et une communauté mondiale de santé plus étroite.

Le Gabon a signalé son premier cas d’infection le 12 mars 2020. En date de vendredi, il a enregistré un total de 16.313 cas confirmés avec 93 morts dues au COVID-19.

Football: Denise Nyakeru invite les jeunes âgés de 15 à 20 ans à s’inscrire au programme «Excellentia Jeune Talents» pour leurs « promotions »

Par Siméon Isako

Pour une première en RDC, du 15 au 26 mars 2021 il sera lancé un camp d’entraînement du Real Madrid Club dénommé, «Fundacion Real Madrid Clinique ».

Cette réalité a été possibilisée grâce à la collaboration entre la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et Grow Africa à travers le programme « Excellentia Jeune Talents ».


Dans un spot publicitaire qui explique l’importance de ce programme, la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi encourage les jeunes garçons et filles à tenter leur chance.
Ce projet Camp Real Madrid doit réunir 300 jeunes footballeurs dont 200 garçons et 100 filles âgés entre 15 à 20 ans à Kinshasa.

Du 15 au 26 mars, les retenus sur la page facebook « To Tombola Ndembo« , apprendront la philosophie et la méthodologie du football, sous la direction des entraîneurs venant du Real Madrid Academy.

À la fin, 5 meilleurs jeunes seront boursiers par la Fondation de la première dame de la RDC pour parfaire leur connaissance en Europe.

« L’éducation fait l’homme instruit, la nature fait l’homme de talent et ce quelque soit le domaine, les sports , l’art , la littérature et j’en passe . Autant on s’accorderait que le talent seul ne suffirait pas pour figurer parmi les meilleurs, encore faut-il un entraînement pour passer du potentiel d’hier à la réalité d’aujourd’hui« , a fait comprendre Denise Nyakeru Tshisekedi.

La première dame qui annonce le lancement de la première phase du projet, évoque une possibilité offerte aux jeunes pour rendre parfaits leurs talents.

« Voilà pourquoi ma fondation choisit d’offrir à nos jeunes une sous branche programme excellentia dénommée excellentia jeune talent. Excellentia Jeune talent à l’ambition d’offrir à des jeunes congolais, désœuvrés et talentueux la possibilité de parfaire leur savoir faire au travers une formation de qualité et adaptée. Nous démarrons donc avec excellentia jeune talent football ce volet qui concerne les talents dans le football, sports roi, lez meilleurs pourront bénéficier d’une bourse pour être formés au métier des footballeurs professionnels par prestigieux clubs. En collaboration avec Grow Africa nous lançons la première phase de notre projet à Kinshasa , capitale de la RDC« , a-t-elle ajouté.

« Jeunes filles et jeunes garçons , vous avez entre 15 et 20, vous avez une passion pour le football, inscrivez vous maintenant et rendez votre talent utile à vous même , à votre famille et votre communauté. Que le meilleur gagne« , a lancé Denise Nyakeru Tshisekedi.

Félix Tshisekedi exclut l’idée d’une rupture de la coalition avec le mouvement de Joseph Kabila

Le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, a écarté catégoriquement jeudi l’idée d’une rupture entre son mouvement politique, le Cap pour le changement (CACH) et la formation de son prédécesseur Joseph Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC).

« Nous n’allons pas vers une rupture de la coalition, ça c’est certain », a déclaré le chef de l’État depuis Brazzaville, la capitale du Congo voisin, où il rendait visite à son homologue Denis Sassou Nguesso. « Nous allons finir par trouver une solution… C’est tout à fait inhérent à une jeune démocratie », a-t-il insisté.

Ainsi le président de la RDC n’a pas voulu entretenir le flou sur l’avenir de la coalition entre le CACH et le FCC.

  1. Tshisekedi a par ailleurs plaidé pour un rassemblement autour des intérêts généraux du pays.

« C’est une expérience inédite dans la jeune histoire de notre pays. C’est la première alternance pacifique que nous avons; ensuite c’est une coalition qui nous est imposée par la volonté de la population », a-t-il indiqué, déplorant de n’avoir pas obtenu la majorité au parlement comme il l’espérait lors des dernières élections, en 2019.

Félix Tshisekedi lance les travaux de réhabilitation et modernisation des voiries urbaines

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a lancé le mercredi 17 mars, les travaux de modernisation et de réhabilitation des voiries urbaines  à travers deux projets, rapporte la Cellule de communication de la Présidence de la RDC.

Le Premier projet pilote dénommé «  Tshilejelu » lancé sur l’avenue Terre jaune dans la périphérie Est de la capitale  dans la commune de N’sele consiste en  la réhabilitation et la modernisation d’un réseau de 40 km  de voirie dans la ville de Kinshasa, en raison de 10 km pour chacun des 4 districts urbains.

« L’objectif poursuivi à travers ce projet est de désengorger les grandes artères en proie à des embouteillages interminables », indique la dépêche.

Résultat d’un partenariat public-privé, le projet Tshilejelu concerne aussi, dans sa première phase l’espace Grand Kasaï avec  la réhabilitation d’un réseau de 102 km de voiries réparties dans les villes de Mbuji-Mayi, Kananga, Kabinda, Mwene ditu, Lusambo et Tshikapa.

« Un montage financier de 138 millions de dollars américains  a été réalisé avec le concours de la Banque UBA pour couvrir le coût des travaux d’asphaltage et d’éclairage public », détaille la cellule de communication.

Le deuxième projet «  Modern Construction » lancé à la 7 ème rue Limete  et exécuté par l’OVD consiste vise  la réhabilitation d’un réseau de 13 km dans la ville de Kinshasa.

Dans un premier temps, la 7 ème rue, 12 ème ,13 ème et 15 ème rue Limete seront totalement réhabilitées  et éclairées.  D’autres artères  des communes de Lemba et Ngaliema seront  également rénovées dans le cadre de ce même projet.

 

Nicolas Sarkozy condamné : surveillé à domicile, bracelet électronique… Les détails de la peine

Pour la première fois, un ancien président de la République a été condamné à de la prison ferme : Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire des écoutes. Néanmoins, l’appel est suspensif et la peine n’est donc pas effective.

Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes » par le tribunal correctionnel de Paris ce lundi 1er mars. L’ancien président a été condamné pour cela à trois ans de prison, dont un ferme, une première pour un ex-chef de l’Etat, dont les deux coprévenus, Thierry Herzog et Gilbert Azibert, ont écopé des mêmes peines. Nicolas Sarkozy, qui va faire appel de cette condamnation, est ressorti libre de la salle d’audience et n’ira pas en prison.

Comme le permet le code de procédure pénal, le tribunal a estimé que l’ancien président pouvait bénéficier d’aménagement de peine et purger ses années de prison libre, mais sous conditions. Le fait qu’il puisse être placé sous surveillance à domicile via un bracelet électronique a été évoqué par le tribunal. L’appel est suspensif et la peine n’est donc pas effective.

Le soutien de Darmanin à Sarkozy

Nicolas Sarkozy est donc reconnu coupable, depuis ce lundi, d’avoir tenté de corrompre Gilbert Azibert dans le but d’obtenir un non-lieu dans une autre procédure judiciaire, celle qui le liait à l’époque à Liliane Bettencourt. Selon le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien président a donc bien tenté, au milieu des années 2010, d’obtenir de la part du magistrat des informations confidentielles le concernant et de faire obstruction à l’enquête – une annulation de la saisie de ses agendas présidentiels a notamment été évoquée. Dans le deal, un appui pour une promotion prestigieuse du magistrat aurait été promise par l’ancien président. Tout cela a fait suite au travail des enquêteurs, qui ont mis au jour des conversations téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat de l’époque, Thierry Herzog, sur la fameuse ligne officieuse d’un téléphone portable prépayé au nom de « Paul Bismuth ».

Gérald Darmanin a fait part de son soutien à Nicolas Sarkozy, lors d’un déplacement à Alès (Gard), ce lundi 1er mars. « Chacun sait l’affection et le respect que j’ai pour Nicolas Sarkozy qui a été un grand président de la République et qui, en ces moments difficiles, a mon soutien amical. Je n’oublie pas tout ce qu’il a apporté à notre pays », a-t-il déclaré. Le ministre de l’Intérieur a été son porte-parole lors de la campagne présidentielle de 2014. 

Nicolas Sarkozy condamné à de la prison ferme

Nicolas Sarkozy est devenu le premier ancien chef de l’Etat condamné à de la prison ferme. Jacques Chirac, en 2011, avait été condamné dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, mais à de la prison avec sursis seulement. Celui qui a dirigé la France entre 2007 et 2012 a été reconnu coupable de faits – corruption et trafic d’influence – « d’une particulière gravité » pour le tribunal. Malgré tout, Nicolas Sarkozy ne sera pas incarcéré, puisque les peines inférieures à deux ans ferme peuvent être, selon la loi, être effectuées libres sous conditions. La présidente du tribunal a évoqué la possibilité pour l’ancien président de réaliser cette année ferme par une assignation à résidence. Cette condamnation, inédite donc, a fait réagir chez Les Républicains, famille politique de Nicolas Sarkozy. « Le dossier d’accusation me semblait particulièrement faible. (…) Et on connaît par ailleurs toutes les polémiques qui ont émaillé le PNF. (…) Je trouve le jugement final quasiment excessif », s’est par exemple indigné le député Julien Aubert. 

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En savoir plus

Qu’est ce que l’affaire « des écoutes » ?

Fin 2013, des juges décident de mettre sur écoute l’ancien président de la République dans le cadre d’une enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Deux téléphones portables sont alors sous le feu des projecteurs, mais la magistrature comprend rapidement que Nicolas Sarkozy utilise une autre ligne pour communiquer avec son avocat, Thierry Herzog. Selon les écoutes, les deux hommes attendent fébrilement une décision attendue à la Cour de cassation, concernant les agendas de l’ancien président de la République saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Malgré un non lieu prononcé, Nicolas Sarkozy décide de maintenir son pourvoi car il ne souhaite pas voir les informations contenues dans ces agendas présidentiels réapparaître. D’après les écoutes, l’ancien président et son avocat auraient des informations sur la procédure de cassation en cours de la part d’un certain Gilbert Azibert. Les écoutes mettent également en avant un « service » que pourrait rendre Nicolas Sarkozy en plaçant l’avocat au Conseil d’Etat à Monaco. Dans son réquisitoire publié en octobre 2017, le Parquet national financier estime donc qu’il « existe des charges suffisantes à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog pour les chefs d’accusation de « corruption » et de « trafic d’influence ». 

EN SAVOIR PLUS

Biographie courte de Nicolas Sarkozy – Avocat de formation, Nicolas Sarkozy a été élu le 6 mai 2007 le sixième Président de la Ve République française avec 53% des suffrages exprimés. Cette élection à la mandature suprême vient couronner, à 53 ans, une carrière politique de plus de trente ans.

Un jeune homme passionné par la politique

Nicolas Sarkozy, de son nom complet Sarközy de Nagy-Bócsa, naît le 28 janvier 1955 à Paris. Issu de la petite noblesse hongroise, son père a fui l’occupation russe en 1944 pour s’installer en France. Il se marie à une Parisienne étudiante en droit. Entouré de deux frères, le jeune Nicolas commence sa scolarité avec quelques difficultés et redouble sa sixième. Pourtant, marchant dans les pas de sa mère, il suit avec succès ses études de droits à Paris X. S’il échoue à l’IEP de Paris en raison de difficultés en anglais, il obtient son DEA en 1981 puis devient avocat au barreau de Paris.

Parallèlement, il dispose déjà d’un impressionnant CV en politique. Entré à l’UDR en 1974, à seulement 19 ans, puis adhérant au RPR dès sa création en 1976, il obtient un poste de conseiller municipal à Neuilly dès 1977. En 1980, sa carrière prend même une envergure nationale puisqu’il est le président du comité de soutien des jeunes à Jacques Chirac.

Premiers succès, et premiers revers…

Nicolas Sarkozy fait ses armes auprès de Charles Pasqua, qui est d’ailleurs témoin lors de son premier mariage en 1982. En 1983, à l’âge de 28 ans, Nicolas Sarkozy se présente à l’élection municipale de Neuilly-sur-Seine. Il est élu et conservera cette charge jusqu’en 2002. Dès lors, il cherche à se faire un nom sur la scène nationale.

Député des Hauts-de-Seine à partir de 1988, chargé de la jeunesse au RPR, il accède véritablement aux fonctions nationales lorsqu’il est nommé ministre du Budget en 1993 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Cette même année, il se fait remarquer pour son intervention lors de la prise d’otage dans la maternelle de Neuilly en négociant lui-même avec le forcené. Ministre à 38 ans, déjà médiatique, Nicolas Sarkozy semble alors promis à une belle carrière politique. Un poste majeur pourrait d’ailleurs l’attendre après les Présidentielles de 1995…

Pour cette élection, Nicolas Sarkozy fait le choix de s’éloigner de Jacques Chirac pour soutenir Edouard Balladur, alors favori dans les sondages. Le succès annoncé se transforme en élimination dès le premier tour. Considéré comme un traître par une partie du RPR, il n’obtient aucun poste au gouvernement. Redevenu porte-parole puis secrétaire général du RPR, il mène la campagne pour les législatives européennes de 1999 à la tête de la liste RPR-DL. Mais il subit alors une dure défaite, en arrivant troisième derrière le PS et le RPF de Pasqua. Il quitte alors la scène nationale.

Du ministère de l’Intérieur aux Présidentielles de 2007

Nicolas Sarkozy rebondit après la réélection de Jacques Chirac en 2002. Nommé ministre de l’Intérieur, il occupe très rapidement le devant de la scène, l’insécurité ayant été le thème principal – et polémique – de la campagne. Il prône alors une politique de tolérance zéro et gagne en popularité.

Toutefois, cette présence sur les terrains politiques et médiatiques ne se fait pas sans heurts. Après être passé du ministère de l’Intérieur au ministère des Finances, il engage un bras de fer avec Jacques Chirac concernant le cumul des fonctions de ministre et de président de l’UMP. Nicolas Sarkozy s’incline. Mais après l’échec du référendum sur la constitution européenne, il est à nouveau appelé à l’Intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

De retour dans ce qui semble être son poste fétiche, Nicolas Sarkozy multiplie les sorties médiatiques parfois contestées, comme lorsqu’il prononce le terme « Kärcher » à la Cité des 4000 ou encore celui de « racaille » lors des émeutes de novembre 2005. Malgré les critiques de l’opposition et parfois au sein de son camp, son franc-parler et son engagement entretiennent sa popularité.

Président de la République française

Subissant des attaques dans l’affaire Clearstream au cours de l’année 2006, il ne se déstabilise pas et reste le favori de la droite pour les élections présidentielles. Le 14 janvier 2007, seul en lice pour représenter l’UMP, il est désigné par les militants avec un score de 98.1%. Il quitte ses fonctions gouvernementales le 26 mars pour se consacrer entièrement à la campagne. Il parvient alors à contenir les votes de Jean-Marie Le Pen et de François Bayrou et, au soir du premier tour, il sort en tête devant Ségolène Royale avec 31,18% des suffrages exprimés.

Durant l’entre-deux-tours, tout en prônant une certaine ouverture vers le centre, il confirme son positionnement à droite. Cette stratégie lui réussit puisqu’il conserve puis accroît son écart avec son adversaire Ségolène Royal. Le 6 mai, il est élu Président de la République avec 53% des suffrages.

Durant tout son quinquennat, Nicolas Sarkozy placera sa confiance en François Fillon, Premier ministre de 2007 à 2012. Les années « Sarko » sont marquées par la crise mondiale et le style « bling bling » du président le dessert dans les sondages. Les réformes se succèdent et la grogne augmente.

L’après présidence

En 2012, après la crise et plusieurs réformes contestées, Nicolas Sarkozy est candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle de 2012. Il perd face à François Hollande (PS) avec un score de 48,37% des voix. Après cette défaite, il décide de s’éloigner de la vie publique et politique. Il revient sur le devant de la scène fin 2014 en retrouvant son poste de Président de l’UMP, puis de Président des Républicains. Il prépare ainsi sa candidature pour les élections présidentielles de 2017.

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Fin 2016, il est éliminé dès le premier tour des primaires de la droite et du centre par son ancien Premier ministre, François Fillon et par Alain Juppé. Sa réaction est immédiate. Il décide une fois de plus de s’éloigner de la vie politique

Lutte contre le tribalisme : pourquoi il faut réviser la Constitution

Peut-on vraiment lutter contre le tribalisme sans modifier la Constitution ? Une réflexion profonde est nécessaire. Car la loi fondamentale du Cameroun semble détenir une des racines du fléau. Il s’agit du concept d’autochtone. En effet, son usage n’est pas neutre dans la recrudescence du repli identitaire ambiant.

La révision constitutionnelle pourrait alors s’avérer 3» nécessaire pour extirper ce concept de la constitution et le remplacer par celui de résident qui nous parait plus approprié pour renforcer durablement la référence à la République. Avant de le démontrer, il convient au préalable de mettre en exergue les dérives de l’usage de l’autochtonie.

Les dérives de l’usage de l’autochtonie

Le dictionnaire Larousse définit un autochtone comme un individu originaire et habitant le pays où ses ancêtres y ont également vécu. En contextualisant, on en déduit que l’autochtone d’une région, d’un département, d’un arrondissement ou d’un village est à la fois originaire et résident dans cette localité. Deux critères confèrent donc la qualité d’autochtone : l’origine et la résidence. L’emprunt de cette notion par la constitution du Cameroun vise à reconnaître des droits privilégiés à cette catégorie de. citoyens avec l’idée que chaque Camerounais est autochtone d’une localité. À cette notion, lÿ constitution ajoute le concept de minorité.

Les enjeux de la visite du pape François au Maroc, 34 ans après celle de Jean-Paul II

Pressentie depuis la nomination d’une ambassadrice marocaine au Vatican, la visite du souverain pontife, les 30 et 31 mars prochains, a été confirmée mardi par le Saint-Siège. Jeune Afrique passe en revue les grands enjeux de ce déplacement.

« La visite commencera samedi 30 mars vers 12h à Rabat, où se déroulera l’importante rencontre entre le Saint-Père et le Commandeur des croyants. Elle sera peut-être suivie d’un passage à l’Institut Mohammed VI de formations des imams, avant de se poursuivre le dimanche à Casablanca, où se tiendra probablement une rencontre interreligieuse à imaginer et à construire, comme une grand-messe avec toute la communauté chrétienne au Maroc », confie à Jeune Afrique le père Daniel Nourissat, membre de l’Église catholique du Maroc.

« Beaucoup vont certainement se mobiliser pour faire de cette visite une vraie « visitation », comme on dit dans l’Évangile. C’est-à-dire une rencontre qui nous change et nous relance dans la volonté de travailler à un monde plus fraternel, avec tous les thèmes si chers au pape François « , poursuit l’homme de foi.